Poulet au vinaigre / Inspecteur Lavardin
Koch Entertainment / MK2

Réalisateur: Claude Chabrol
Année: 1985 / 1986
Classification:
Durée: 110 / 100 minutes
Ratio: 1.66:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-5) chacun
Code barres (CUP): 625712511394 / 625712511295

Le DVD "Poulet au vinaigre" est disponible chez: Amazon.ca
Le DVD "Inspecteur Lavardin" est disponible chez: Amazon.ca

Selon Robert Bélanger
22 février 2009

Plus deux décennies après son premier film, Le Beau Serge (1958), qui deviendra en quelque sorte le manifeste de la Nouvelle Vague, le cinéaste Claude Chabrol tourne une série de polars et signe, avec le concours de grands comédiens, une savoureuse galerie de portraits: Michel Serrault en assassin fou dans Les Fantômes du Chapelier (1982), Philippe Noiret en présentateur de télé cynique dans Masques (1987) et Jean Poiret en inspecteur aux méthodes discutables dans Poulet au Vinaigre (1985) et Inpecteur Lavardin (1986). Ces deux derniers films, ainsi que La Cérémonie (1995), inclus dans le "Coffret Claude Chabrol" paru en 2007 (voir critique), sont maintenant disponibles séparément.

Dans "Poulet au Vinaigre", Mme Cuno (Stéphane Audran), quadragénaire irascible en fauteuil roulant, et son fils Louis (Lucas Belvaux), jeune facteur introverti, espionnent les notables du coin qui tentent de les forcer à vendre leur maison pour monter une affaire immobilière. Quand le boucher Filiol meurt dans un accident, la femme du docteur Morasseau disparaît et une prostituée, maîtresse du notaire Lavoisier et amie de la disparue, est retrouvée calcinée dans sa voiture, l'inspecteur Lavardin débarque et enquête.

Lavardin reprend du service dans "Inspecteur Lavardin" quand le cadavre de l'écrivain catholique Raoul Mons est découvert sur une plage. Il découvre que la veuve, Hélène (Bernadette Lafond), est une ancienne flamme, que son frère homosexuel (Jean-Claude Brialy) vit toujours au crochet de la famille, que la fille adolescente d'Hélène, d'un mariage précédent, rode la nuit dans une boîte de nuit tenue par le louche Mr Max (Jean-Luc Bideau), et que le défunt venait d'interdire une pièce de théâtre jugée blasphématoire. L'inspecteur devra choisir un coupable.

Abordant un thème qui lui est cher, la satire de la bourgeoisie provinciale où chaque personnage tente de sauver hypocritement les apparences, Chabrol nous offre deux oeuvres légères et divertissantes où Poiret campe un succulent ripoux. La seconde, heureux mélange d'humour et d'intrigue à la Sherlock Holmes dotée d'une solide distribution, est nettement mieux ficelée que la première où le suspense et l'inspecteur tardent à se pointer et le personnage de Louis paraît plutôt fade. Le vinaigre laisse un léger arrière-goût, mais les oeufs au paprika demeurent délicieux.

La présentation et les menus sont d'un minimalisme navrant. Pochette grise et fade avec une photo encadrée de l'inspecteur, j'aurais pu faire mieux en 15 minutes avec Photoshop. LE menu n'offre que l'option "Film" donc, ni sous-menu audio, ni chapitrage, ni suppléments. Les transferts proposés sont très moyens, à peine mieux qu'un VHS dans le premier cas, mais un brin supérieur dans le second. L'image demeure granuleuse, le niveau des contrastes et des détails est déficient et les couleurs paraissent parfois délavées. La pellicule est cependant assez propre. Les deux films proposent une piste audio en stéréo acceptable, avec peu d'appui des enceintes arrière, mais les dialogues sont clairs et sans distorsion apparente. Bref, rien pour écrire à sa mère...


Cotes

Film4/6
Présentation2
Suppléments-
Vidéo4/5
Audio6