Scorpion
Les Films Séville Pictures

Réalisateur: Julien Seri
Année: 2007
Classification: 18A (QC)
Durée: 98 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD51, DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
4 novembre 2007

"Mais que diable allait-il faire dans cette galère?" peut-on se demander en voyant le comédien français montant Clovis Cornillac (le prochain Astérix, en remplacement de Christian Clavier) se ramasser dans un foutoir pareil. Je sais que ce n'est pas un comédien à la palette très variée et qu'il se retrouve souvent à jouer des rôles de "beauf" ou de grosse brute épaisse, mais accepter de jouer le rôle titre de Scorpion était une décision soit de narcissisme pur ou seulement bassement financière. À moins que son agent ait oublié de lui faire lire le scénario avant qu'il signe son contrat!!! Toujours est-il que ce film de testostérone est terriblement mauvais. Aucune originalité au scénario, des personnages unidimensionnels, des dialogues risibles, un machisme digne du pire vidéoclip de "gangster rap", des héros bidons, des pitounes de service mauvaises comédiennes et une narration pseudo profonde pour couronner le tout. Même les combats, car c'est un film se déroulant dans l'univers des combats ultimes, sont plutôt moches, l'acteur étant plus acteur que . Bref, un navet.

C'est l'histoire rocky-esque d'Angelo (Clovis Cornillac) un jeune combattant de boxe thaïe dont la carrière s'est brusquement terminée à la suite d'une bagarre de rue ayant coûtée la vie à un rival. Après des années passées en prison, Angelo, alias Scorpion, est enfin libéré et se retrouve clochard, alcoolique, déprimé, et sans le sou. Une de ses relations dans les milieux de la petite pègre locale lui fait rencontrer un promoteur (véreux évidemment!) organisant des matches illégaux de combats ultimes qui lui offre de devenir son manager. Scorpion, au bout du rouleau, ne peut qu'accepter, d'autant plus que la jolie serveuse blonde travaillant dans la discothèque de son nouveau patron lui fait de l'œil, mais ne veut pas s'engager avec un minable. Angelo le looser redeviendra donc SCORPION pour conquérir la Belle! Mais évidemment, tout n'est pas rose au royaume des brigands puisque la pitoune en question est aussi une prostituée travaillant exclusivement pour le chef du chef, le gros bonnet de la briganderie locale. Or Angelo veut l'exclusivité et veut sortir madame de ce cercle vicieux et en plus s'occuper du jeune fils un peu tristounet de la gente dame. Après bien des victoires, il devra donc affronter LE monstre du combat ultime pour sauver la vie de celle qu'il aime et faire tomber les caïds de la mafia le contrôlant.

Je ne pense pas vendre le punch en vous disant que bien sûr il réussit, à l'aide d'une maîtresse, policière déguisée en journaliste, et que tout est bien qui finit bien avec le classique des classiques en finale : Angelo et le fils de sa copine sur un banc de parc avec l'enfant voulant jouer à la boxe et l'adulte lui répliquant que la boxe c'est pour les grands et si on lisait une histoire à la place. Snif snif snif! Bon, ceci dit, si vous êtes VRAIMENT un amateur de combats extrêmes et de testostérone et un macho pratiquant, vous apprécierez peut-être ce film. Sinon, achetez-vous l'intégrale de Van Damme, c'est aussi mauvais, mais au moins les combats sont meilleurs!

Au niveau audio-visuel, on s'est forcé pour nous donner quelque chose de mieux. Bien que le look faussement sale du film (question de nous montrer la déchéance et la bassesse de ce milieu interlope!) et les combats découpés à la Gladiator de Ridley Scott (en jouant avec l'obturateur de la caméra et la vitesse de déroulement de la pellicule on arrive à découper les mouvements de façon saccadée et hautement stylisée, nous donnant en plus l'avantage d'un réalisme, en insérant le tout dans un montage aux dix milles plans, et ce, même quand les participants sont des amateurs et non pas de vrais Goths sauvages ou de vrais combattants ultimes comme dans ce cas-ci!) tombent vite sur les nerfs, le transfert est plutôt propre avec une bonne profondeur et rondeur dans la trame audio et une réussite au niveau du mariage des couleurs et des ombres. Il n'y a pas de supplément sur ce DVD.


Cotes

Film4
Présentation6
Suppléments-
Vidéo7
Audio7