Seven Wonders Of The Industrial World
Warner Home Video / BBC Video

Réalisateurs: Edward Bazalgette, Paul Bryers, Mark Everest, Philip Smith, Christopher Spencer, Paul Wilmshurst
Année: 2003
Classification: G
Durée: 343 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-18)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
14 juin 2008

"Les sept merveilles du monde" est une liste des plus admirables œuvres architecturales et artistiques du monde antique que Grecs et Romains considéraient comme parfaites. Elles sont la statue de Zeus à Olympie, le Colosse de Rhodes, la pyramide de Khéops à Gizeh, le phare d'Alexandrie, le mausolée d'Halicarnasse, le temple d'Artémis à Éphèse et les jardins suspendus de Babylone. Cette liste date du troisième siècle avant Jésus Christ, en toute probabilité écrite par Callimaque de Cyrène entre 305 et 240 avant Jésus Christ.

La BBC offre à son tout un programme télévisé qui cite ce que sont les sept merveilles bâties durant la révolution industrielle, des constructions solides qui rappellent que la qualité des infrastructures d'aujourd'hui laissent à désirer. Tour à tour, on nous explique par des recréations historiques et des monologues de lettres le pourquoi et le comment de ces gigantesques entreprises: le navire SS Great Eastern, le pont de Brooklyn, le phare du Bell Rock, les égouts de Londres, le canal de Panama, le chemin de fer transcontinental américain et le barrage Hoover Dam.

Ces chantiers nous sont expliqués à la première personne par les ingénieurs responsables du projet et de leur entourage. Les recréations sont nous amènent loin des documentaires à la Ken Burns, mais fait bien passer les tragédies dont les employés, souvent malmenés dans des conditions peu sécuritaires, peu importe la date de ces ouvrages. Il est intéressant de voir la création d'idées qui ont fait bien du chemin depuis, comme pour l'épisode sur les égouts de Londres qui parle des premiers pas pour l'assurance de qualité. Le ciment devait être parfait et tenir le coup pour les générations à venir, c'est pourquoi que chaque nouveau lot devait être testé par un spécialiste. Les plus gros problèmes de la majorité des épisodes est la lenteur du gouvernement à se décider ou de tout simplement prendre la chose au sérieux (comme notre autoroute 30!).

Les épisodes sont tous excellents, mais je dois dire que celui sur le Hoover Dam était assez spécial pour justement parler des problèmes entre employeur et employés. Cela se passait durant la Grande Dépression et tout le monde voulait travailler, ce qui facilitait la mise à pied de ceux qui en demandaient plus (et leurs demandes étaient seulement à propos de la sécurité du chantier!). L'épisode du phare du Bell Rock m'a aussi intrigué puisque je ne connaissais pas du tout ce bâtiment en haute mer.

La qualité audiovisuelle de la série est suffisamment bonne pour me plaire. Avec un budget d'environ deux millions de dollars (un million de livres britanniques) pour la série entière, il est étonnant d'avoir pu en faire autant. Les costumes et les décors sont très bien faits, en plus d'avoir eu à utiliser l'ordinateur afin de générer les scènes à leur valeur d'époque. La construction du Hover Dam a certainement été difficile à monter. Évidemment avec un budget restreint, certains effets visuels par ordinateur se mélangent moins bien avec les séquences tournées. Cependant, la cinématographie de Mike Spragg est digne des meilleurs films, même qu'il a été récompensé d'un BAFTA Award en 2004 (la série date de 2003). La narration de Robert Lindsay et la musique composée par Steve Jablonsky se mélangent bien aux dialogues des différents acteurs dans une piste sonore stéréo amplement suffisante pour les besoins. Aucun supplément ne prend place dans cet ensemble.


Cotes

Film8
Présentation5
Suppléments-
Vidéo7
Audio7