The Pyjama Girl Case
Blue Underground

Réalisateur: Flavio Mogherini
Année: 1977
Classification: NR
Durée: 102 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon François Langevin
19 mars 2006

Flavio Mogherini est un homme qui occupa de nombreux sièges au cours de sa carrière cinématographique. Tantôt architecte-décorateur, tantôt producteur, parfois créateur des costumes, parfois écrivain, il s'appropria également la chaise de réalisateur à l'occasion. Parmi les quelques films qu'il a dirigés, "The Pyjama Case Girl" est certainement celui qui se détache du lot.

S'inspirant d'un fait vécu qui secoua l'Australie en 1934, ce film raconte l'enquête menée par la police pour découvrir l'identité d'un tueur sadique qui a abandonné sa victime (Dalila Di Lazzaro) sur une plage, le corps mutilé et le visage complètement brulé. Le seul indice que les enquêteurs possèdent est le fait que cette femme portait un pyjama de couleur jaune. L'inspecteur Thompson (Ray Milland), policier à la retraite, sera demandé en renfort pour tenter de dénouer l'impasse sur ce meurtre.

Même si on considère ce film comme un "Giallo", il diffère passablement des films de ce genre. L'histoire tourne autour d'un meurtre et non pas d'une série de meurtres, il n'est pas "Gore", sa cinématographie est beaucoup moins léchée et ses décors sont beaucoup moins épurés qu'à l'habitude. Par contre, le volet nudité est bien exploité et pour cause, car la comédienne Dalila Di Lazzaro possède le physique de l'emploi. Ce thriller se déploie très lentement et ce qui le rend intéressant réside dans son montage qui s'évertue à nous raconter cette histoire en utilisant bon nombre de retours en arrière. Ainsi, l'enquête policière se mélange au passé libidineux de la victime et c'est sur ces deux fronts que l'on nous amène vers une finale qui vous séduira si vous avez l'esprit tordu. Ce film fût tourné entièrement en Australie et il possède une distribution très intéressante pour son petit budget. En plus d'avoir Ray Milland dans le siège de commande, on peut voir également un Mel Ferrer toujours aussi juste.

Le transfert vidéo est passé par un rematricage et le résultat final est impressionnant. Au risque de me répéter, la compagnie "Blue Underground" prend grand soin des films qui lui passent entre les mains et offre aux cinéphiles des éditions de DVD de très grande qualité. L'image est riche en détail et se compose d'une impressionnante palette de couleurs. Toute forme d'impuretés a été éliminée de la pellicule et seuls quelques renforcements de contour sont visibles à l'occasion. Seule, la piste sonore doublée en anglais de format monaural est offerte. Quoiqu'un peu sourde, cette trame propose des dialogues perceptibles même s'ils ne sont pas nécessairement justes.

Le documentaire d'une trentaine de minutes intitulé "The Pyjama Girl Mystery - A True Story of Murder, Obsession, and Lies" est le supplément principal. Faite à partir d'un entretien avec l'auteur Richard Evans qui a écrit un livre sur ce crime horrible, cette intéressante revuette nous permet d'en connaître beaucoup plus sur le crime. Photos d'époque et archives vidéo à l'appui, l'écrivain se livre à un généreux exposé sur cette sordide affaire. La bande-annonce du film complète la section des extras. Une réimpression de la bande dessinée intitulée "The Pyjama Girl" de l'auteur Eddie Campbell, publiée originalement dans le périodique "Taboo" du bédéiste Stephen Bissette (1er numéro) est également incluse dans cette édition DVD. Cette adaptation illustrée de huit pages de ce crime se veut une belle initiative de la compagnie "Blue Underground" et complémente très bien le film et son documentaire.

"The Pyjama Case Girl" n'est pas la quintessence du genre "Giallo" mais demeure tout de même un très bon thriller qui n'a rien de linéaire et qui comme son crime, demeure tordu. Avis aux intéressés!


Cotes

Film7
Présentation5
Suppléments5
Vidéo8
Audio6