Pas moins de cinq films des studios Toho ont mis en vedette une version mécanique de Godzilla, le premier remontant à 1974. Ici présenté est l'un des plus récents de cette lignée, de son titre original "Gojira tai Mekagojira", produit en 2002. Le réalisateur, Masaaki Tezuka, a réalisé trois films de Godzilla depuis 2000, celui ici critiqué étant son second. Le premier, Gojira tai Megagirasu: Jii Shômetsu Sakusen (en anglais "Godzilla vs. Megaguirus"), a d'ailleurs déjà été distribué sur DVD. Son tout dernier, Gojira tai Mosura tai Mekagojira: Tôkyô S.O.S. (en anglais "Godzilla, Mothra, Mechagodzilla: Tokyo S.O.S."), mettant lui aussi en vedette Mechagodzilla, a été réalisé en 2003.
Pour ce volet de la saga, Godzilla affronte un "nouveau" monstre, cette fois créé par des humains. Des suites d'une récente attaque sur une petite ville, le gouvernement japonais décide de développer l'ultime arme pour parer les éventuelles attaques des monstres. Pour ce faire, une volée de scientifiques, les plus brillants du Japon, sont réunis. L'idée est de développer un bio-robot à partir de l'ADN du premier Godzilla, celui vaincu par une arme secrète dans les années 50 (tel que raconté dans le premier film mettant en vedette Godzilla). Le projet est une réussite, mais lors du premier combat entre Mechagodzilla et Godzilla, le bio-robot ne se comporte pas tel que supposé. L'ADN du Godzilla original est, on l'aura deviné, à blâmer...
Comme la plupart des films de Godzilla, il ne faut pas s'attendre à un récit cohérent trouvant place dans une continuité. Comme c'est le cas pour plusieurs de ces films, on fait ici complètement abstraction des récits précédents, ne faisant référence qu'au film original (on y présente même des extraits). Le scénario est aussi très semblable à ceux des autres films, avec, comme d'habitude un héros (ou héroïne) qui prend sa revanche contre Godzilla, des suites d'une première confrontation qui a mal tourné. Somme toute, le récit n'est pas ennuyeux et, faut-il le rappeler, il est exactement ce à quoi on est en droit de s'attendre de cette franchise de film.
L'image présentée est d'une qualité variable. Par endroits, elle est claire et détaillée, alors que pour d'autres séquences, elle est floue avec un énorme fourmillement. Ce manque d'uniformité est très saillant. Pour ce qui est des scènes sombres, on note un certain blocage des teintes et un manque de profondeur. L'intégration des scènes faites par ordinateurs est très réussie, nous présentant un judicieux mélange d'images CGI et de maquettes.
La piste sonore est tout à fait adéquate pour ce genre de film. Les fréquences extrêmes sont bien reproduites, avec un appui au niveau des basses fréquences. La spatialité est aussi bien utilisée, de même que la stéréophonie au niveau des canaux avant. Les dialogues sont tous audibles (en fait, ils le sont en apparence puisque je ne comprends pas le japonais...). Du côté des sous-titres, le débit est tout à fait adéquat, et la traduction, autant anglaise que française, est correcte, malgré le fait qu'on dénote quelques mots traduits d'une façon littérale.
Comme suppléments, on ne nous offre que des bandes-annonces d'autres films japonais. Les menus sont statiques et silencieux, mais clairement conçus. Ce qui est à déplorer à ce niveau est le fait que les bandes-annonces apparaissent automatiquement dès l'insertion du DVD, et qu'il n'est pas aisé de se rendre directement au menu principal.
Bref, Columbia continue d'éditer d'une façon très convenable les titres de la série Godzilla. Espérons que les films moins récents aient eux aussi droit à ce même traitement.
| Film | 7 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 7 |