Les nouveaux mariés ne souhaitent qu'une journée mémorable pour leur grand jour, mais il y a toujours quelque chose qui ne tourne pas rond. Malheureusement, c'est souvent la partie qui nous restera gravée en mémoire. Ça peut être la température (combien de fois vous allez entendre "Mariage pluvieux, mariage heureux"), les parents et beaux-parents, un mononcle saoul, un très mauvais DJ (mon cas personnel), ... je suis certain que vous pouvez en nommer des tonnes d'exemples. Dans le cas de du film allemand "Die Bluthochzeit" ("The Wedding Party" ou littéralement "The Blood Wedding"), c'est une entrée de crevettes qui n'est pas fraîche qui va rester mémorable. Mais cela n'est que le début pour les nouveaux mariés Sophie Halberstadt (Lisa Potthoff) et Mark Walzer (Arne Lenk).
Hermann Walzer (Armin Rohde), le patriarche du marié, ne prend pas "non" comme réponse et le propriétaire de l'auberge où le tout se passe, Franz Berger (Uwe Ochsenknecht), se tient debout. Alors que pour les invités tout cela semble être causé par les "mauvaises crevettes", dans le fond c'est le riche Walzer qui veut acheter l'auberge et le propriétaire qui ne veut pas vendre. Walzer décide d'annuler le repas et part sans payer la note. Dans son départ précipité, il oublie sa femme et sa bru qui étaient aux toilettes et Berger décide de les garder en otage tant que la note n'est pas payée. Walzer vire complètement sur le capot et décide de faire feu sur toute personne qui voudra sortir à son tour de l'auberge. La tension escalade continuellement alors qu'aucun des deux opposants ne veut céder.
Cette comédie noire fait partie de la collection "Danger After Dark" de TLA Releasing. Habituellement, nous y retrouvons des films d'horreur, un genre que je n'apprécie guère, mais cette fois-ci j'ai été attiré d'abord parce que j'aime bien les films allemands. Après quelques minutes de visionnement, nous entrons dans l'action et voulons savoir comment ça se termine. Une quinzaine de personnages se partagent tour à tour une séquence, non seulement du côté de la famille Walzer étendue et du côté de Berger et ses employés, mais aussi les pauvres clients de l'auberge. Même le grand-père Walzer, qui est un peu perdu, offre une séquence assez explosive qui remet de l'action après quelques moments qui tournaient en rond. Ce que je trouve dommage, c'est de ne pas savoir comment certaines de ces histoires se terminent (c'est à cela que sert notre imagination).
Ce film est basé sur le roman graphique Lune de Guerre d'Hermann et Jean Van Hamme, ce dernier que vous connaissez peut-être comme l'auteur du roman graphique qui a servi de base au jeu XIII. Je ne peux comparer le film avec le roman, mais je dois avouer que le jeu des acteurs est assez crédible. Armin Rohde fait vraiment peur et nous souhaitons ne jamais avoir un beau-père comme lui! Cependant, le film est loin d'un chef d'oeuvre, plutôt un bon petit film de fin de soirée pas trop cérébral.
Comme bien des importations européennes qui se retrouvent en zone 1, la conversion de la bande maître en format PAL vers notre format NTSC a laissé des traces, comme des images fantômes entre autres et des lignes d'entrelacement. Nous devons cependant noter que le négatif utilisé pour le transfert était tout de même de bonne qualité. Les artefacts que nous voyons dans l'image sont reliés à la conversion et la compression. Comme supplément, il n'y a que quelques bandes-annonces. Il aurait été fantastique de retrouver quelques pages du roman graphique!
| Film | 7 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 4 |
| Audio | 5 |