Avec des recettes cumulées de 443 millions de dollars au box-office mondial, les deux premiers films de la série Fast and Furious plaisent certainement à un large public. On a là une preuve flagrante de la popularité du monde de l'automobile modifiée. Ce ne sont pas seulement les petits conducteurs de Honda Civic avec la casquette à l'envers qui vont voir ce film. Ce sont aussi leurs parents ou tous les autres adeptes de film d'action. On a beau ne pas aimer les voitures sports, il n'en reste que les "Fast and Furious" sont de bons films d'action.
Maintenant que la sauce a été assez étirée dans le cas des courses de rue, les producteurs de "Fast and Furious" ont dû trouver une autre idée: le drift. Ceux qui ont joué à des jeux vidéo comme Need for Speed Underground savent très bien ce que c'est. Il s'agit de faire déraper sa voiture afin d'aller chercher le plus de vitesse possible dans des circuits remplis de courbes et dont la largeur est très petite. Nous avons donc maintenant droit à "The Fast and The Furious Tokyo Drift". Ce nouveau volet ajoutera 155 millions $ à la série.
Dans "Tokyo Drift", on nous présente Sean, un jeune adepte de vitesse et de voiture sport qui a le don de se mettre dans le trouble. Le résultat, il doit déménager à chaque fois. Alors qu'il s'apprête à célébrer ses 18 ans, il est obligé d'aller vivre à Tokyo avec son père, un militaire à l'étranger. Sean n'a même pas le temps de s'habituer à sa nouvelle ville qu'il doit déjà recommencer l'école. C'est là qu'il renouera avec la course et ainsi avec les problèmes. Sean pensait faire son malin en lançant un défi au chef d'une gang. Il lui dit qu'il peut le battre à n'importe quelle course. Sauf que Sean ne connaît pas l'art du drift. Il se retrouve donc avec une voiture anéantie qui appartenait à un autre membre de ce gang. Tout en travaillant pour ce gang, afin de rembourser les dégâts, Sean apprendra à drifter.
L'accent du film est mis sur les voitures et les courses. Cependant, certains détails ont été négligés et ça nuit un peu au film. Par exemple, le comédien qui interprète Sean, Lucas Black, n'a vraiment pas l'air d'un jeune du secondaire. Ça ne fonctionne tout simplement pas. Aussi, les Japonais du film nous parlent sans même aucun accent. On dirait de vrais Américains, ce qu'ils sont sûrement puisque le film a été tourné à Los Angeles. Finalement, ce film a de quoi faire sursauter les féministes du Conseil du statut de la Femme. Disons que les filles ne sont pas très brillantes. Par exemple, l'une d'elle dit : "Celui qui gagne la course... me gagnera". Voilà une fille facile.
L'aspect visuel du film est irréprochable. L'image est belle dans toutes les circonstances. Les couleurs ressortent incroyablement et elles mettent en valeur la beauté des voitures. Les cinéphiles équipés d'un système de son ambiophonique seront ravis. Le son du moteur, des pneus et des collisions se fait sentir tout autour de vous. Ne vous en faites pas, les basses fréquences sont aussi plus que présentes.
Comme les deux premiers films de la série, le DVD de "The Fast and The Furious Tokyo Drift" est rempli de suppléments. Ceux-ci sont surtout axés sur le drift. On retrouve en tout six reportages sur la production du film. "Drifting School" nous montre les principaux comédiens qui reçoivent une formation sur un circuit fermé pour apprendre à drifter. Ce cours est donné par des professionnels du milieu qui sont aussi les conducteurs lors des courses pour le film. On remarque que c'est la seule fille du groupe qui est la meilleure en dérapage. En plus, elle n'a son permis de conduire que depuis un an. Ça, c'est dur pour l'ego de nos fringants comédiens. "Cast Cam" est un montage de moments filmés par des artisans de "Tokyo Drift". Qui? On ne le sait pas. Par contre, c'est dans cet extra que l'on voit des scènes derrière les caméras.
Dans le reportage "The Big Breakdown", le réalisateur nous explique, en compagnie de ses collègues des effets spéciaux, comment les plus grosses scènes ont été tournées. Parmi celles-ci, on peut voir un spectaculaire accident où l'un des personnages perd la vie. "Tricked Out To Drift" nous montre les 230 voitures utilisées durant le tournage et comment chacune d'elles ont dû être modifiée pour le tournage. Par exemple, il peut y avoir cinq voitures pareilles, mais l'une est modifiée pour faire des sauts, l'autre pour la vitesse ou une autre pour le dérapage. "The Real Drift King" nous présente le premier grand champion international de course de drift. Ce dernier essaie quelques voitures et c'est aussi lui qui conduit les autos durant certaines scènes de drift. "Japanese Way" est le dernier documentaire de production. Il nous montre les différences culturelles entre deux mégapoles, Los Angeles et Tokyo. On voit comment s'est déroulé le tournage des scènes filmées à Tokyo. J'ai bien aimé quand les producteurs nous racontent qu'ils ont travaillé dans des lieux interdits et qu'ils devaient faire attention aux policiers.
Quelques scènes supprimées sont disponibles sur le DVD. Selon moi, l'une d'entre elles aurait eu sa place dans le montage final. On y voit la première rencontre entre Sean et l'un des membres du gang. On comprend ainsi mieux son attitude envers ce groupe de jeunes. Finalement, on peut regarder le film en écoutant les commentaires du réalisateur, Justin Lin, qui nous parle du tournage en général, des lieux, des moments et des difficultés rencontrées. Il utilise aussi sa tribune pour vanter les acteurs et les membres de son équipe.
Soit dit en passant, ceux qui planifient de s'acheter des pneus (l'hiver s'en vient) pourront trouver un coupon à l'intérieur du DVD vous permet d'économiser jusqu'à 100 $ sur des pneus de marque Toyo. Ça vaut la peine.
| Film | 7 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 9 |