Aujourd'hui, je vous parle de Zorro, ce héros masqué qui laisse sa marque sur tous les oppresseurs de son peuple. Je vous parle non pas la version moderne mettant en vedette Antonio Banderas, ni les multitudes de séries télévisées que nous avons tous vues un moment donné ou l'autre, mais bien de la version 1940 du réalisateur Rouben Mamoulian qui est une version du film apparu 20 ans plus tôt du réalisateur Fred Niblo, tous basés sur l'essai de Johnston McCulley "The Curse of Capistrano" paru en 1919. Cette version de Mamoulian fait partie de l'excellente collection "Studio Classics" de 20th Century Fox du fait qu'elle a été nominée en 1941 pour meilleure musique (composée par Alfred Newman).
Au dix-neuvième siècle, Don Diego de Vega (Tyrone Power) est un escrimeur de grand calibre. Tout le monde en Espagne veut se battre avec lui parce que c'est un grand honneur. Fatigué de cela, il laisse son épée et s'en retourne en Californie pour se marier et voir pousser son vignoble bien tranquille. Arrivé sur place, il se rend compte que sa terre natale est sous le règne d'un Alcalde (le maire) corrompu, Don Luis Quintero (J. Edward Bromberg), qui vole à tout le monde, sous la forme d'impôt ridiculement haut et de torture/exécution pour ceux qui n'obéissent pas. Diego tente alors de faire partir Quintero afin de remettre son père à la gouverne de la région, alors qu'il est adoré par le peuple. Pour ce faire, il prend le rôle de Zorro tout en laissant croire qu'il est lui-même un enfant gâté sans respect, d'un look efféminé. Zorro mènera Quintero sur le bord de la dépression en plus de courtiser sa nièce sous l'identité de Diego. Il signe d'un "Z" à l'épée tout ce qu'il touche.
Le film, très simple en soit, est presque entièrement tourné sur un plateau d'enregistrement fermé, donc pas de paysages à couper le souffle. Tout est centré sur les personnages qui sont intéressants, mais peu approfondis. Le fait que le personnage de Zorro me soit bien connu, de par mon visionnement de la vieille série télévisée de 1957 (si je me rappelle était colorée en plus de cela!) et de quelques films de Disney, a aidé à rapidement cerner les points de repères du film. Contrairement à la série télévisée, la double identité de Diego est rapidement découverte par Quintero qui semble être un meilleur détective que l'on pourrait lui attribuer. Reste que l'histoire a suffisamment de charme pour nous garder intéressé tout le long du visionnement. J'ai trouvé intéressant les pas de danse de Diego avec Lolita Quintero (Linda Darnell), la nièce de Quintero, ainsi que le bain de foule dans lequel Diego se bat à la fin pour défendre ses valeurs de justice. Nous y voyons que des épées dans les airs!
Le menu du DVD est bien simple, présentant une image du héros masqué et un curseur de sélection évidemment en forme de "Z". La qualité audio-visuelle est constante avec ce que l'on s'attend d'un DVD de la collection "Studio Classics" de Fox.
Comme suppléments, nous avons pour commencer une piste de commentaires du critique Richard Schickel qui nous passe beaucoup d'information dont entre autres de la vision du film en 1940 et de la carrière de Tyrone Power, tout en restant spécifique à ce qui se passe à l'écran. En général, il nous donne ces informations d'un ton de voix rauque très déprimant qui m'a fait cogner des clous. Certains de ces commentaires sont très personnels plutôt que descriptifs et très discutables.
Ensuite, nous avons le documentaire "Tyrone Power: The Last Idol" tel qu'il a été présenté à la télévision au programme de Biography sur la chaîne A&E. Cette émission nous parle de l'enfance de Power dans une famille d'artistes de la scène et de sa carrière de 44 ans où il dépassera l'étoile de ses ancêtres dans le ciel d'Hollywood. Se premier rôle majeur, Lloyd's of London (en 1936), fut couronné de succès et pava la route de son triomphe artistique jusqu'à sa mort sur un plateau de tournage. Un succès que son patron Darryl F. Zanuck ne voulait pas partager avec aucun studio et sûrement pas avec une femme (il avait besoin de garder au célibat son acteur gars tombeur de ces femmes). Durant la guerre, Power voulait servir son pays, mais encore une fois Zanuck ne voulait pas le partager. Mais Power se libéra de cette prison avec un problème de contrat. Le documentaire est illustré de photos, extraits de films et d'entrevues avec les acteurs Roddy McDowall, Alice Faye, Linda Christian, Piper Laurie, Terry Moore, J. Watson Webb Jr., son ami de Power et sa fille Taryn Power. Nous avons quelques moments drôles dans ce documentaire dont une blague dans laquelle Zorro laisse la marque "D Z" (initiale de son patron) dans la première scène du personnage dans le film.
Le DVD est complété par presque toutes les bandes-annonces de la collection "Studio Classics" qui sont présentement disponibles. "Zorro" vient bien s'inscrire à cette belle lignée de films que tous chériront dans leur collection.
| Film | 7 |
| Menu | 2 |
| Suppléments | 5 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |