Fatal Attraction
Special Collector's Edition
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Adrian Lyne
Année: 1987
Classification: R
Durée: 119 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DD20), Français (DDST)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 17
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca
La bande sonore originale est disponible chez Amazon.ca

Selon Sébastien Noël
5 février 2003

Faire un film sur l'infidélité semble être une chose facile aujourd'hui. En 1987, les producteurs de "Fatal Attraction" et Michael Douglas ont travaillé immensément fort pour convaincre un studio de cinéma de distribuer un film aussi percutant et choquant sur l'infidélité. Ils ont essuyé pas moins de 26 refus de réalisateurs différents et une dizaine de la part de studios de cinéma. Une quinzaine d'années plus tard, ce film est devenu une référence pour les films de thriller, et fait toujours l'objet de grands débats sur le féminisme et l'infidélité.

"Fatal Attraction" raconte l'histoire d'un homme bien ordinaire, Dan Gallagher (Michael Douglas) qui aime sa femme (Anne Archer) et sa jeune fille de dix ans. Alors que sa femme et sa fille ont quitté pour une fin de semaine, Gallagher fera une rencontre avec Alex Forrest ( Glenn Close) qui se terminera par une interminable baise dans la maison des Gallagher. Une fois sa femme revenue, Gallagher croit qu'il pourra mettre un terme à sa relation aussi vite qu'elle a débuté, mais l'amante n'entend pas se laisser oublier aussi facilement. Elle va harceler Gallagher jusqu'à le rendre complètement fou. Une histoire qui fera réfléchir plus d'un homme qui voudrait, discrètement , tromper sa blonde...

Les thèmes de la sexualité, de l'infidélité et du féminisme semblent être des préoccupations importantes du réalisateur Adrian Lyne. Flashdance, 9 1/2 weeks, Indecent Proposal et tout récemment Unfaithful avec Diane Lane, sont tous des films que Lyne a réalisés et qui ont suscité la controverse. Adrian Lyne est devenu un des réalisateurs les plus prolifiques des dernières années, grâce à son talent de mettre en scène des gens ordinaires confrontés à une offre vicieuse, qui une fois acceptée, viendra les ronger physiquement et surtout mentalement. "Fatal Attraction", malgré ses quinze ans bien sonnées, est demeuré une œuvre d'inspiration pour des films comme Presumed Innocent ou Swimfam.

Les couleurs du film/DVD de "Fatal attraction" ont beaucoup plus de tonus que sur la version VHS (que j'ai moi-même dans ma collection). Les couleurs sont plus chaudes et précises. La bande sonore française stéréo est décevante par moments, car un bruit de fond fatigant est audible tout au long du film; ce qui ne ferait pas grand différence avec certaines bandes mono. Les décors, l'habillement et la coiffure à l'image de la mode des années 80 n'aident pas à rafraîchir l'œuvre. Le menu du DVD est très simple, mais efficace: les visages des deux personnages principaux du film, Micheal Douglas et Glenn Close, alternent sous la mélodie d'une musique suspicieuse.

Les suppléments sont aussi délicieux qu'un morceau de chocolat. D'abord, un premier documentaire réalisé avec les protagonistes du film en 2002, raconte le début du projet jusqu'à la nomination aux Oscar de ce film dans six catégories. Parmi les informations pertinentes, on apprendra que le film était au départ une idée de court métrage, que les producteurs et le réalisateur avaient bien d'autres actrices dans leur mire que Glenn Close et finalement, que personne ne croyait au succès d'un film "dans lequel le héros principal trompe sa femme dans les dix premières minutes" ! On disait que l'œuvre était anti-commerciale.

Le deuxième bijou de cette partie de supplément s'intitule "Social Attraction" et décrit l'impact que le film a eu sur le mouvement féministe et sur le phénomène de l'infidélité. Michael Douglas n'hésite pas à raconter que quelques-uns de ses amis à Hollywood l'avait remercié à la suite du visionnement du film : ils ont préféré abandonner cette idée perverse de tromper leur femme. Un psychologue vient confirmer les dires de Douglas en établissant la comparaison suivante : "Fatal Attraction" a eu un impact aussi important sur l'infidélité, comme "Jaws" a eu un impact sur les nageurs.

L'autre documentaire touche le côté visuel du film qui est par le fait même sa faiblesse. Il est impertinent d'interroger à l'écran les artisans des costumes, maquillages, et coiffures des acteurs, puisque ce sont eux qui sont responsables des perruques remplies de fixatifs de Archer et Close et des couleurs plutôt fades des habits de Douglas. Du même coup, Close et Archer auraient pu former un groupe de musique et faire compétition à Motley Crüe et tous les groupes de hard rock aux cheveux "crêpés". Par contre, la première répétition entre Douglas et Close est impressionnante. Il s'agissait du premier véritable test de Close avec Douglas. C'est dans ces moments que l'on reconnaît les grands acteurs des imposteurs.

Pour terminer la liste des suppléments, Adrian Lyne présente fièrement une fin différente qui n'avait pas été retenue par les producteurs à la suite de projection-test. Une fin beaucoup plus difficile à prendre, mais beaucoup moins clichée. J'aurais gardé cette fin...


Cotes

Film8
Menu6
Suppléments9
Vidéo7
Audio6