Godzilla vs. Mechagodzilla II
Sony Pictures Home Entertainment

Réalisateur: Takao Okawara
Année: 1993
Classification: PG
Durée: 106 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD20), Japonais (DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Alexandre Martin
20 février 2005

"Godzilla vs. Mechagodzilla II", de son titre original japonais "Gojira VS Mekagojira" est l'un des films les mieux appréciés de l'ère "Heisei". Cette période des films Godzilla s'étend de 1985, année où les studios Toho ont remis leur franchise en marche, jusqu'à 2000, l'année de parution du film américain Godzilla. Le réalisateur du présent film, Takao Okawara, a d'ailleurs participé directement à la résurrection du monstre: il était le réalisateur de la deuxième équipe pour le film de 1985. De plus, cette fois en tant que réalisateur, il a participé à deux autres films de cette période: Gojira VS Mosura en 1992 et Gojira VS Desutoroia en 1995. Il a aussi contribué à faire passer Godzilla dans la modernité puisqu'il était à la barre du premier film de la période suivante, l'ère dite "millenium".

L'histoire de "Godzilla vs. Mechagodzilla II" débute avec la découverte de deux gigantesques oeufs sur une petite île déserte du Pacifique. L'un d'eux est encore intact, alors que le second est éclos. Les scientifiques responsables de cette découverte ont tôt fait de constater que l'animal qui en est éclos se porte bien: c'est Rodan, un ptéranodon géant qui les attaque afin de protéger l'autre oeuf. Malgré tout, les scientifiques réussissent à s'échapper grâce à l'aide inespérée et fortuite de Godzilla, qui s'en prend mystérieusement à Rodan. De retour au Japon, l'oeuf éclot; cependant, ce n'est pas un ptéranodon qui apparaît, mais un bébé Godzilla! Présumant que Godzilla tentera de récupérer son rejeton, le gouvernement tentera de profiter de la situation en utilisant une toute nouvelle arme contre le monstre: un nouveau MechaGodzilla.

Beaucoup de nouveauté et fait amusants sont présents dans ce scénario. Tout d'abord, contrairement à la plupart des autres films de Godzilla, celui-ci implique des intervenants de la communauté internationale. En effet, c'est sous l'égide de l'ONU qu'un nouveau MechaGodzilla est construit; il est d'ailleurs piloté par une force multiethnique. Il est aussi à souligner la découverte anatomique qui est faite sur Godzilla: le monstre possède deux cerveaux, dont un dans son postérieur! Bref, comme à l'habitude, le scénario est farfelu à souhait... Le film est aussi fertile en bataille de monstres. Bien qu'on y voit les habituels effets spéciaux déficients, l'allure générale n'est pas si mauvaise. Les effets de perspective, quoiqu'encore pitoyables, sont mieux faits, et les gratte-ciel n'ont pas l'air d'être fabriqués de blocs Lego. Les explosions sont aussi plus crédibles, et beaucoup plus nombreuses. Le plus grand gage de qualité est certainement le fait qu'on ne note aucun fil soutenant Rodan, le monstre volant. Néanmoins, même si on ne voit pas ces fils, on les devine. Un dernier point amusant au scénario: la ville japonaise qui est détruite est Kyoto. Il est difficile de ne pas faire de parallèle avec le protocole du même nom, qui passe présentement un mauvais quart d'heure...

La piste sonore est d'une bonne qualité; on ne perd aucune des "sublimes" paroles du dialogue. Le décodage ProLogic donne aussi de bons résultats pour ce qui est de l'ambiophonie, notamment lors des scènes de batailles et les vols du ptéranodon. Les fréquences extrêmes-graves sont bien présentes, et appuient avec justesses les effets spéciaux (par exemple, les pas de Godzilla). Comme à l'habitude, la piste anglaise est d'un ridicule des plus amusants; une poignée d'acteurs se partagent tous les rôles. La piste japonaise est plus convenable pour une écoute "sérieuse". Malheureusement, il n'est pas agréable de l'écouter puisque les sous-titres ne la traduisent pas; ce sont simplement des transcriptions de la piste anglaise. Normalement, mis à part ceux qui comprennent le japonais, cette solution facile ne causerait pas de problème. Cependant, la traduction est loin d'être fidèle à la piste originale: le résultat est donc que plusieurs passages ne sont pas sous-titrés, ou que des sous-titres apparaissent sans qu'aucune parole soit prononcée. Bref, c'est loin d'être agréable.

Bien que la qualité des effets spéciaux soit toujours aussi mauvaise, l'image présentée est d'une qualité acceptable. Cependant, en comparant avec d'autres films édités par Sony, même plus vieux, le résultat est somme toute décevant. On note à quelques endroits des problèmes de compressions ainsi qu'une bonne dose de fourmillement dans les scènes plus sombres. Les noirs manquent aussi nettement de profondeurs, et, la plupart du temps, sont tout simplement gris. Malheureusement, ce DVD ne comporte aucun supplément, mis à part les sempiternelles bandes-annonces. L'unique menu du DVD est statique, sans aucun effet sonore ou musique.

Pour célébrer le 50e anniversaire du fameux monstre, Sony continue de nous présenter de belles redditions DVD des films de Godzilla. Vivement les autres!


Cotes

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