Godzilla est probablement l'un des monstres les plus célèbres de l'histoire du cinéma. Très peu de gens n'ont jamais entendu parler de ce gigantesque lézard détruisant Tokyo, et ce, en dépit de la tentative américaine d'en exploiter le mythe. Depuis maintenant 50 ans, les cinéastes japonais nous le présentent à toutes les sauces en le faisant affronter des monstres autant farfelus qu'imaginatifs (il a d'ailleurs déjà affronté King Kong!). Le film ici critiqué, de son titre original "Gojira tai Megagirasu: Jii Shômetsu Sakusen" a été réalisé par Masaaki Tezuka en 2000. Ce réalisateur a d'ailleurs à son actif deux autres films mettant en vedette Godzilla.
Après qu'on ait décelé que Godzilla s'attaquait à Tokyo à cause de l'énergie nucléaire, toutes les centrales utilisant cette source d'énergie ont été fermées pour éviter d'attirer le monstre. Néanmoins, la menace de son retour pèse toujours. Ainsi, une équipe est mise sur pied pour le détruire à tout jamais. Deux puissantes armes sont donc conçues à cette fin: le Gryphon, un avion spécialisé et optimisé pour combattre Godzilla, et Dimension Tide, un générateur de trou noir, fonctionnant avec des plasmas (je ne peux d'ailleurs que m'incliner devant l'absurdité de l'explication scientifique derrière la conception de cet appareil...). Mais, suite aux essais, des oeufs géants apparaissent partout dans la ville, donnant finalement naissance à un énorme insecte. Bien évidemment, on assiste donc à un combat à finir entre les deux monstres...
Il est impératif de voir les films de Godzilla sous un oeil puéril. Ce sont des films de série B et, mis à part celui produit par les Américains, aucun n'ont prétendu au contraire. Dans le cas de "Godzilla vs Megaguirus", la classification se fait autant au niveau du scénario que des effets spéciaux. Peut-être est-ce une déformation professionnelle, mais le fait de voir un trou noir généré par un plasma me rend plutôt agressif... Bref, en faisant abstraction de ces "détails", le film est tout de même agréable.
Comme piste sonore, on nous offre deux possibilités: la piste originale japonaise ou la traduction américaine, toutes les deux dans le format Dolby Digital 5.1. Les deux pistes se valent, au point de vue du mixage. Malheureusement, la piste en anglais est difficilement écoutable du fait qu'on jurerait que seulement deux acteurs doublent toutes les voix. L'ambiophonie est exploitée à souhait, même si souvent d'une façon très directionnelle. Les basses fréquences sont présentes en quantité appréciable et employées avec justesse. Les dialogues sont intelligibles, sans jamais être enterrés par la musique.
La qualité de l'image est très inégale. Les scènes intérieures sont extrêmement bien rendues, avec un bon niveau de détails et des couleurs vibrantes. Par contre, les scènes extérieures sont moins bien réussies. On y dénote beaucoup de fourmillements en arrière-plan, et par endroits, l'image est floue. Peu-être est-ce volontaire, pour cacher l'énorme lacune au niveau des effets spéciaux. Visuellement, le problème est réellement de ce côté; les artisans ne se sont pas donné grand peine; par exemple, par endroits on voit distinctement les fils qui tiennent les avions et les bêtes volantes...
Comme seul extra, on nous présente des bandes-annonces de films du même genre (entre autres le Godzilla de Devlin et Emerich). Les menus sont fixes et silencieux, avec une simple image.
Bref, il est toujours amusant de revoir de nouveaux opus de ce classique. Bien qu'à plusieurs niveaux, le film peut paraître médiocre, il n'en demeure pas moins suffisant pour se familiariser avec ce célèbre monstre.
| Film | 6 |
| Menu | 2 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |