Durant la Deuxième Guerre mondiale, Paris est occupée par les Allemands. On pourrait penser que cette période aurait été néfaste au développement culturel français. C'est tout le contraire. Deux hommes essaient de survivre tant que bien que mal à cette occupation. Tavernier nous raconte l'histoire croisée des deux Jean (Devaivre et Aureche) qui retrace la vie de plusieurs cinéastes durant l'occupation.
Jean Devaivre (Jacques Gamblin), un assistant-réalisateur se fait engager par la Continentale. Cette compagnie cinématographique allemande produit des films français et est dirigée de main de fer par le Docteur Greven. Celui-ci impose de lourdes règles pour le tournage de film : rationnement, censure et un échéancier très serré. Devaivre a décidé de travailler pour la Continentale dans un but bien précis : utiliser son laissez-passer dans le cadre de ses activités clandestines de résistant. Devaivre est plus pro-actif sur le terrain tout en restant incognito dans la vie de tous les jours.
Le scénariste Jean Aureche (Denis Podalydès) refuse catégoriquement toutes les demandes des Allemands qui lui offrent du travail. En plus de nourrir les besoins de ses trois maîtresses, il utilise son écriture pour dénoncer l'envahisseur nazi. Sa résistance à lui, ce sont ses textes. Aureche préfère résister ouvertement et librement, sans aucune cachette.
Il y a plusieurs faits intéressants sur ce film. Tout d'abord, il faut bien comprendre que les deux Jean du film sont de vrais personnages. Le réalisateur Bertrand Tavernier est un ami de longue date avec Jean Aureche. Sa collaboration lui a permis de créer un projet de film sur le monde du cinéma sous l'occupation allemande. Malgré tout, Tavernier trouvait qu'il manquait quelque chose au film. Ce petit quelque chose, c'est sa rencontre avec Jean Devaivre. C'est ainsi que naît l'idée de montrer le destin croisé des deux Jean. Malgré cette étroite collaboration et amitié, Devaivre a poursuivi Tavernier en justice. Celui-ci revendique le statut de co-auteur du film, car il aurait donné beaucoup d'information qui apparaît dans le film. Il indique également que le film est une déformation de la vérité historique de son personnage et de sa famille. Pourtant, Jean Devraire avait adoré le film en avant-première et avait refusé toute forme de contrat.
Le menu reprend une scène clé du film comme image statique. En effet, on se retrouve dans la salle de cinéma où Devaivre visionne le film qu'il vient de concevoir. Les options du menu apparaissent dans les sièges du cinéma. Dans le coin supérieur gauche se retrouve un montage de scènes clés du film.
Le DVD offre un transfert de très bonne qualité. Le contraste des couleurs est très bien défini, et ce, malgré une palette de couleurs restreinte. Les scènes sombres offrent une très belle définition des détails. Il n'y a pas de défaut visible. La piste sonore répond bien aux critères de qualité également. Malgré que le film n'utilise pas beaucoup d'effets spéciaux, l'environnement sonore est très bien utilisé. Particulièrement, les scènes de bombardements sont très dynamiques et nous intègrent complètement dans l'action. Il y a peu de supplément pour cette édition : la bande-annonce et une galerie de photos. Il y a bien l'option de sous-titres anglais dans le menu supplément, mais est-ce vraiment un extra ?
Pour tout vous dire, je n'ai jamais embarqué dans ce film. Je ne saisis pas vraiment les raisons de mon détachement. Peut-être que le sujet ne me touche pas du tout ? Peut-être que je n'ai pas saisi les subtilités qui m'auraient permis d'apprécier davantage le film ? Pourtant, je suis capable de reconnaître la grande qualité du film, de l'histoire et des acteurs. Ceux qui aiment les films de Tavernier peuvent sûrement y trouver leur compte...
| Film | 7 |
| Menu | 2 |
| Suppléments | 2 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 6 |