Decision Before Dawn
20th Century Fox

Réalisateur: Anatole Litvak
Année: 1951
Classification: PG
Durée: 119 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST, Mono), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
18 juin 2006

"Decision Before Dawn" est un des plus intéressants films que j'ai pu voir dans les dernières semaines. Adapté du roman Call It Treason de George Howe et nominé comme meilleur film en 1951, le film raconte et vit le nouveau plan radical des Alliés qui est d'utiliser des prisonniers de guerre allemands comme espions. C'est un plan risqué, car les Allemands employés ainsi peuvent aussi bien aider les Alliés ou tout simplement les trahir. Le colonel Devlin (Gary Merrill) a pleinement confiance en ce plan, à condition que les prisonniers soient bien choisis. Le lieutenant Rennick (Richard Basehart) verra à l'exécution correcte de la mission.

Le premier candidat, qu'ils nomment Tiger (Hans Christian Blech), est un ancien criminel et ancien homme de cirque qui n'a rien à foutre de la politique et considère cette option qu'un moyen de plus pour survivre. Malgré tout, on accepte cet opportuniste dans les rangs d'espions, car il connaît bien la ville où ils vont se rendre. L'autre candidat va se porter volontaire à la mission parce qu'il veut aider son pays à en finir de cette guerre, peu importe le gagnant. Le caporal Karl Maurer (Oskar Werner), qu'ils vont nommer Happy, semble parfait pour ce travail, mais saura-i-il résister à la tentation de changer de camp à nouveau? Tout le long du film, nous le suivons et réalisons les difficultés de cette mission. Cependant, Happy est bien ingénieux et réussit à se faufiler partout, même au quartier général qui organise l'attaque qu'il doit reporter aux Alliés!

Le film fait usage des vraies ruines des bombardements en Allemagne et de l'équipement laissé en place pour décorer les scènes du film d'une allure très authentique. Happy parcourt les différentes régions, traverse les gares, se fait demander à presque tous les coins de rue ses papiers, nous pourrions croire être en Allemagne de la fin de la guerre. Cette guerre s'éternisait et beaucoup d'Allemands ont la même opinion que Happy, mais cela ils ne peuvent le dire tout haut. Une femme dans un cabaret avoue tout cela à notre Happy qui ne peut révéler que c'est justement pour cela qu'il trahit son pays. Mais il est surveillé de près par un homme qui se présente comme un ami, par après un homme de la Gestapo et même rapporté par un membre de la jeunesse nazie ! Même une amie de son père lui a presque causé du trouble lors d'une vérification de papier. Ceux qui adorent le suspense seront bien servis.

Fox a fait un bon travail de conservation pour ce film, mais un moment donné, lorsque le film passait dans la pénombre, j'ai remarqué une bonne quantité de points blancs continuellement ici et là, mais rien qui m'a vraiment délogé du suspense du métrage. L'audio se situe dans le standard des choses, sans impressionner. Les sous-titres sont très nécessaires dans ce film alors que les Allemands parlent tous avec un anglais accentué. La moitié du film aurait été en Allemand si les langues originales avaient été conservées, mais les sous-titres n'étaient pas vraiment à la mode à cette époque. Comme suppléments, il y a deux newsreels, l'un montrant le réalisateur frustré de recevoir un prix d'un animateur un peu perdu et l'autre avec l'actrice Hildegard Knef qui laisse ses empruntes dans le ciment du Grauman's Chinese Theatre. Autrement que cela, les suppléments sont des bandes-annonces d'autres films de guerre.

J'ai vraiment eu du plaisir avec ce film dont je n'avais jamais entendu parlé. L'acteur Oskar Werner, que nous avons pu revoir dans The Spy Who Came In from the Cold et Fahrenheit 451, m'a vraiment fait croire à son rôle d'espion, ce qui a hautement aidé à mon appréciation du long-métrage.


Cotes

Film8
Présentation5
Suppléments3
Vidéo7
Audio6