Des Fleurs pour Harrison
TVA Films

Réalisateur: Elie Chouraqui
Année: 2002
Classification: Nr
Durée: 122 minutes
Ratio: 2.35:1 (4:3)
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD51, DD20), Français (DD20)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 28
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca Archambault.ca

Selon Frédéric Gouin
2 février 2003

Il est toujours impressionnant et épeurant de voir des images de guerre. On a l'impression que ces hommes et femmes qui captent ses images n'ont aucun sentiment pour pouvoir photographier des scènes d'horreurs. Même si ce n'est pas le but premier du film "Harrison's Flowers", le métier de photographe de guerre y est montré d'un angle que je n'avais jamais vu auparavant. Intéressant de voir que les victimes de la guerre (qui sont vivantes bien sûr) demandent à être photographiées pour montrer au reste du monde les horreurs de la guerre.

Le photographe du Newsweek, Harrison Lloyd (David Strahaim) est reconnu dans le métier. Gagnant d'un prix Pulitzer, il excelle comme photographe de guerre. De retour d'une mission, il retrouve enfin sa petite famille et sa femme qu'il aime tant, Sarah (Andie MacDowell). Voyant ses enfants (principalement son garçon César) un peu plus distants d'une fois à l'autre et sa femme peu intéressée à le voir repartir risquer sa vie, il demande à son patron de ne plus repartir en mission... Il a fait son temps. Toutefois, un conflit éclate en Yougoslavie et peu d'informations journalistiques sont accessibles à ce moment. Le patron d'Harisson décide donc d'envoyer son meilleur homme sur le terrain en pensant qu'il en aurait pour une semaine ou deux. Le conflit éclate et c'est une véritable guerre qui s'enclenche.

Harrisson est déclaré mort en mission, laissant Sarah dans tous ses états. Elle refuse de croire qu'il est mort, ayant reçu un appel mystérieux après l'incident. Elle s'enferme donc dans sa bulle et visionne 24 heures sur 24 les nouvelles à la télévision à la recherche d'indice. Lorsqu'elle possède assez d'indices, elle décide de partir à sa recherche. Aidés par des amis qui se trouvent déjà là-bas, ils courent de nombreux dangers pour tenter de retrouver Harrison.

C'est dans la deuxième partie du film, celle où on se retrouve sur le terrain en Yougoslavie qui est la plus intéressante. Des scènes d'horreur s'offrent à nous et les photographes doivent faire leur travail même s'ils sont dégoûtés. Ils sont de véritables soldats, sachant se camoufler et se cacher pour éviter les balles perdues. Un travail à haut risque. D'ailleurs, au début du film, on indique qu'une quarantaine de journalistes avaient trouvé la mort pendant ce conflit. La première partie du film est assez décevante. Je ne prévoyais rien de bon. La façon de raconter l'histoire (entrevues des personnages entre les scènes du film) m'a dérangé.

Le menu est statique et assez simple. La musique du générique de fin accompagne ce menu. Les images qui composent le menu sont celles des acteurs principaux et représentent quelques scènes clés du film.

L'image m'a semblé quelque peu bizarre. La version panoramique donne les habituelles barres noires en haut et en bas de l'écran. Ce qui peut sembler bizarre, c'est qu'entre les barres noires et l'image, on retrouve de minces barres bleues. Cela donne une drôle impression, soit celle de perdre l'image qui serait cachée sous ces barres inhabituelles. Effectivement, en regardant la bande-annonce qui est en format panoramique et qui ne souffre pas du même problème, on remarque une différence dans le cadrage. Alors, quel est le bon format pour ce film ? Pour ce qui est de l'image en tant que telle, malgré quelques sautillements, elle est tout de même acceptable. Aucune pixelisation ou grain n'est remarqué.

Côté son, la piste anglaise en Dolby Digital 5.1 offre une belle enveloppe ambiophonique. Elle manque peut-être un peu de dynamisme, mais tout de même agréable à l'écoute. Ce qui est moins agréable, c'est la piste française. Ce n'est pas qu'elle n'est pas bonne du côté technologie, mais le doublage est assez pénible à écouter. Le gros point négatif pour ce film, c'est l'absence de sous-titres, peu importe la langue.

Une petite erreur sur le boîtier. Le film dure non pas 102 minutes, mais bien 122 minutes. Comme supplément, il y a seulement la bande-annonce. Rien d'autre à se mettre sous la dent.

J'ai l'impression que le film a manqué sa cible avec moi. Ils ont voulu catégoriser le film comme une histoire où l'amour est plus fort que tout et dont la première partie du film fait état. Personnellement, j'ai trouvé que cette prémisse était mise de côté pour laisser place au métier de photographe de guerre. D'ailleurs, même si elle a plein de bonnes intentions, Sarah passe pratiquement inaperçue dans la deuxième partie. Un film moyen qui aurait pu être meilleur dans les mains d'un autre réalisateur.


Cotes

Film5.5
Menu6
Suppléments1
Vidéo4
Audio7.5