"The Man in the Gray Fannel Suit" trace la vie ordinaire d'un homme, Tom Rath (Gregory Peck), qui vit une crise silencieuse dans le monde moderne d'après guerre où la performance est signe de succès. Il essaie de joindre les deux bouts tout en gardant sa dignité auprès de sa femme. Un ami lui offre de changer d'emploi, mais ce nouvel employeur ne veut que se servir de lui pour améliorer sa propre position. Il lui offre même de changer d'emploi pour un salaire moindre ou égal à son ancien en ajoutant qu'il aurait la fierté de travailler pour eux (je me suis déjà fait offrir cela et je dois vous dire que c'est très insultant!). Il met ses idées sur la table et ce fait remarquer par le grand patron, Ralph Hopkins (Fredric March), qui le prend maintenant pour son confident, presque comme le remplaçant de son fils mort à la guerre. À la maison, sa femme Betsy (Jennifer Jones) rêve d'une plus belle maison et des électroménagers qui fonctionnent. Plusieurs occasions favorables s'offrent à eux, mais plusieurs bâtons viennent se placer dans leurs roues. Et il y a aussi les souvenirs de guerre de Tom qui le bloquent dans sa prise de décision. Sa femme lui fait des discours agressifs (lui chiale après!) qui vont lui faire changer de cap dans sa vie. Mais le passé rattrape Tom alors qu'un de ses anciens compagnons d'armes lui apprend une nouvelle qu'il ne voulait pas avoir de si tôt. En plus de cela, le patron de Tom parle contre les "employés 9 à 5" et aimerait presque que celui-ci habite au bureau, au cas où il en aurait besoin. Tom est un "yes man" qui ne veut pas déplaire à personne et commence à embarquer dans ce jeu de la performance, mais il a des remords quant à ses décisions de suiveur, même à la maison.
Voici un film où il se passe bien des choses, mais tellement ordinaires que nous avons l'impression qu'il ne s'est rien passé. C'est par après que des petits bouts de films se rejouent dans notre tête et nous font réaliser la force du film. Le scénario du film, basé sur le roman de Sloan Wilson, est intelligent et nous montre vraiment la vie des gens de la classe moyenne des années 50 qui essaient que de vivre leurs rêves du mieux qu'ils le peuvent, loin de la folie du rock 'n roll que l'on nous montre habituellement dans les films de cette époque. Mais la vie ordinaire est transcrite par des plans larges sans direction particulière... ennuyants à regarder. Les moments de guerre sont tournés tels que nous croyons voir jusqu'à un certain point des newsreels d'époque, mais sont rejoints vers la fin du même genre de plans trop généraux. Ils semblent suivre l'état d'esprit du personnage principal.
Le DVD démarre avec cette annonce d'antipiratage fatigante qui ne devrait pas se retrouver sur des DVD de collections tels que "Studio Classics". Les voleurs sont plus intéressés à ce qui se vend bien comme les blockbusters de l'été, et non à des films que la plupart des gens n'ont jamais entendu parler de nos jours. Ensuite, on nous offre un menu bien ordinaire comme le personnage principal. La source dont l'image de ce DVD a été tirée (le négatif original de la caméra dans ce cas-ci) est de grande qualité, sans problématique apparente, ni dans la compression numérique. Les séquences de retour en arrière (flashback) durant la Seconde Guerre mondiale ont un volume assez élevé pour les effets sonores, ce qui m'a fait jouer beaucoup de la télécommande. La musique de Bernard Herrmann remplace ces explosions ailleurs dans le film afin de bien représenter le voyage dans la vie sérieuse du personnage de Gregory Peck.
Comme supplément, nous avons d'abord une piste de commentaires d'une platitude effrayante avec James Monaco (auteur de plusieurs livres à propos du cinéma) qui parle beaucoup de la vie des années 50 en faisant des liens avec la vie d'aujourd'hui, et très peu du film si ce n'est pour faire des commentaires désobligeants. Je n'ai pas eu très envie de continuer l'écoute jusqu'à la fin. Il commence sa discussion en disant qu'il est qualifié pour faire cette piste pour la seule raison qu'il n'est pas encore mort. Plusieurs de ses commentaires sont totalement inutiles comme celui au début où il nous explique comment la machine à laver fonctionne. Il y a aussi beaucoup de silences durant le cours de cette piste, ce qui n'est pas une mauvaise chose ici. Une fois la souffrance terminée, vous pouvez visionner une démonstration de la restauration de ce film, un newsreel de la première de 1956, une galerie de quelques photos et des bandes-annonces.
| Film | 6 |
| Présentation | 4 |
| Suppléments | 4 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |