Depuis quelques semaines, les deux versions de "Flight of the Phoenix" sont maintenant disponibles sur DVD. L'original tourné en 1965 par Robert Aldrich (juste avant son Dirty Dozen) avec James Stewart et Richard Attenborough m'avait suffisamment inspiré à visionner sa suite tournée par John Moore avec Dennis Quaid en tête de la distribution. J'étais tout d'abord très curieux à savoir si le film était assez différent pour que quelqu'un qui a vu l'original ait quand même du plaisir à le visionner sans tout deviner les scènes d'avance ainsi que voir si les scènes par ordinateur peuvent être compétitives aux vrais avions retrouvés dans l'original. La présentation de l'égocentrique Allemand du premier film était aussi une de mes questions à répondre puisque les Allemands de nos jours n'ont plus la signification d'autrefois pour les plus jeunes. Nous remarquons d'abord dans l'histoire que le désert du Sahara a été remplacé par celui de Gobi et que les effets visuels et des scènes d'action ont remplacé les longs dialogues de l'original. Les effets visuels qui par moments semblent très réels alors qu'à d'autres instants cela a tout simplement l'air d'un jeu vidéo. Alors que j'avais bien apprécié l'introduction simple et rapide de l'original, nous sommes introduits aux personnages dans la nouvelle version par une grande scène qui met en situation tous les occupants de l'avion et qui explique un peu trop de choses à mon goût... comme si le spectateur sera trop imbécile pour figurer le tout par lui-même au long de l'histoire comme avec l'original. Assez de comparaisons et examinons le nouveau film.
Le pilote d'avion-cargo C-119 Frank Towns (Dennis Quaid) et son co-pilote A.J. (Tyrese Gibson) sont envoyés dans le bassin de Tan Sag en Mongolie afin d'évacuer les employés d'un champ de forage pétrolifère qui vient d'être fermé. Après leur décollage, ils font front direct à une tempête de sable, mais Towns, trop têtu pour faire demi-tour, tente de survoler celle-ci sans succès et s'écrase en plein milieu du désert, loin des routes régulières des caravanes, loin de leur trajet prévu. Les onze passagers et membres d'équipage sont préparés à mourir de soif ou de faim sans secours prévus à l'horizon. Voilà qu'un entre eux, le plus énigmatique qui soit (Giovanni Ribisi), propose un plan pour s'en sortir: construire un nouvel avion avec les pièces encore intactes du vieil appareil. Towns est furieux de l'idée et considère que ce nouvel appareil a peu de chance de voler. Au fur et à mesure que les travaux avancent, il réalise que cette construction enlève l'ennui aux passagers dépossédés, mais une étonnante découverte quant à l'origine des idées de l'étranger viendra les bouleverser.
Le menu de ce DVD est intéressant dans sa composition, légèrement animé dans son écran principal. Partout ailleurs, il comprend des images statiques dans les teintes kakis/sépia du film. Ces teintes, durant le long-métrage, sont très bien transférées et les noirs sont profonds. En fait, ce film continue le bulletin de Fox par rapport aux transferts de nouveaux films sur DVD. Le seul hic que j'ai trouvé, c'est la légère accentuation des contours entre les personnages et le ciel. Ce film fait trembler votre système de son de façon assez satisfaisante. Lorsque que j'ai le choix entre une piste DTS et une piste Dolby Digital 5.1, de préférence j'écoute le film avec la DTS, mais la différence dans ce film entre les deux pistes est à peine audible, mais sont toutes deux de très bonne qualité. Les dialogues sonnent naturels et bien définis et la musique de Marco Beltrami remplit bien l'atmosphère du film. La basse et l'ambiophonie ne vous feront pas regretter l'achat de votre chaîne audio!
Comme suppléments sur ce DVD simple, il y a une piste de commentaires avec John Moore (réalisateur), John Davis (producteur), Wyck Godfrey (producteur) et Patrick Lumb (designer de la production) qui donnent tous des détails de la pré à la post-production, pas nécessairement en relation avec ce qu'il y a à l'écran. Les participants sont enregistrés ensemble et nous pouvons sentir la chimie entre ces gens qui se connaissent sûrement très bien. Pour éviter les temps morts, ils se posent des questions entre eux. Cette discussion est suivie d'un documentaire d'une quarantaine de minutes nommé "The Phoenix Diaries" qui nous donne l'impression d'être parmi les artisans lors du tournage, sans narration, croquant tout le monde sur le vif. Cet intéressant collage de ce qui a été tourné par diverses personnes à la caméra numérique nous montre les petits détails de la vie au quotidien sur le plateau loin de chez soi, les problèmes, les colères et les joies. Les occasionnels sous-titres nous donnent quelques détails pour mieux comprendre la situation montrée et pour nous indiquer le nom des gens. Ensuite, il y a une dizaine de minutes des scènes allongées, offert à ma surprise en panoramique anamorphique avec du son Dolby Digital 5.1 anglais, ainsi que quelques minutes de scènes retranchées commentées par John Moore et Patrick Lumb. Il y a pour finir (ou débuter dans ce cas) un montage de bandes-annonces et une publicité anti-piratage qui nous sont présentés à l'introduction du DVD dans le lecteur.
Loin d'être le succès du siècle, voilà un intéressant film pour passer une bonne soirée divertissante en famille ou entre amis qui est accompagné de suppléments présentés de façon inhabituelle pour ce genre de film, plutôt contemplatifs qu'informatifs ou promotionnels. Ceux qui ont en leur possession le film original, s'y plairont à comparer deux films de deux générations bien différentes.
| Film | 7 |
| Menu | 7 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |