In Old Chicago
Fox Studio Classics
20th Century Fox

Réalisateur: Henry King
Année: 1937
Classification: G
Durée: 94 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST, Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-14)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
29 juillet 2005

Est-ce que Tyrone Power aurait mis le feu dans le vieux Chicago? En 1871, la majorité de la ville de Chicago, construite à l'époque en bois, passa au feu détruisant 18 000 bâtiments et laissant dans la rue le tiers des 300 000 habitants de la ville. Pendant plusieurs années, on a cru que l'incendie avait été allumé par la vache des O'Leary qui aurait donné un coup de patte sur une lampe à l'huile. Les premières minutes de ce film d'Henry King me promettaient un film pas très intéressant où les acteurs semblaient lire leur texte, mais lorsque l'action reprend plusieurs années plus tard dans le scénario, les acteurs étaient plus naturels et le film devenait rapidement captivant.

La famille O'Leary dont le patriarche est décédé il y a plusieurs années, est installée à Chicago. Madame O'Leary (Alice Brady), tente le mieux possible d'élever ses trois fils dans le droit chemin. Jack (Don Ameche) est devenu avocat, mais un avocat qui lutte pour le plus pauvre que lui. Dion (Tyrone Power) est le rebelle qui, contre la volonté de sa mère, est attiré par l'argent et le succès, même si cela est par des moyens illégaux. Bob (Tom Brown) est encore à la maison avec sa mère, mais il vient de tomber amoureux de Gretchen (June Storey), l'aide de la famille qui est d'origine allemande. Lors de son arrivée à Chicago, madame O'Leary a créé sa propre affaire de nettoyage et grâce à cette entreprise, Dion est tombé sur une nappe où un plan y était dessiné. Ce plan indiquait que la ville avait menti par rapport à où le tramway (titré par chevaux) passerait. Il utilise cette information pour construire un saloon où la circulation serait la plus grande, et ce, avec l'aide de la chanteuse du bar compétiteur, Belle Fawcett (Alice Faye). Vu la féroce compétition, Gil Warren (Brian Donlevy), le propriétaire du bar "The Hub", décide de tout laisser tomber pour devenir maire de Chicago, avec l'aide de Dion bien entendu. Dion lui affirme son support, mais dans le fond c'est son frère qu'il veut avoir comme maire et truquera les élections pour lui. Mais une fois en place, Jack tient à nettoyer le patelin des mauvaises influences... ce qui inclut son frère.

Le scénario de ce film le plus coûteux de son époque (1.8 million de dollars - soit environ 24 millions de nos dollars inflationnés) a été écrit par Sonya Levien et Lamar Trotti à partir du roman de Niven Busch, We The O'Learys. Le long-métrage fut nominé aux Oscars pour meilleur film, meilleur son, meilleure histoire, meilleure musique et on lui décerna les statuettes pour meilleur rôle de support pour l'actrice Alice Brady et meilleur assistant-réalisateur pour Robert D. Webb. Il y a même une anecdote pour un de ces Oscars: Alice Brady n'était pas présente à la remise du prix, mais un homme s'est levé et a accepté la statuette en son nom. Après le spectacle, plus jamais personne n'a vu l'homme et l'Oscar! Revenons au film et ses séquences d'incendie qui sont tout à fait extraordinaires. Je ne peux croire qu'à cette époque qu'il y ait eu des plateaux aussi grands, alors nous avons sûrement droit à des perspectives forcées ou des maquettes vraiment bien faites. Cela compense amplement pour les moments où mon doigt était tout près du bouton "avance rapide" de ma télécommande, ceux où Belle Fawcett se donnait en spectacle.

Je dois féliciter tout d'abord 20th Century Fox pour nous avoir offert les deux versions en existence de ce film, soit la version théâtrale et la version dite "road show" avec laquelle le studio allait présenter son film dans les plus prestigieuses salles de cinéma du pays, question de faire bien des sous de plus. On y vendait les sièges réservés d'avance à des prix exorbitants allant jusqu'à $1.50 (cela donnerait environ vingt dollars aujourd'hui avec l'inflation - par siège!) dépendant de la location dans la salle. Les deux versions du film ont reçu un bon transfert, mais dès les premiers instants j'ai été déçu du contraste un peu trop élevé où les détails se perdent à cause de la noirceur de l'image. Nous nous y habitons assez rapidement alors que l'incendie du film devrait justement offrir une noirceur accrue dans toute cette fumée. Il y a très peu de défauts de la source et la compression est bien bonne. Les séquences ajoutées dans la version "Road Show" sont légèrement plus granuleuses. Certaines scènes ont des petits sauts comme s'il manquait quelques images dans le transfert, mais comme je les ai vues que dans mon deuxième visionnement, je crois que cela n'interrompt pas trop le plaisir de regarder le film! Du côté de l'audio, le bruit des explosions causées par l'incendie de la ville sortait relativement plus fort du reste de la piste sonore, mais les dialogues étaient toujours très bien audibles, tout comme la musique de l'équipe de Louis Silvers. La piste stéréo qui est offerte sonne à toutes choses près à la mono, incluant les minimes distorsions auxquelles nous pouvons nous attendre d'un film de 1937. Il y en a qui auraient bien aimé une piste française, mais je ne sais pas s'il en existe une.

Les suppléments se retrouvent tous du côté de la version plus longue du film, car elle est sur le côté DVD-9 de ce DVD-14 (soit un DVD simple couche collé au dos d'un DVD double couche). Contrairement à tous les autres DVD "Studio Classics", aucune bande-annonce n'est présente, mais nous retrouvons des newsreels (dont les premières de New York et Chicago) et un documentaire biographique nommé "Don Ameche: Hollywood's Class Act" dans lequel on nous parle de son perfectionnisme, sa générosité, de l'importance de sa famille et sa carrière sur tous ses plans.

L'histoire a prouvé que l'incendie a réellement été allumé par Daniel "Pegleg" Sullivan, celui même qui a crié au feu le premier, tel qu'il a raconté sur son lit de mort, et officialisé qu'en 1997! Alors que l'histoire racontée dans le film est fictive, ce qui parle de l'incendie du vieux Chicago est tel que cela a été reporté, mis à part de la vache Daisy!


Cotes

Film7
Présentation4
Suppléments4
Vidéo6
Audio5