Micmacs à tire-larigot
E1 Entertainment / Les Films Séville Pictures

Réalisateur: Jean-Pierre Jeunet
Année: 2009
Classification: PG
Durée: 105 minutes
Ratio: 2.40:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD51, DD20)
Sous-titres: Français, Anglais
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 774212104244

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Yan Bouchard
26 septembre 2010

Pour moi, le réalisateur Jean-Pierre Jeunet c'est le Fabuleux Destion d'Amélie Poulin, ce conte moderne déjanté qui nous plongeait dans l'histoire d'une jeune femme cherchant l'amour. La seule autre œuvre de ce réalisateur que j'ai pu voir est son opus de la série Alien qui est d'un tout autre ordre d'idée. Quand j'ai vu les bandes-annonces de son nouveau film "Mic Macs à Tire-Larigot" ça m'a tout de suite intrigué et rappeler le style d'Amélie Poulain. Ajouter à ça la présence de Dany Boon, mon acteur français fétiche depuis le merveilleux Bienvenue chez les Ch'Tis, tout était en place pour espérer un très bon divertissement. Je n'avais malheureusement pas eu la chance de voir le film à sa sortie dans les cinémas, donc j'ai attendu la sortie sur les tablettes et j'ai la chance cette semaine d'avoir reçu ce film.

La vie du jeune Bazil a basculé le jour où son père, travaillant comme démineur, est mort lorsqu'une mauvaise manœuvre lui a fait sauter une mine à la figure. Ayant passé son enfance dans les pensionnats, on le retrouve trente ans plus tard, dans un magasin de location de films. C'est alors qu'il entend des coups de feu dans la rue et se pointe dans la porte d'entrée. Encore une fois, le malheur s'abat sur notre pauvre Bazil qui reçoit une balle perdue en pleine tête. Il survit miraculeusement à cette épreuve, mais la balle reste dans sa tête, car si les chirurgiens tentent de la déloger, il pourrait devenir légume. À sa sortie de l'hôpital quelque temps après l'événement, il se retrouve à la rue et est pris sous l'aile d'une bande de sans-abris assez excentriques qui vivent dans un abri dans le dépotoir appelé Tire-Larigot. C'est alors que Bazil décide de se venger envers ceux qui ont fait de sa vie un enfer, le marchand d'armes qui a fabriqué la mine qui a tué son père et celui qui a fabriqué la balle qu'il a dans le crâne. Aidé de sa bande de clowns, il montera les deux magnats l'un contre l'autre en menant des campagnes de sabotage très ingénieuses en tirant profit de chacun des talents des habitants de Tire-Larigot.

L'édition DVD se présente sur les tablettes dans un boitier standard recouvert d'une jaquette en carton. Dès le premier coup d'œil à cette dernière, on sait que le film ne sera pas ordinaire. Le menu du disque reprend l'image de la pochette avec quelques parties en mouvement et est offert en anglais ou en français. Le tout est accompagné d'une petite mélodie entraînante. L'image du produit est vraiment à la hauteur du format, je ne sais pas comment les studios auraient pu nous en donner plus. Les couleurs sont vives et vraies, la profondeur de l'image est à couper le souffle et le tout est très bien détaillé. Du côté de la piste sonore, malgré le fait que la pochette mentionne la présence d'une piste 5.1 et 2.0, je n'ai pu trouver que la première. Cette piste fait le travail avec brio sans problème apparent. Les dialogues sont toujours audibles, malgré la grande présence de la musique qui ajoute une profondeur à l'histoire et permet de nous plonger totalement dans l'ambiance disjonctée du film.

Le seul supplément présent sur le disque est une entrevue de moins de dix minutes avec le réalisateur, Jean-Pierre Jeunet. Cependant, malgré la courte durée du segment, cette entrevue est très intéressante et nous fait connaître le personnage. On retrouve également quelques bandes-annonces qui démarrent automatiquement après le choix de la langue du menu et dépendant de ce choix, les bandes-annonces diffèrent. On a donc pour le menu français, un aperçu des films Coco & Igor, Liberté, Gainsbourg et Y'en aura pas de facile. Pour les anglophones, on retrouve Perrier's Bounty, Looking for Eric et The Good, the Bad and the Weird.

Au final, ce nouveau film de Jeunet nous plonge dans un univers chaotique et disjoncté qui réussit à nous tirer un sourire du début à la fin. Des personnages caricaturaux, une histoire simple et une réalisation à la limite de la maladie mentale, voilà ce qui vous attend avec ce film. Amélie Poulain n'a pas à avoir peur et peut s'assoir sur ses lauriers, car MicMacs n'est pas en mesure de l'accoter, mais ça reste un excellent divertissement qui se doit d'être vu par tous et chacun.


Cotes

Film7
Présentation6
Suppléments1
Vidéo9
Audio8