Le Cou de la girafe
Christal Films Distribution

Réalisateur: Safy Nebbou
Année: 2004
Classification: G (QC)
Durée: 88 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD51, DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
15 avril 2007

Bien qu'avec les années, le cinéma français ne soit pas trop souvent tombé dans le piège des films sentimentaux avec enfants-vedettes, il lui arrive parfois de succomber et de nous livrer un long-métrage ou l'acteur ou l'actrice principal soit un enfant doué. Même s'il existe quelques réalisateurs qui soient doués pour dirigé le jeu des enfants - on pense ici spontanément à François Truffaut et à L'argent de poche ou à Ponnette de Jacques Doillon - il arrive par contre très souvent que les jeunes comédiens surjouent et qu'après les premières quinze minutes ou on s'émerveillait de la candeur et de la spontanéité de la jeune recrue, on ne soit plus capable d'endurer cette petite peste et qu'on désire ardemment que le film se termine au plus vite.

Heureusement avec "Le cou de la girafe", le jeune réalisateur Safy Nebbou a su éviter ce piège et orienter lentement son scénario (co-écrit avec Danièle Thompson, vétérante de la scénarisation et elle-même réalisatrice) non pas seulement autour de la très douée jeune enfant Louisa Pili (Mathilde), comme le début du film nous laissait craindre, mais plutôt autour de la relation père-fille entre la mère de la jeune Mathilde (Sandrine Bonnaire) et son père (le très beau vieux Claude Rich).

On suit donc les péripéties de Mathilde qui, après avoir fugué de chez sa mère, se rendra au centre de personnes âgées pour partir avec son grand-père à la recherche de sa grand-mère qu'elle n'a pas connue, cette dernière ayant quitté son mari quand sa propre fille (Bonnaire) n'avait que dix ans et donc bien avant la naissance de Mathilde. Le tout se compliquant lorsque la mère de Mathilde en recherchant sa fille, apprend que le grand-père (son père) lui a menti depuis plus de trente ans en prétendant que sa mère était disparue et n'avait jamais donné de nouvelles. Ce qui était faux puisque c'est lui qui pour se venger était parti avec sa fille sans laisser de traces...

"Le cou de la girafe" est donc un très bon drame doublé d'un road-movie à la française (à pied, en taxi et en TGV!) avec une fin surprenante. Les deux comédiens chevronnés y sont excellents comme toujours (en plus, on a droit à une sympathique apparition de Darry Cowl, l'un de ses derniers rôles, dans la peau d'un des pensionnaires du centre pour personnes âgées couvrant la fuite de Claude Rich) et le dosage de petite fille "cute" y est bien calculé.

Visuellement, beaucoup de décors naturels comme Biarritz ou le nord de l'Espagne avec des couleurs éclatantes bien représentées tel le jaune doré des terres arides, le vert saturé des montagnes couvertes d'herbes et l'ocre dense des falaises d'Aragon. Peut-être, à noter, un léger manque de détail dans les tons sombres. Sinon, la définition est excellente et l'image très belle. Au niveau de l'audio, comme souvent dans les films français, une mauvaise diction des comédiens doublée d'une prise de son quelconque nous donne une bande-son un peu boiteuse, où on peine à comprendre certaines scènes de dialogues. Par contre dans le mixage final, les bruits et les musiques sont trop fortes par rapport aux voix ce qui nous force à jouer de la télécommande pour avoir une balance adéquate. Il n'y a pas de suppléments.


Cotes

Film7
Présentation6
Suppléments-
Vidéo7
Audio6