Kestrel's Eye
First Run Features

Réalisateur: Mikael Kristersson
Année: 1998
Classification: NR
Durée: 86 minutes
Ratio: 1.66:1
Anamorphique: Non
Langue: Son ambiant (DD20)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 11
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Eric Simard
26 février 2004

Il faut parfois faire attention aux attentes que l'on a face à un film avant de le visionner, cela peut parfois contribuer à accroître notre déception quand nous ne recevons pas la marchandise à laquelle on s'attendait. Ayant récemment visionné le très bon documentaire Le peuple migrateur nominé pour un Oscar, je m'attendais à ce que "Kestrel's Eye", un film au sujet des faucons européens, soit à la fois instructif et divertissant.

Le problème est que j'ai été un peu déboussolé du type de documentaire qui a été ici réalisé. Il s'agit d'un métrage sans aucun commentaire, sans musique et qui consiste à suivre pendant quelques mois un couple de faucons européens nicher dans une vieille église suédoise, y faire leur nid, chasser, s'accoupler, pondre leurs œufs, élever leurs petits pour finalement quitter à l'automne, tout cela avec de longs plans de caméras du point de vue des oiseaux qui nous montre le quotidien de la vie humaine autour de l'église: entretien du cimetière, mariage, funérailles, personnes qui promènent leur chien ou font du jogging... C'est tout! Aucune explication sur le mode de vie de ces oiseaux, aucune explication sur le fait que durant le documentaire un des bébés faucon meure sans que l'on ne sache pourquoi et une fin très abrupte où les jeunes faucons n'ont pas encore tout à fait quitter le nid et que l'on ne sait pas comment ils apprendront à se débrouiller pour survivre. La vision du réalisateur m'a vraiment surpris, mais malheureusement de façon négative en me laissant beaucoup sur ma faim.

Ceci sans parler de la qualité visuelle qui est franchement de piètre qualité: on note une mauvaise numérisation qui résulte en de la pixelisation des arrière-plans, des taches, des points blancs, et même une longue égratignure réparée avec du papier collant! De plus, les plans de caméras à l'intérieur de l'église qui filment le nid sont beaucoup trop sombres. La piste audio est sans particularité: les sons d'ambiance sont clairs et on vient à se tanner d'entendre les petits cris répétitifs des faucons. Les carillons de l'église nous réveillent par contre à l'occasion de notre torpeur qui peut nous surprendre durant le visionnement.

Les menus sont animés d'extraits du film avec bruits d'ambiance. Certaines transitions sont présentes. Les extras ne sont constitués que d'une très courte biographie écrite du réalisateur, une courte explication aussi écrite donnée par ce dernier sur les façons dont il s'est pris pour réaliser les différents plans de caméra pour filmer les rapaces et finalement quelques bandes-annonces d'autres produits de First Run Features.

Malheureusement, même les ornithologues endurcis auront de la difficulté, je crois, à apprécier la vision particulière illustrée dans ce documentaire.


Cotes

Film4
Menu5
Suppléments3
Vidéo4
Audio5