Durant l'époque du règne de Napoléon Bonaparte, soit vers le début du 19e siècle, un officier français du nom de Gabriel Feraud (Harvey Keitel) part en guerre contre le lieutenant Armand Hubert (Keith Carradine). Les ennuis ont commencé pour Hubert depuis que Feraud a fait un duel à l'épée contre le fils du Maire de Strasbourg. C'est ainsi qu'ils vont livrer cinq duels sur une période de trente ans. Ils vont faire plusieurs duels à l'épée et chaque fois, il y aura un blessé. Cependant, avec l'arrivée des armes à feu, le dernier duel aura lieu avec un fusil. Malgré quelques guerres et le fait que l'Empereur Napoléon fut détrôné par le roi de France, rien n'empêche ces deux hommes de livrer bataille.
Le but des duels est de rétablir l'honneur personnel. C'est le genre de combat que se livraient les duellistes de cette époque. Malgré que le Lieutenant Hubert est près à s'avouer vaincu, Feraud ne veut pas céder.
"The Duellists" est le premier film du réalisateur Rydley Scott. Il a d'ailleurs été la meilleure entrée comme film indépendant au Festival de Cannes de cette année-là. Malgré un petit budget, le réalisateur a su livrer de splendides décors et une trame sonore hallucinante. L'acteur Harvey Keitel donne une très bonne performance avec sa ténacité et son regard frondeur. Il incarne un personnage dur et sans pitié. Quant à Keith Carradine, il s'en sort assez bien, mais demeure moins convaincant que son acolyte.
La chorégraphie des duels à l'épée n'est pas mauvaise, mais l'angle de la caméra n'est pas toujours adéquat. Disons que j'ai vu de meilleurs plans caméras dans d'autres présentations. Le film demeure assez moyen, car le scénario est très vague. Il y a de longues périodes qui sont plutôt banales. Le film aurait pu durer une heure avec ce scénario, mais avec une histoire écrite autrement, je crois que le sujet aurait pu aller même jusqu'à deux heures passées. Pourtant, le sujet du film est très intéressant, mais Rydley Scott n'a pas su l'exploiter à sa juste valeur. Personnellement, un duel doit contenir une multitude de sentiments. C'est un combat un à un pour sauver son honneur qui peut conduire à la mort. Alors, cela aurait été bien d'avoir mis l'emphase un peu plus sur la psychologie des personnages.
La trame sonore aide à mettre de l'effet sur certaines scènes. Le son est également bien orchestré, avec une belle sonorité et de bons effets sonores lors des combats. Les dialogues y sont assez clairs. Il y a eu un bon travail de fait sur l'image, car elle demeure claire durant toute la présentation. Le menu est animé par deux images en mouvement superposé sur une toile en noir et blanc et la transition vers les autres menus est également intéressante.
Il y a plusieurs extras sur ce DVD dont une piste de commentaires du réalisateur et une piste de commentaires avec musique isolée du compositeur Howard Blake. De plus, il y a un court-métrage de trente minutes où le réalisateur visionne le film sur une télévision avec Kevin Reynolds où chacun d'eux commente des passages du film en se remémorant certaines scènes lors du tournage. Il y a ensuite une comparaison entre les scénarimages et le film final. Le bouton "Angle" permet de voir scénarimages et/ou la scène du film. Une galerie d'une cinquantaine de photos de portraits, scènes de tournage et affiches du film est incluse en plus de la bande-annonce. Rydley Scott nous offre pour finir la liste des extras de ce DVD son premier vrai court-métrage en noir et blanc qui raconte l'histoire d'un jeune garçon qui se promène en vélo et observe le monde en nous faisant part de ces états d'âme.
Rien d'impressionnant pour le premier film de Scott. Au moins, je me console en regardant la filmographie de ce talentueux réalisateur. Malgré tout, je reste encore sur ma faim avec ce film.
| Film | 5 |
| Menu | 8 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |