MGM: When the Lion Roars
Warner Home Video

Réalisateur: Frank Martin
Année: 1992
Classification: PG
Durée: 366 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (DVD-9)
Code barres (CUP): 883929036325

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
18 janvier 2009

J'ai pris une habitude hebdomadaire d'aller avec mes deux filles à la bibliothèque municipale, question de leur faire aimer la lecture, de décrocher de l'ordinateur et des films pour quelques instants. Mes sections préférées parmi les livres sont les sciences et, bien sûr, le cinéma! J'y retrouve souvent des trésors tels que le livre de l'historien John Douglas Eames intitulé "La Fabuleuse Histoire De La Metro Goldwin Mayer - En 1714 Films" (datant de 1977 - malheureusement discontinué) qui nous présente de nombreux films, spécialement ceux que notre génération n'a jamais vus. Orné de très nombreuses photographies et d'intéressants textes, il m'a fait rêver de voir quelques-uns de ces métrages, de revoir des acteurs (et actrices) comme il ne s'en fait plus aujourd'hui.

Le nouvel ensemble DVD "MGM: When The Lion Roars" nous permet, sous la narration de l'excellent Patrick Stewart, d'expérimenter quelques extraits de ces films à travers un historique des plus intéressants. Les annales de cet empire hollywoodien incluent non seulement les artisans, mais aussi leurs patrons, le côté business du show-business. Et des problèmes, il y en a eu chez MGM, à commencer par les deux films qui ont été hérité de la fusion initiale, les réalisateurs têtus, les retards technologiques (MGM est le dernier studio à passer au son), les chicanes de ménage, les prises de pouvoir, et autres. On nous présente aussi les acteurs comme John Gilbert qui est tombé vraiment bas avec l'arrivée du son, Greta Garbo qui su se faire aimer de son audience alors que les dirigeants n'étaient pas convaincus, la talentueuse Marie Dressler qui n'a pas la beauté qui habituellement est associée à une star, la fabrication de vedettes comme Joan Crawford, la découverte d'étoile comme Clark Gable et la sex-symbol Jean Harlow pour ne nommer que ceux-là. On y parle de la création de l'économique série Tarzan dans la cour du studio, du premier film rempli de vedettes (Grand Hotel), le retour des frères Marx... et ce n'est qu'une brève description de ce que nous retrouvons dans le premier épisode sur les quatre qui sont contenus dans cet ensemble.

Plus la série de documentaire continue, plus on se rapproche de notre époque. On nous parle de la famille MGM, les départements techniques, les acteurs enfants, la main de fer de L.B. Mayer, les différents films, les décès, la peur de perdre leurs jeunes vedettes à la guerre, l'arrivée d'Elizabeth Taylor au studio, les musicals, le succès jusqu'en 1946... ou l'indestructible MGM prend une débarque. Les guerres de pouvoir, les mauvaises décisions, la chute du système des studios (les contrats)... tout allait mal, même l'arrivée d'Elvis Presley (et ses 14 ans de partenariat avec le studio) n'a pas aidé à régler les problèmes. Et bien sûr, les temps changent, les studios ne peuvent plus être propriétaires des salles de cinéma, les réalisateurs demandent plus de contrôle, les films deviennent ce que les propriétaires n'aiment pas, et j'en passe. Et nous voyons finalement MGM a besoin d'argent, vendant ses propriétés, détruisant son "back lot", se débarrassant de son histoire pour quelques malheureux dollars, les nouveaux patrons trouvent le studio insignifiant. Heureusement, Ted Turner acquiert leur catalogue complet de films en 1986, des films que nous pouvons maintenant apprécier à la maison. Tout cela et bien plus dans cet excellent documentaire.

La qualité visuelle des poses contemporaines avec Patrick Stewart dans son décor de carton blanc et très bien réalités, mais ce sont les extraits des vieux films qui donnent du fil à retordre lors de l'évaluation de cette qualité générale. Vu l'âge et la mauvaise conservation des films de cette époque, je dirais que plusieurs scènes s'en tirent très bien alors que d'autres sont tout à fait horribles. Certainement, il fallait s'y attendre d'un film bâti d'archives. À quelques extraits près, le son surprend par sa qualité, même dans les vieilles pièces.

Moi qui aime l'histoire en général, j'ai adoré cette revue des belles années du studio MGM qui est remplie d'interviews avec des acteurs que nous connaissons encore ou ne connaissons plus. J'ai la tête remplie de films que je veux désormais voir, spécialement ceux avant et pendant les années 40!


Cotes

Film10
Présentation5
Suppléments-
Vidéo6
Audio6