Titanic
Fox Studio Classics
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateur: Jean Negulesco
Année: 1953
Classification: NR
Durée: 103 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST, Mono), Français (Mono), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
22 septembre 2003

Lorsque nous parlons de l'histoire captivante du Titanic portée au cinéma, les gens pensent immédiatement au super blockbuster de James Cameron. Aujourd'hui, je vous parle plutôt de la version de 1953 du réalisateur Jean Negulesco. Ce n'est pas non plus le premier film à porter le nom du fameux navire de luxe incoulable (le premier à Hollywood cependant), mais c'est celui qui porte le plus de grands noms de son époque: Clifton Webb, Barbara Stanwyck, Audrey Dalton, Richard Basehart, un jeune Robert Wagner et bien d'autres!

L'histoire est aussi bien différente de celle que nous a présentée Cameron en 1997. Il s'agit ici de l'histoire de Julia Sturges (Barbara Stanwyck) qui monte à bord du Titanic en direction de l'Amérique, plus spécifiquement à Mackinac au Michigan. Elle tente ainsi de sauver ses enfants de la vie superficielle des riches et célèbres dans laquelle son mari, Richard Ward Sturges (Clifton Webb), les a entraînés. Ce dernier a réussi à trouver un billet pour monter à bord du même navire que sa femme en offrant beaucoup d'argent à un homme étranger en lui promettant de garder l'œil sur sa femme qui continue son voyage sur le bateau. À peine à bord du bateau, il prend sa place à travers la haute classe même si son billet dit le contraire. Il a ce charme auquel tout le monde semble accrocher et vouloir être son ami. Le fait qu'il soit un joueur de bridge très connu aide à sa cause.

Les enfants ne savent pas qu'ils vont en Amérique pour bien plus que le temps des vacances. Évidemment, Richard essaie d'attirer les enfants vers lui. Sa fille Annette (Audrey Dalton) n'a pas de problème avec ça puisqu'elle aime beaucoup son père. Son fils Norman (Harper Carter) est ce qui est le plus important pour lui… jusqu'à ce que Julia lui annonce que ce n'est pas son fils. Il ne veut plus rien savoir de lui, jusqu'au moment où le bateau soit en danger. Nous avons plusieurs personnages secondaires qui tournent autour de l'action principale et ont leur petite histoire sur le navire. Je pense entre autres à George Headley (joué par Richard Basehart) qui est un prêtre qui a été mis à la porte du clergé. À la fin du film, plusieurs conflits humains sont réglés, mais trop tard pour vouloir dire quelque chose.

L'histoire ne parle pas vraiment du navire, mais plutôt de la vie à son bord. Le scénario transforme facilement une nuit de désastre en roman-savon ce qui pourrait déplaire aux gens qui cherchent plutôt un film se basant sur les faits réels du naufrage du navire. Dans ce cas, je leur suggérerais plutôt de visionner le film A Night To Remember du réalisateur Roy Ward Baker qui joue ce drame tel qu'il s'est produit (selon les informations de l'époque bien sûr). Pour ce qui est du réalisme de l'accident, le Titanic de James Cameron en avait beaucoup plus. Ici, le bas du bateau est déchiré au sens opposé de l'iceberg et coule littéralement comme une roche après que la haute société s'en soit sortie tous en rang et poliment. Le bateau coule les amis, un peu de panique! Aussi, lorsque le navire sombre, l'eau fait plein de vague autour de celui-ci, mais ne fait aucun mouvement plus loin où se trouvent les chaloupes!

Comme suppléments, il y a tout d'abord la piste de commentaires du critique de film Richard Shickel. Il nous parle des faits historiques et dit souvent que ce film n'est pas correct dans ses arguments. Il parle très peu de ce qui se passe à l'écran, mais ses propos sont intéressants et très loin d'être monotones. Une seconde piste de commentaires nous est offerte par les acteurs Robert Wagner et Audrey Dalton ainsi que le cinématographe Michael Lonza et l'historienne Silvia Stoddard. Cette dernière parle du peu d'information que la production avait sur l'événement du naufrage comme tel et nous donne aussi beaucoup d'information historique. Lonza nous parle quant à lui des trucs du métier de l'époque. Les deux acteurs parlent de la vie d'acteur à cette époque qui était bien différente d'aujourd'hui. Chaque personne parle une après l'autre, me faisant croire qu'ils ont été enregistrés séparément (ou bien tellement polis qu'ils ne parlent pas un par-dessus l'autre).

Le documentaire "Beyond Titanic" de A&E, qui suit ces conversations, raconte que le thème du naufrage du "Titanic" a été touché par tous les médias existants, dans les livres, au théâtre, dans les films, sur CD-ROM interactifs et même la propagande allemande. Déjà à la nouvelle du naufrage, les journalistes se battaient pour avoir l'histoire en premier, même si les faits racontés n'étaient pas exactement vrais. C'est au cinéma que l'histoire du Titanic a pris son vrai envol. Chaque époque a eu ses films et ses séries télévisées qui ont touché de près ou de loin au sujet, mais c'est en 1985 lorsque l'épave du navire a été retrouvée que la passion reprit auprès des médias. Le documentaire nous fait passer à travers toutes ces époques, me donnant le goût de tout visionner ces films. Il conclut son contenu sur tout le marketing qui est encore fait de nos jours autour de l'histoire, incluant les musées et les objets promotionnels, visites guidées en Irlande, mais que c'est plutôt la tragédie humaine qui capture l'esprit des gens.

Suite à ce très intéressant documentaire qui su faire passer ses quelque 90 minutes très rapidement, nous avons quelques newsreels de la première du film (très spécial comme lancement) ainsi que la remise des Oscars 1953 où "Titanic" reçoit l'Oscar du meilleur scénario et Audrey Hepburn reçoit celui de meilleure actrice pour Roman Holiday (pouvais-je ne pas mentionner cela?). Pour finir, nous retrouvons la bande-annonce du film, quelques photos de production et un essai audio par Silvia Stoddard qui nous parle de l'après-naufrage en détail.

Le menu du DVD est tout à fait statique et sans vraiment d'intérêt à part peut-être afin d'y explorer les photos promotionnelles qui le composent. La qualité de l'image en noir et blanc de la présentation principale est tout simplement merveilleuse. Il y a très peu de signes de fatigue de l'image à part quelques points blancs ici et là. Excellent travail de restauration de la part de Fox. La nouvelle piste sonore stéréo offre une meilleure performance que la piste originale mono sur nos gros systèmes de son multicanaux sans toutefois être à tout casser. Ce DVD est un bon exemple de ce que promet la série "Studio Classics" de Fox. Un bon investissement dans toute collection.


Cotes

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