Le film débute sur une scène de fusillade qui essaie de démontrer que la police du cinéma coréen est aussi inefficace que la police hollywoodienne à arrêter des criminels et dans le traitement du seul responsable des bons coups de cette intervention. Trois gars, ayant à leur tête un criminel nommé "T" (Park Sang-min), mènent un assassinat dans l'aéroport Gimpo de Séoul et des centaines des policiers du SWAT les laissent premièrement passer parmi eux en croyant leur faire peur avec leurs armes, alors que ceux-ci se mettent à liquider avec des "pompeux" ces policiers équipés de mitraillettes. Un policier du métro de passage par-là réussit à atteindre ces criminels avec une arme d'un policier abattu et le responsable de la police en est furieux. Ce gars, Jay (Kim Seok-hun), s'est attiré bien plus que des bosses avec son patron, car maintenant T veut vraiment sa peau. Effectivement, Jay a un historique avec T que nous allons découvrir tout le long du film en capsules flashback.
Une jeune pickpocket originalement nommée Kay (Bae Du-na) tourne autour de Jay et va même fouiller dans son appartement. Elle le trouve intéressant, mais Jay quant à lui vit un roman Harlequin dans sa tête depuis que sa femme est morte. Lors de la visite de son appartement, Kay réalise que Jay est obsédé par T et lorsqu'elle voit ce dernier dans le métro, elle contacte Jay (où a-t-elle eu son numéro de cellulaire?).
T n'est pas pour rien dans le métro... il a des comptes à régler avec son passé. Il prend un train en otage et roule vers la fin de ligne à toute vitesse. Si les autorités coupent le courrant qui alimente le train, une bombe explosera. Malgré que T agisse en maître à penser de toute cette situation, il n'est pas vraiment brillant pour trouver des solutions aux imprévus qui se présentent devant lui. Durant cette prise d'otage (T ayant sous la main le maire de Séoul, un caméraman de la télévision et une poignée de passagers), le chef de police veut rentrer dans le tas et tout faire sauter (et surtout crier après Jay comme un moron) et les bureaucrates du gouvernement veulent le train détruit, car une microchip - une carte MemoryStick de Sony bien entendu - à bord de celui-ci incrimine le président. Le chef contrôleur du métro, monsieur Kwon (Son Byeong-ho), quant à lui veut sauver les passagers avant tout.
Ce film, inspiré de succès américains tels que Die Hard, Collateral Damage et surtout Speed, nous projette dans de l'action folle qui se complique encore plus à toutes les dix minutes par l'ajout de nouveaux éléments par exemple le fait que Jay ait tué dans le passé la blonde de T et T celle de Jay (quel hasard!). Les fans de l'action seront servis, mais les autres devront mettre leur cerveau en sourdine pour apprécier ce film. Mais que d'excitation qui vous garde sur le bout de votre siège jusqu'à la fin! Les visuels du film vous en mettent plein les yeux, mais les dialogues risquent de vous endormir, au minimum vous faire vomir. Et que dire de cette soupe à l'alphabet pour les noms des personnages, "T", "K" et "J", on se dirait dans un nouvel épisode de Men in Black. Le passé entre T et Jay est très superflu et ne sert vraiment qu'à alimenter le côté Harlequin du film, dont la fin est probablement tirée d'un de ces bouquins (agencé de technologie électronique bien entendu!). Tous les personnages sont plein de clichés risibles à part peut-être Kwon qui semble à être le seul à avoir les pieds sur terre.
Même si la pochette du film nous annonce du cinéma coréen (du sud) en citant que ce film vient des créateurs du film Shrir (entre autres son assistant-réalisateur Baek Woon-hak), le potentiel de ce dernier n'est jamais atteint. Pour ceux qui veulent un avant-goût du cinéma coréen, passez ce film, car il fait beaucoup plus américain qu'autre chose. Justement, visionnez Shrir qui vous donnera une meilleure impression de ce qu'est un blockbuster coréen.
Comme je disais, le visuel du film est épatant et le transfert du DVD lui fait hommage. Très peu d'artéfacts de compression sont visibles et seul le grain du film est légèrement visible. La piste sonore que je préfère est l'originale coréenne, mais c'est malheureusement la seule qui n'est pas en Dolby Digital 5.1. J'ai tout de même échantillonné les autres pistes sonores pour m'apercevoir que le mixage Dolby Digital 5.1 n'ajoute que très peu à l'ambiophonie, soit un bruit de vitre cassée ici, un coup de fusil par-là, rien de vraiment plus. La piste sonore originale n'offre qu'une certaine séparation avant, ramenant les dialogues à une position centrale. Rien de vraiment excitant du côté sonore, mais pour une fois les personnages disent la même chose que les sous-titres dans les pistes sonores doublées!
Le menu du DVD est animé de scènes rapides du film qui nous donne une bonne idée du tempo du film sans toutefois nous en dire trop. Il y a des transitions tout aussi rythmées qui nous mènent à des menus statiques tout de même bien intéressants, spécialement celui des suppléments.
Parlant des suppléments, nous y retrouvons des bandes-annonces, un vidéoclip et un documentaire derrière les caméras qui nous explique ce qui s'est passé durant les cinq années de production du film. Le documentaire est très intéressant durant les quinze premières minutes malgré son petit côté promo, mais les six dernières minutes ne sont qu'une grosse bande-annonce. Un ensemble bien intéressant et l'inclusion d'un vidéoclip étranger donne une belle touche à tout cela.
Le film n'est pas un must à votre collection, mais je trouve tout de même que c'est un bon ajout dans une collection de film d'action (juste à côté de Speed), principalement pour ceux qui n'écoutent habituellement pas de films étrangers. C'est quand même un film que je vais revoir entre amis de par son action qui n'arrête pas!
| Film | 7 |
| Menu | 6 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |