C'est bien connu, que ce soit en musique, en poésie, en œnologie (les vins!) ou en cinéma, certaines créations vieillissent mieux que d'autres. Même parmi l'œuvre de certains réalisateurs, tel ou tel film traversa les âges avec plus de grâce que tel ou tel autre. Par exemple, dans les comédies françaises des années soixante ou soixante-dix, Les Charlots s'en tirent moins bien que Louis de Funès. Et encore, dans les comédies de ce dernier, certaines comme Les aventures de Rabbi Jacob ont mieux profité des années que d'autres comme la série des gendarmes.
Il en va de même avec le grand comique burlesque Pierre Richard. C'est donc avec un peu d'appréhension que je revis un de mes films préférés de ma jeunesse, "Le jouet" du réalisateur à succès Francis Veber (qui tournera avec Richard maintes et maintes fois, dont le légendaire La chèvre). Bien qu'ayant souffert un peu de vieillissement il est vrai, je suis heureux de vous apprendre que ce film nous fait encore rire. De plus, son côté un peu plus sérieux, sa critique des hommes d'affaires nantis pour qui l'amour de leur enfant s'achète comme une entreprise rivale est encore assez réaliste.
"Le jouet" raconte l'histoire de François Perrin (Pierre Richard), un journaliste récemment engagé dans un journal propriété d'un homme d'affaires froid et despotique (Michel Bouquet), mais qui lui, est convaincu du contraire. Lors d'un reportage dans un magasin de jouets où malencontreusement le jeune fils du patron fait une visite pour choisir un cadeau promis par son père, le journaliste est choisi par l'enfant capricieux comme le nouveau jouet qu'il désire ramener à la maison. Après avoir joué le jeu quelque temps pour sauver son emploi, Perrin se retrouve contraint de rester vivre chez l'enfant et d'amuser ce dernier. Devant cette injustice (il est forcé de rester à cause d'une menace de congédiement) le jouet finira par se rebeller et tenter d'ouvrir les yeux du garçon sur le comportement inhumain de son père... non sans casser quelques bibelots onéreux!
Au niveau visuel, on a fait le strict minimum pour améliorer l'image vieillotte du film. Heureusement, la copie 35mm utilisée pour le transfert était de bonne qualité et on se retrouve donc avec un négatif assez propre et peu abîmé. Les couleurs sont pourtant plutôt ternes et le tout manque d'éclat. Ce qui était par contre le lot des pellicules de l'époque (1976). Quelques sauts d'image sont apparents à certains moments et étonnement ils semblent plus provenir de source numérique (donc du transfert) que de défauts de la copie originale. Au niveau audio, encore là quelques petits bruits de saleté ou de vieillissement du négatif original, mais en général une copie assez nette de défauts majeurs. Il n'y a pas de suppléments sur ce DVD et le menu consiste en une photo tirée du film avec un seul bouton pour démarrer le film...
Heureusement que le film lui-même en vaut la peine parce que pour la présentation on repassera. Sûrement un moyen de sauver sur les coûts pour nous offrir le DVD à prix raisonnable.
| Film | 7 |
| Présentation | 4 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 7 |