Sans arme ni haine ni violence
Lea Films / Filmoption International

Réalisateur: Jean-Paul Rouve
Année: 2008
Classification: G (QC)
Durée: 86 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 15
Nombre de disques: 1 (DVD-5)
Code barres (CUP): 777156101638

Ce DVD est disponible chez:

Selon Yan Bouchard
25 septembre 2011

Après nous avoir parlé du gang des postiches avec Le dernier gang en 2007 et de Mesrine avec L'instinct de mort et L'ennemi public #1, le cinéma français s'attaque à un autre ennemi public, le fameux Albert Spaggiari, le cerveau derrière le "casse du siècle" survenu à la Société Générale de Nice en juillet 1976. Cambrioler une salle de coffres en passant pour les égouts lui a rapporté pas moins de cinquante milliards d'anciens francs. Pour ma part, Spaggiari est un nom que je ne connaissais pas, mais j'étais très intéressé à connaître son histoire. Premier film de Jean-Paul Rouve en tant que réalisateur, "Sans arme, ni haine, ni violence", inspiré de la cavale de Spaggiari arrive sur les écrans français en 2008, mettant en vedette Rouve dans le rôle principal, ainsi qu'Alice Taglioni et Gilles Lellouche.

Après avoir été appréhendé pour avoir conçu, organisé et réussi le célèbre casse de Nice, Albert Spaggiari (Rouve) s'évade du bureau du juge d'instruction en sautant par la fenêtre d'une hauteur de huit mètres, atterrissant sur une voiture et s'enfuyant à bord d'une moto chauffée par son complice. C'est à partir de cette journée de 1977 que Spaggiari restera insaisissable, résistant à toutes les tentatives d'arrestations de la police française. Au cours de sa cavale qui durera jusqu'à sa mort en 1989 à la suite d'un cancer, il multipliera les rencontres avec des journalistes et apparaîtra sur de nombreuses photos. Véritables pieds de nez aux autorités françaises, ce gentleman cambrioleur réussira à se construire un semblant de liberté tout en rappelant au public qu'il n'est nul autre que le cerveau du "casse du siècle". C'est lors d'un passage en Amérique du Sud que Vincent, un reporter, réussira à approcher l'ennemi public #1 et le côtoiera pendant quelques jours. Durant ce séjour, Vincent découvrira le véritable visage de Spaggiari, un visage loin de celui qu'on connaît.

Tourné dans un style rétro, ce long métrage étonne par sa facture visuelle. À la fois vieillot et actuel, le transfert vidéo nous offre une image à la fine pointe de la technologie. Malgré quelques passages où le grain de l'image est trop présent, le reste du film offre une image précise, claire et sans accroc. Les couleurs, dans un style des années soixante-dix, sont éclatantes et profondes. Petit doute au niveau de la piste stéréo offerte, je ne comprends pas pourquoi les studios s'obstinent à nous offrir si peu quand une piste Dolby Digital 5.1 devrait être la norme au niveau des productions DVD. Malgré tout, avec le type de film que nous propose "Sans arme, ni haine, ni violence", elle fait le travail correctement, sans plus. Les dialogues sont audibles tout du long, ce qui est le facteur le plus important avec cette production. Aucun supplément n'est offert et le DVD nous arrive dans un boîtier standard et une présentation très simpliste.

Au final, l'histoire de ce grand escroc français ne m'a aucunement touché. Je ne sais pas si c'est dû à la manière que Jean-Paul Rouve a décidé de nous le présenter, avec beaucoup de "flashbacks" et centré sur le personnage et non sur l'œuvre, mais avec moi, ça n'a tout simplement pas passé. Je crois cependant que le film peut plaire à un certain public, mais je vous conseille d'abord la location pour vous en faire votre propre idée.


Cotes

Film4
Présentation5
Suppléments-
Vidéo9
Audio7