Dodgeball: A True Underdog Story
Widescreen Edition
20th Century Fox

Réalisateur: Rawson Marshall Thurber
Année: 2004
Classification: 14A
Durée: 92 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD20), Espagnol (DD20)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 22
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon François Langevin
30 novembre 2004

Qui n'a pas pratiqué le ballon-chasseur pendant ses années scolaires surtout au niveau élémentaire. Véritable phénomène sportif lors des récréations et des heures de dîner, le ballon-chasseur pouvait faire sortir le meilleur comme le pire des participants. Chaque équipe était composée de jeunes mercenaires du terrain de jeu et certains pouvaient même avoir un sobriquet tel "le bras", "l'anguille" ou "la glu", mais tous caressaient le titre du "King", ne serait-ce qu'un bref moment pour se sentir au sommet de son art et devenir la coqueluche de l'école. Rawson Marshall Thurber s'est attardé à ce jeu d'écoliers et a réalisé une comédie complètement absurde et sympathique en intégrant le ballon-chasseur à un contexte de sport extrême. "Dodgeball: A True Underdog Story" est le nom de cette folie cinématographique et elle met en vedette, nul autre que l'ineffable Ben Stiller.

Ce film raconte l'histoire de Peter LaFleur (Vince Vaughn), propriétaire d'un centre de conditionnement miteux qui ne s'en fait pas avec des riens. Son voisin, White Goodman (Ben Stiller), est un mégalomane assoiffé de gloire qui est à la tête d'un empire de centres de conditionnement physique et de soins corporels et qui est prêt à tout pour détruire la concurrence. Peter recevra la visite d'une avocate (Christine Taylor) lui signalant qu'il devra trouver la somme de 50 000 dollars d'ici trente jours pour payer ses comptes en souffrance où son centre de conditionnement physique sera saisi par la banque et cédé à son rival qui n'attend que cette occasion pour faire un plus grand stationnement à sa clientèle. Peter et quelques dinosaures de son centre décideront de s'inscrire au tournoi national de ballon-chasseur qui offre au gagnant 50 000 dollars, ce qui pourrait éponger sa dette. Pour être sur qu'il échoue, White Goodman formera une super équipe de ballon-chasseur et s'inscrira également à cette compétition complètement folle.

"Dodgeball" donne dans l'abondance et c'est possiblement pourquoi il séduit, car tant qu'a en donner, autant en donner à la pelle et d'en mettre plein la vue. Ben Stiller offre une performance incroyable en interprétant un être possédé, véritable morpion hystérique aux allures de matamore et de macho totalement raté. Les équipes composant le championnat de ballon-chasseur sont également complètement loufoques et on a le droit d'admirer une équipe japonaise de kamikazes en tenue de lutteur sumo, une équipe allemande donnant dans le sado-masochisme et pourquoi pas, une équipe de bûcherons. Évidemment, la finale "David contre Goliath"mettant en vedette les deux équipes rivales vient couronner cette folie. Tous les clichés du cinéma hollywoodien y sont et ils sont même saupoudrés de grossièreté au passage et le fait de tourner le tout en ridicule en fait quelque chose de très drôle qui n'est pas sans rappeler l'univers désopilant des frères Farrelly (KingPin).

Ce film est disponible séparément en version panoramique et en version plein écran et dans le cadre de cette critique, la version panoramique est revue. Nous avons droit à image immaculée, très claire et composée de couleurs très vives et naturelles. Les scènes d'intérieur où a lieu le tournoi de ballon-chasseur offre un arrière-plan très sombre accentuant ainsi la luminosité de l'arène où nos gladiateurs s'exécutent. Aucun artéfact de compression n'est apparent sur ce très propre transfert. Le volet audio offre une belle ambiophonie nous permettant de vivre ce tournoi de ballon-chasseur comme si on y était, mais un léger manque de dynamisme nous empêche d'avoir l'impression d'être en première rangée. Les dialogues sont facilement perceptibles et la trame musicale circonstancielle se fusionne bien au mixage sonore. Un menu très dynamique et rempli de répliques du film se veut nerveux et donne une bonne idée du genre de film qui nous attend.

Les suppléments sont assez nombreux sur cette édition DVD et ça commence avec la trame de commentaires faite conjointement par le réalisateur et les acteurs Ben Stiller et Vince Vaughn. Cette trame est plus un prétexte à continuer les pitreries et les blagues qu'a donner de l'information pertinente sur le film, mais il faut se souvenir qu'on a affaire à un film absurde et cette trame continue de garder le cap de l'apagogie. Suit un segment de scènes retranchées et d'une fin alternative qui sont commentées par le réalisateur au besoin. J'ai particulièrement aimé cette fin alternative qui est vraiment amusante et qui semblait être bizarrement la fin retenue originalement par Marshall Thurber. Une série de scènes ratées, segment toujours rigolo, fait encore du ravage côté bidonnage. Quatre revuettes, plus loufoques les unes que les autres suivent. "Dodgeball Boot Camp: Training for Dodgeball" nous explique la préparation physique et psychologique des acteurs face à l'immense défi que représente ce film. "The Anatomy of a Hit" met en relief l'endurance demandée par les comédiens pour jouer dans une comédie physique. "Justin Long: A Study of Ham & Cheese" nous montre de longues prises de vues faites sur ce comédien pendant le tournage et qui révèlent un acteur talentueux et très physique malgré sa petite taille. "Dodgeball: Go for the Gold" est une campagne cherchant à mousser l'intérêt de ce sport pour en faire un sport olympique. Comme je vous le disais, ces quatre revuettes sont complètement absurdes et certes parmi les plus drôles et originales qu'il m'ait été donné de voir. Quelques bandes-annonces complètent ce segment du DVD qui est malheureusement dépouillé d'un encart.

"Dodgeball: A True Underdog Story" est une comédie absurde qui emprunte les sentiers hasardeux de la vulgarité et des clichés, mais sans jamais déraper. Il atteint son objectif premier, celui de divertir, en ne se prenant pas au sérieux et en offrant des situations tellement exagérées qu'on ne peut faire qu'en rire. Je vous recommande chaudement cette folie qui est présentée sur un DVD très au-dessus de la moyenne.


Cotes

Film7
Menu7
Suppléments7
Vidéo8
Audio8