Les comédies pour adolescents. Il faut croire que les années 90 n'ont rien inventé, si ce n'est que d'ajouter du sexe et des allusions homophobes et racistes avec les années. Dans les années 60, les vedettes les plus en vue de nos parents étaient Frankie Avalon et Annette Funicello, jouant respectivement dans les huit films de ce monstrueux coffret. La plupart du temps, et c'est encore vrai aujourd'hui, il ne fallait que regarder ce que la jeunesse voulait et l'offrir à l'écran. Il y a 40 ans, les jeunes avaient les plages, les courses de voitures, les discothèques, l'ambition, sans compter le regard très adulte de la caméra qui ne se prive pas à filmer les travers de la délinquance juvénile : fumer, faire de la haute vitesse, ne pas rentrer à l'heure dictée par nos parents, écouter les "Beach Boys" et la liste continue...
Avec cette collection, on nous offre les "American Pie" des années 60, le sexe et les gags gras en moins. Par contre, l'explosion de la sexualisation des États-Unis se fait voir grandement surtout lors d'une scène dans laquelle un groupe de jeunes femmes fans d'un pilote de course ("Fireball 500") ont le nom de leur idole écrit sur les fesses de leurs jeans courts. Les histoires se suivent et se ressemblent et voici la recette : prenez un jeune homme que la justice aurait de travers, laissez-le libre de faire les cabrioles qu'il veut, faites-le épater les filles d'un rien, ajoutez un brin d'attitude machiste ainsi que des moments tout simplement embarrassants quant aux interprétations, quelques bagarres chorégraphiées par l'aveugle du coin et vous avez votre film pour ados "made in the 60s". Pour lui donner ce qui est dû, ce rassemblement de films offre la possibilité d'observer la jeunesse de ce temps et la voir grandir dans l'insouciance, entre la Seconde Guerre mondiale et le Vietnam.
Si ces films étaient un prétexte pour soutirer de l'argent aux adolescents de l'époque, la donne a bien changé puisqu'aujourd'hui, il s'agit plutôt de redonner une ambiance nostalgique. En cela, le pari est réussi. Les villes encore loin de l'ère informatique et les voitures, les interactions, tout a changé. Il n'y a qu'à regarder un de ces films et sortir dehors quelques minutes pour se rendre compte à quel point.
Côté suppléments, il n'y a vraiment pas de quoi paniquer puisque les studios ont inclus une bande-annonce par film et c'est tout. Il se trouve également des faits amusants sur les pochettes des films concernant les tournages de chacun des films. Néanmoins, c'est maigre, mais en considérant l'impact (s'il en est) de ces films sur le cinéma contemporain, il est normal d'avoir droit à une telle édition.
Les transferts sont de bonne facture. Les couleurs ressortent bien sans être trop saturées, les contrastes se respectent et il y a une faible quantité de grain qui se fasse remarquer lors du visionnement. Le son, en anglais uniquement, est de qualité mono. Le nom seul de cette catégorie sonore indique également le nombre d'enceintes utilisées : une seule. De ce fait, l'intégrité de la bande-son est pervertie par un ensemble parfois chaotique qui aurait certainement mérité une attention minimale en Dolby Digital 2.0 et peut-être même le doublage en français.
À se procurer pour la photographie de l'époque et la nostalgie, car étudier les interprétations relèverait d'une partie de fous rires assurés.
| Film | 6 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 5 |