Casshern
DreamWorks Home Entertainement / Shochiku

Réalisateur: Kazuaki Kiriya
Année: 2004
Classification: 14A
Durée: 117 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Japonais (DD51, DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Robert Bélanger
4 novembre 2007

Basé sur la populaire série animée "Shinzô ningen Kyashân" télédiffusée au Japon en 1973, "Casshern" a été conçu presque entièrement en numérique, avec des acteurs évoluant devant des écrans bleus ou verts et des décors rajoutés en post production. Cette technique, adaptée des jeux vidéo, nous a d'ailleurs donné plusieurs films du genre en 2004-2005, dont Sky Captain and the World of Tomorrow et Sin City. Dans le cas qui nous occupe, le résultat est visuellement époustouflant et on se demande comment les créateurs sont parvenus à réaliser un truc pareil avec seulement six millions de dollars! Mais malheureusement, le style l'emporte sur le contenu et on sort étourdi de ce film chaotique aux allures de vidéoclip, qui éblouit sans réussir à convaincre.

Dans un monde futuriste ravagé par la guerre et les effets des armes nucléaires, chimiques et biologiques, le Dr Azuma (Akira Terao) développe une technique de manipulation génétique appelée "neo-cell" qui permet de régénérer les cellules du corps humain. Lorsque le gouvernement refuse de financer son projet, il accepte l'offre secrète des dirigeants militaires qui comptent prendre le pouvoir et utiliser ses recherches à leurs propres fins. Mais après un accident au laboratoire, des mutants aux habiletés surhumaines, les "Shinzo Ningen", prennent vie, s'échappent et menacent d'exterminer les humains. Le Dr Azuma ravivera par la suite le corps de son fils Tetsuya (Yusuke Iseya), mort à la guerre, et il deviendra Casshern, un guerrier quasi invincible vêtu d'une armure, qui seul pourra s'opposer aux "Shinzo Ningen" et sauver le monde de l'annihilation.

Note: Un petit collant rond et rouge à l'intérieur du boîtier indique: "ALL-NEW, NEVER BEFORE SEEN VERSION!" (nouvelle version que personne n'a jamais vue!). Mon oeil ouais. Il s'agit tout simplement de la version américaine de 117 minutes. La version intégrale japonaise fait 141 minutes...

"Casshern" est un film anti guerre qui pose l'éternelle question: Pourquoi la race humaine est-elle aussi auto destructrice? Poursuivant dans la longue tradition des films de fiction et d'animation japonais, le héros devra se résigner à devenir ce qu'il condamne pour pouvoir triompher de ses ennemis. Et le résultat importe peu puisque, perd ou gagne, il vient probablement de jeter les bases du prochain conflit. Mise à part cette ligne directrice, le film se veut un hommage à des films aussi différents que Métropolis et Tetsuo the Ironman. La cinématographie est époustouflante et l'univers est aussi riche qu'hétéroclite, alternant entre les scènes de combats réalistes en noir et blanc, les environnements somptueux, les décors minimalistes aux couleurs sombres et glaciales, et les séquences surréalistes floues et lumineuses dominées par les teintes pastel. Là où ça se gâte cependant, c'est au niveau du scénario. L'intrigue est inutilement compliquée, remplie d'invraisemblances, et la plupart des personnages sont d'une minceur extrême. On se retrouve donc devant un festin visuel qu'il est difficile d'apprécier à cause des carences narratives, du montage frénétique et de cette musique assourdissante qui vous assomme pendant les scènes d'action.

Étant donné la variété de styles visuels utilisés, il est difficile de porter un jugement définitif sur la qualité vidéo. Cependant, le transfert m'a semblé excellent, chacun des environnements étant rendu avec précision. L'image est claire et propre, les différentes palettes de couleurs sont bien définies et le niveau des contrastes et des détails est à point. Je n'ai noté aucun problème de compression ou d'accentuation des contours. La qualité sonore est également au rendez-vous, bien que la piste audio m'est apparue un peu moins dynamique que celle de la version intégrale japonaise. L'ambiance est tout de même immersive, la séparation des canaux est nette et toutes les enceintes sont mises à contribution. Les dialogues sont clairs et les sous-titres sont faciles à lire. La présentation et les menus sont standards, le menu principal, statique, ne faisant que reproduire l'image du boîtier. Aucun supplément n'est offert sur cette édition.

Les amateurs de science-fiction et de prouesses visuelles se régaleront, mais les autres resteront sur leur appétit devant un film à l'intrigue bordélique qui manque de cohérence.


Cotes

Film5
Présentation4
Suppléments-
Vidéo9
Audio7