Parting Shots
Koch Entertainment / BFS

Réalisateur: Michael Winner
Année: 1999
Classification:
Durée: 99 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
21 mars 2008

Qui aurait cru que le réalisateur de la série des Death Wish avec Charles Bronson et de Serpico s'attaquerait un jour à la comédie? Hé bien, c'est une expérience qu'il tenta en 1998 avec un film intitulé "Parting Shots" et mettant en vedette le chanteur blues-rock Chris Rea et la star d'un soap britannique des années quatre-vingt Felicity Kendal. De plus, il réussit un tour de force en convainquant des acteurs britanniques chevronnés d'apparaître le temps d'une scène ou deux. On retrouve ainsi Bob Hoskins, Ben Kingsley, Joanna Lumley, Diana Rigg, Oliver Reed, Peter Davison et même John Cleese donnant la réplique au duo.

Malheureusement, n'est pas drôle qui veut! Peut-être en voulant trop en faire, le réalisateur-scénariste-monteur-producteur Winner a oublié de s'appliquer dans chacune de ses tâches et nous livre un film quelconque, qu'on prend presque en pitié et qu'on regarde avec sympathie et compassion pour les acteurs qui s'y retrouvent. L'histoire est un amalgame de vieux scénarios réchauffés avec des gags qui tombent à plat. Monsieur Winner n'a aucun sens du timing pour la comédie, ses acteurs sont mal dirigés, sa distribution principale est douteuse (Chris Rea est de loin meilleur chanteur qu'acteur), la mise en scène est maladroite et le montage bâclé. Pour quelqu'un qui se vante de travailler encore sur Moviola (les vieilles machines à montage où l'opérateur coupait physiquement le film puis recollait avec du ruban adhésif les bouts pour assembler une séquence complète) au lieu d'utiliser les outils informatiques modernes question de lui permettre un montage plus dynamique, son travail aurait eu bien besoin de l'aide de professionnels!

Le film raconte l'histoire d'un homme dans la cinquantaine (Chris Rea), photographe de mariages, qui apprend qu'il souffre d'un cancer fatal et qu'il mourra dans six semaines. Il décide donc finalement de se venger de tous les gens qui ont abusé de lui sa vie durant en les éliminant un par un (ce sont les rôles des invités spéciaux). Aidé de sa nouvelle flamme (Kendal) il part donc à la recherche de son ex-femme, d'un ex-patron l'ayant renvoyé après lui avoir volé ses idées, de la brute l'ayant terrorisé à l'école et ainsi de suite. N'ayant rien à perdre, il ne fait même pas attention aux témoins ni aux indices. Mais la chance est de son bord puisqu'à chaque meurtre il échappe à la police. Il engage aussi un tueur à gages pour mettre fin à ses jours et ainsi permettre à sa fiancée de toucher une prime d'assurance élevée en cas de mort violente. Mais en fin de compte, les radiographies sur lesquelles le médecin s'était basé pour le diagnostic de cancer n'étaient pas les siennes et il ne souffre finalement que d'un ulcère d'estomac. Réussira-t-il à décommander le tueur à temps et à éviter la prison pour tous ses meurtres?

Au niveau de la qualité visuelle, le travail de transfert a été bien fait. De beaux contours et une image nette et lumineuse agrémentée de couleurs riches et chaudes. Seuls les extérieurs dans la campagne anglaise manquent un peu de punch. Au niveau audio, les marmonnements de Chris Rea sont souvent inaudibles, mais sinon la balance du son est plutôt bonne. Les fréquences sont bien définies et le mixage est généralement bien balancé. La musique de Monsieur Rea remplit aussi bien son rôle et sait se faire discrète aux bons moments. En suppléments, on retrouve la bande-annonce du film, des biographies écrites des acteurs, des commentaires écrits du réalisateur et quelques pages d'anecdotes inutiles sur la vie des stars du film et de commentaires superflus sur le tournage.

Bref, un film à peine sympathique et qu'on voudra voir seulement pour les quelques séquences amusantes avec John Cleese.


Cotes

Film6
Présentation6
Suppléments7
Vidéo8
Audio8