So Close
Columbia TriStar Home Entertainment

Réalisateur: Corey Yuen
Année: 2002
Classification: 14A
Durée: 111 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Cantonais (DD51), Mandarin (DD51), Anglais (DD51), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais, Française, Chinois, Coréen, Portugais, Espagnol, Thaïladais
Nombre de chapitres: 28
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Robert Bélanger
13 décembre 2003

Lara Croft, Charlie's Angels… le phénomène des héroïnes de films d'action est plutôt récent à Hollywood. On était plutôt habitué de voir les jolies femmes jouer le rôle de potiches de service dans les James Bond. Bon, il y'a bien eu Pam Grier dans les films "Blaxploitation" des années 70 (Foxy Brown étant sans doute le plus connu), mais il n'y pas vraiment eu de continuité dans ce style par la suite. Tout récemment, Quentin Tarentino avec son dernier opus Kill Bill, rend en quelque sorte un hommage à ce genre propre au cinéma de Hong Kong, qui comble ses fans depuis des décennies. Des films de Cheng Pei-pei dans les années 60 (Come Drink With Me des légendaires Shaw Brothers par exemple) jusqu'à Naked Killer et The Heroic Trio, la recette arts martiaux, pitounes et pistolets, communément appelée "Girls with Guns" a fait ses preuves. Recette donc, que Corey Yuen, vétéran acteur, chorégraphe de scènes d'action et réalisateur (The Legend of Fong Sai-Yuk, Jet Li's The Enforcer et tout dernièrement The Transporter) applique à merveille dans "So Close".

Deux soeurs, Sue (Zhao Wei) et Lynn (Shu Qi), héritent à la mort de leurs parents assassinés de "World Panorama", un système de surveillance ultra-sophistiqué sur lequel leur père travaillait depuis des années. Elles offrent alors leurs services d'assassins high-tech aux plus offrants. Lynn, l'aînée et la plus jolie, semble perpétuellement se mouvoir au travers d'une brise légère. Elle excelle dans les arts martiaux, manie aussi bien le pistolet que le bâton de rouge à lèvres, et affectionne les talons hauts et les vêtements griffés. Sue, la cadette, a une personnalité effervescente et enjouée. Ses multiples talents incluent l'informatique, les gadgets, et une tendance à faire la moue lorsqu'on lui dit non. Après avoir éliminé avec succès le Chairman Chow, un triste individu a la tête d'une firme de haute technologie, les deux soeurs se voient poursuivies par le détective Hong (Karen Mok), une femme un peu garçonne, perspicace et déterminée, qui fume le petit cigare, tourmente son assistant avec des blagues salaces et est aussi habile au kung-fu qu'avec un katana. Lorsqu'une ancienne flamme réapparaît, Lynn qui aspire à une vie normale, essaie de convaincre Sue qu'il est temps de ranger les armes. Cette dernière ne veut rien entendre et, voyant ici l'occasion de sortir de l'ombre de sa soeur, accepte seule une mission des plus risquée. Quand la poussière retombera, rien ne sera plus comme avant.

On ne se le cachera pas, on ne regarde pas ce genre de film pour les subtilités du scénario et la profondeur des personnages. Les méchants sont tous interchangeables et Yuen joue à fond la carte du mélo. Même si Zhao Wei et Karen Mok s'en tirent plutôt bien, et malgré certains efforts pour approfondir la relation entre les deux soeurs, tout est ici prétexte à l'action.

Et là on est servi. De la séquence initiale, qui culmine en une sorte de ballet surréaliste où Lynn défie la gravité au travers d'une tempête de flocons de verre, en passant par une poursuite en voiture assez inventive, jusqu'à la scène de combat finale plus traditionnelle, mais combien efficace, Yuen nous en met plein la vue et, ce qui est essentiel, parvient à nous faire croire que nos trois super nanas sont des expertes en arts martiaux. Les Charlie's Angels peuvent aller se rhabiller.

Côté vidéo, l'image est claire, les couleurs vives et le contraste adéquat. Rien de spectaculaire, mais dans les normes pour un film récent. La trame sonore anglaise est la plus dynamique et la plus efficace des quatre proposées. Les autres auraient pu être plus agressives, car les arrières sont sous-utilisés et les basses manquent de vigueur. Pour les puristes, je vous suggère l'écoute du film en mandarin plutôt qu'en cantonais puisque Shi Qi et Zhao Wei s'expriment dans cette langue. Dans ce cas, les sous-titres apparaissent en jaune ce qui facilite leur lecture. La navigation des menus est aisée, mais ceux-ci sont statiques, sans musique ou effets sonores. Pas de suppléments sur ce disque à part quelques bandes-annonces.


Cotes

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