Our City Dreams
First Run Features

Réalisateur: Chiara Clemente
Année: 2008
Classification:
Durée: 85 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 7
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 720229913812

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
1er juillet 2009

Il s'agit d'un projet délicat et authentique que de multiplier les portraits de femmes dans la Grosse Pomme. Même s'il est bien intentionné et d'une sensibilité à fleur de peau, "Our City Dreams" n'évite pas les pièges de l'inégalité et de l'intérêt qui s'estompe au fil de ses 90 minutes

Pour son premier documentaire, la jeune réalisatrice Chiara Clemente a décidé de suivre cinq artistes féminines qui habitent New York. Tour à tour, Swoon, Ghada Amer, Kiki Smith, Marina Abramovic et Nancy Spero dévoilent leurs passions en ouvrant grand les portes de leurs demeures.

Cette prémisse universelle qui pourrait se reproduire n'importe où prend le prétexte de l'art (par la peinture, le dessin, des performances énigmatiques, etc.) pour pénétrer dans l'inimité de ses sujets. Bien que les gens soient filmés en plein processus de création et que leurs ouvrages illustrent abondamment le propos, la cinéaste prend le parti d'explorer le cheminement personnel de chacune. Elle n'hésite donc pas à les suivre en France, en Italie et en Thaïlande pour essayer de capter ce qui les inspire.

La démarche, qui bénéficie d'un montage cohérent et soigné, est conditionnée par ces femmes. Comme c'est généralement le cas lors de courts-métrages, l'intérêt ne peut que varier. Marina Abramovic fascine avec ses jeux de statues et son utilisation du corps humain. Ce n'est toutefois pas le cas de toutes les artistes dont le destin pourra plus ou moins toucher certaines personnes. Il est également dommage que la Grosse Pomme ne soit pas aussi bien utilisée que l'auraient souhaité leurs plus fervents admirateurs, et que le tout tend à s'essouffler avant la tombée du générique.

La musique variée explore différentes zones d'émotions. Il y a du saxophone, de la guitare sèche, du piano, quelques pièces rock et beaucoup de mélodies classiques. Un ou deux choix peuvent paraître pompeux, mais l'ensemble donne une touche supplémentaire d'âme et de personnalité. La piste sonore anglophone exploite peu les différentes enceintes. En revanche, les dialogues sont généralement clairs. C'est toutefois dommage qu'aucun sous-titre ne soit disponible, car quelques accents sont parfois plus difficiles à saisir.

Puisque le montage utilise différentes sources de matériels, la qualité vidéo demeure inégale. Il y a parfois du grain, des égratignures et des couleurs délavées qui se joignent à l'ensemble. Les photographies en noir et blanc font cependant bonne figure, tout comme les documents plus récents où les contrastes sont généralement justes. Bien qu'imparfaite, cette utilisation d'archives offre un regard encore plus sincère sur ces âmes en pleine ébullition.

La pochette blanche montre des esquisses de dessins et de la ville de New York. Le menu principal du DVD, statique et sans musique, reprend cette idée. Les suppléments peu étoffés ne font pas long feu. Il y a des biographies écrites des différentes personnes interrogées, une échelle de temps en format PDF, une honnête bande-annonce originale, une série de trois publicités, un petit clip superficiel sur le designer Stephen Sprouse qui comporte une superbe pièce de Blonde Redhead, et un documentaire de seulement trois minutes où la réalisatrice discute de ses thèmes.

"Our City Dreams" est un documentaire introspectif qui, par l'art, s'infiltre dans le quotidien de femmes, afin de montrer ce qui se trouve derrière leurs inspirations. Des beaux portraits qui auraient cependant mérité un peu plus de finition et de polissage, en s'attardant par exemple plus longtemps à certaines de ces artistes.


Cotes

Film6
Présentation2
Suppléments3
Vidéo6
Audio6