Voici une histoire folle tirée du roman de Nikos Kazantzakis. Alexis Zorba (Anthony Quinn) est un homme flamboyant, qui n'attend rien du lendemain. Lorsque les émotions le prennent par surprise, tristes ou joyeuses, il se met à danser (imaginez Roberto Benigni, mais Grec!). Basil (Alan Bates), un écrivain anglais de paternité grecque, l'engage à venir travailler dans la mine de lignite (genre de charbon brun) qu'il vient d'hériter. Basil ne connaît rien aux mines, mais Zorba lui connaît ça. Zorba, de son propre dire, a un méchant problème de comportement. Malgré cela, Basil lui fait confiance. Il est d'une grande aide dans certaines situations lorsqu'il traduit sa langue pour un Basil qui ne parle qu'anglais. De plus, Zorba est philosophe à ses heures avec des phrases en anglais cassé telles que "Suis-je marié? Je ne suis pas un homme, stupide… Je suis un homme, alors je suis marié, femme, enfants, maison, tout, la pleine catastrophe!".
La mine du père de Basil se trouve sur l'île de Crête, un tas de roches, où Zorba tombe immédiatement amoureux de madame Hortense (Lila Kedrova), une hôtelière française qui leur offre logis. Zorba ira même à pousser ce pauvre Basil dans les bras d'une veuve (Irene Papas) qui crache sur tous les hommes qui en sont amoureux (sauf Basil). Basil craque finalement pour la veuve, mais les habitants du village ne l'entendent pas ainsi, surtout lorsque le fils d'un villageois se suicide par amour perdu de la veuve.
Michael Cacoyannis, scénariste, réalisateur, homme à tout faire, a su faire ressortir la folie de Zorba dès le début sans donner de répit aux spectateurs qui voient venir quelques idées d'avance, sans toutefois savoir ce que son personnage fera. Anthony Quinn est tellement emporté par son personnage, il devient littéralement Zorba. Cette performance plus grande que nature est incomparable à ses autres rôles de carrière, même qu'il a obtenu une nomination aux Oscars pour Zorba (mais a perdu le titre au profit de Rex Harrison dans My Fair Lady). Une chose que j'ai trouvé bizarre, c'est la caractérisation des autres habitants très peu sympathique et certainement opportuniste. Ils bougent en meute et toutes personnes pensant autrement sont retenues. Aussi, Alan Bates joue (ou ne joue pas) un personnage qui ne sait pas vraiment quoi faire avec ce qu'il a en main et j'ai trouvé cela un peu étrange pour un soi-disant écrivain, instruit. Lila Kedrova est très intéressante avec ce personnage qui rêve, déçu par sa vie, et qui rêve encore jusqu'à la fin… où elle a obtenu son Oscar!
Le son est la première chose qui dérange sur ce DVD. La séparation sur la piste stéréo est vraiment bizarre. Le volume des effets sonores est plus intense comparativement à la piste originale mono, mais il y a comme un écho ou plutôt un manque de synchronisme entre les deux côtés de la stéréophonie de la piste. Il est préférable de passer à la piste mono. La musique de Mikis Theodorakis est très présente dans le film, mais quelques fois ressemblait plus à un air d'un film italien. La cinématographie noir et blanc de Walter Lassally, aussi gagnant d'un Oscar, rend le paysage de l'île encore plus triste, contraste flagrant de la simplicité de vivre de Zorba, autant sous la pluie que sous le soleil de la Grèce. Le transfert presque dénudé de saletés et de grafignes vient rendre hommage à son travail. La très petite quantité d'artéfacts numériques rend l'image encore plus appréciable. Le menu principal est un dessin genre crayon de scénarimage de Zorba en train de danser alors que les menus secondaires exposent des scènes du film.
Comme suppléments, il y a tout d'abord le documentaire "A Lust for Life" à propos d'Antony Quinn qui avait été diffusé sur la chaîne A&E lors de l'émission Biography. Né Antonio Rudolfo Oaxaca Quinn, il a eu plusieurs emplois (cireur de soulier, boxeur, prêcheur sur le coin de la rue, etc.) avant de songer à devenir acteur et a même étudié en architecture avec Frank Lloyd Wright. Le documentaire parle de son enfance, ses amours, sa famille et sa carrière. Sa fille et ses compagnons de travail parlent de lui comme un acteur qui donne beaucoup de sa personne dans ses rôles, explosant d'énergie et de passion, tout cela en restant au naturel. Vous allez voir dans ce documentaire qu'il a totalement profité de la vie qui lui était offerte. À la suite de cela, nous avons une introduction assez différente au film (hummm…!), deux newsreels muets (un derrière les caméras et l'autre à propos de la première), des photos de production et des bandes-annonces du film et de la collection "Studio Classics".
Pour moi, "Zorba The Greek" est une belle découverte avec Anthony Quinn à son meilleur, mais ne fera jamais partie de mon palmarès de films favoris. Si ce n'était pas de la performance de Quinn, nous aurions un film assez pénible.
| Film | 6 |
| Menu | 3 |
| Suppléments | 5 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 3 |