Gone in 60 Seconds
Director's Cut
Touchstone / Buena Vista Home Entertainment

Réalisateur: Dominic Sena
Année: 2000
Classification: 14A
Durée: 127 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 32
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon François Langevin
19 juin 2005

Jerry Bruckheimer est possiblement le producteur le plus connu d'Hollywood, non pas pour la qualité des films qu'il finance, mais surtout pour ses "Blockbusters" prévisibles, explosifs et sans imagination qui possèdent toutefois un bon dosage de stars et d'action qui fait remplir les salles de cinéma et par ricochet, ses poches. Qui ne se souvient pas de Armageddon, The Rock et Bad Boys, trois orgies d'effets spéciaux qui proposaient d'invraisemblables scénarios et qui pourtant ont récolté leurs très grandes parts de succès. Jerry Bruckheimer ne fait pas juste capitaliser sur ses investissements initiaux, le recyclage fait également partie de sa chaîne de montage et il n'est pas étonnant de voir ses films sur DVD être repris quelques mois ou quelques années plus tard en édition spéciale ou sous une autre appellation. Une "Director's Cut" vient justement de voir le jour pour le film "Gone in 60 seconds" et c'est de cette nouvelle édition plus longue de neuf minutes que je vous entretiendrai.

Voici un bref synopsis de l'histoire: Memphis Raines est un ancien voleur professionnel de voiture qui doit reprendre le collier pour sortir du pétrin son frère qui n'a pas respecté sa partie d'un contrat qu'il avait passé avec un malfrat. Il devra mettre au point une opération consistant à voler cinquante voitures rares et luxueuses en quatre jours et pour y arriver, il demandera à ses anciens partenaires de s'embarquer dans cette aventure très risquée.

Ce film est à l'image des films de Jerry Bruckheimer, c'est à dire inégal, décousu et invraisemblable, mais qui donne au spectateur ce qu'il demande, c'est à dire un beau rêve éveillé de deux heures. Dans le cas présent, il s'agit d'un gars qui a décidé de mener une vie rangée (Nicholas Cage) et qui doit reprendre ses anciennes mauvaises habitudes pour sauver son frère. Il se met donc à voler d'incroyables voitures avec une déconcertante facilité, défier et survoler la loi et terminer son périple en héros, punissant le vilain, sauvant la loi et héritant de sa voiture fétiche en plus de la fille. Vous en connaissez vous des rêves aussi parfaits, moi non! Si vous y ajoutez en plus des images léchées, une musique accrocheuse et des dialogues pré mâchés, vous avez là, le summum du film "Pop corn". Malgré cette pléthore d'artifices servant à nous faire oublier toute cette facilité, "Gone in 60 Seconds" échoue lamentablement dans son rythme qui rappelle une vieille bagnole, en ce sens qu'il est lent à démarrer et qu'il avance par secousses. En plus, on dirait que les comédiens ont été préprogrammés et c'est à se demander où sont donc passés l'émotion et les sentiments!

L'image proposée par ce transfert panoramique anamorphique est à peu de choses près parfaite. Les couleurs sont riches et naturelles, la pellicule est immaculée et l'image possède un très haut niveau de détail. L'aspect sonore n'est pas en reste et l'action arrive de tout côté. Les bruits ambiants, la musique et tout spécialement les ronronnements des bolides nous parviennent de partout et même le canal d'extrême grave participe à ce feu d'artifice extrêmement dynamique. Les dialogues sont facilement perceptibles et le mixage de la très abondante musique à la trame sonore est une référence. Le menu est une belle réussite et nous propose des segments vidéo quelque peu stroboscopiques du film. Les suppléments sont nombreux et passablement intéressants. Premièrement, si on parle de cette version bonifiée de neuf minutes, il m'a été impossible de repérer tous les endroits où des additions ont été faites, mais je peux vous dire que je n'ai rien remarqué de plus au niveau des scènes de poursuite. J'ai remarqué par contre une nouvelle scène entre Nicholas Cage et Robert Duvall ainsi qu'une autre entre le comédien principal et Giovanni Ribisi, celui qui incarne son frère dans le film.

Le premier supplément s'intitule "Conversations with Jerry Bruckheimer". On y entend le producteur très calme et humble nous parler de sa façon de choisir son équipe de tournage et il y compare même Michael Bay à David Lean. Enfin, à chacun sa planète! "Action Overload" est un clip vidéo de 90 secondes des meilleures scènes d'actions du film. "The Big Chase" se divise en trois parties et nous relate de trois façons différentes, la scène de poursuite finale du film. Personnellement, ce supplément est mon fait saillant. "0 to 60" est une mini revuette de quelques minutes, animée par le réalisateur, le producteur et le scénariste qui nous expliquent comment ce projet est né. Étrangement, personne ne semble se rappeler que ce film est une nouvelle version (Remake) d'un film des années 70 (y compris le titre!). "Wild Rides" est un trip de voitures de cinq minutes. "Stars on the Move" nous explique quelques anecdotes expliquant le comment de la sélection de la distribution. Au total, on nous sert douze petits clins d'œil. Le vidéoclips du très populaire "Painted on my Heart" du groupe "The Cult" et la bande-annonce du film complètent le tout. À noter qu'un encart recto verso sur lequel se retrouve la liste des chapitres du film est inclus dans cette édition.

"Gone in 60 Seconds" demeure un divertissement de second ordre enrobé d'une direction technique à peu près parfaite. Les dialogues auraient dû faire place à des scènes d'action, notamment des poursuites de voitures, mais tel n'a pas été le cas et ceci a amené une sérieuse lacune dans le rythme du film. Je considère encore le film original fait en 1974 comme la référence du genre et je conseille aux cinéphiles qui ont déjà l'édition originale de cette nouvelle version du film, de conserver la copie qu'ils ont entre les mains, car cette dernière n'a pas assez de carburant pour en justifier son achat.


Cotes

Film5
Présentation6
Suppléments8
Vidéo9
Audio9