A Farewell to Arms
20th Century Fox

Réalisateur: Charles Vidor
Année: 1957
Classification: NR
Durée: 152 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD30), Espagnol (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
19 mai 2005

J'aime bien les films de guerre, mais ceux ayant comme sujet de près ou de loin la Seconde Guerre mondiale. J'aime également l'actrice Jennifer Jones depuis que je l'ai vue dans Love Is A Many-Splendored Thing alors de la voir dans un film de guerre pourrait bien relier deux des mes passions, en plus que Rock Hudson et Vittorio De Sica y jouent aussi un rôle. J'ai donc sauté donc sur l'occasion à pied joints pour me rendre compte rapidement que j'ai attrapé un film de la Première Guerre mondiale, une guerre que j'essaie de ne pas toucher au cinéma puisque je n'y connais pas vraiment les enjeux. À mon grand soulagement, le film parle effectivement de guerre, mais du côté des infirmières et ambulanciers, dont l'action pourrait bien se passer à une autre époque (d'accord, on est loin de M*A*S*H!).

Cette histoire basée sur le roman semi-autobiographique d'Ernest Hemingway raconte une tranche de la vie du lieutenant américain Frederick Henry (Rock Hudson), un ambulancier au service de l'armée italienne qui rencontre l'infirmière britannique Catherine Barkley (Jennifer Jones) qui tombent rapidement amoureux l'un de l'autre. Lorsque Frederick est blessé par un obus, il se retrouve à l'hôpital de Catherine et leur relation se développe entre les petits soins. Grâce à la méchante infirmière Van Campen (Mercedes McCambridge), peut-être un peu jalouse, il doit retourner sur le champ de bataille où il échappe de justesse de la mort des mains de militaires italiens très fanatiques. De là, il retrouve Catherine, qui est enceinte, et partent ensemble vers la Suisse, terre neutre dans cette guerre.

Il y a une phase un peu philosophique qui m'a accroché dans le film lorsqu'un militaire italien disait que "les Allemands n'étaient pas de meilleurs soldats, qu'ils n'avaient qu'une meilleure machine de guerre qu'ils préparaient fusil par fusil alors que les Italiens pratiquaient quant à eux la civilisation. En temps de guerre, la civilisation n'est pas très utile". Il y a aussi la scène où l'on voit les gens marcher afin de fuir sous le tir allemand le champ de la désastreuse bataille de Caporetto qui m'a vraiment marqué. Nous y voyons des gens, jeunes et vieux, civils et militaires, avancer de peine et de misère dans la boue sous la pluie, certains qui abandonnent leurs biens ou eux-mêmes sur le bord de la route, d'autres qui tuent pour avoir une place dans un véhicule. L'image de la femme morte qui allaite toujours son bébé est assez difficile à oublier. Visuellement, nous pouvons voir que le film avait du budget et qu'il a bien été utilisé pour recréer une arrière-scène très crédible, même historiquement correcte pour ce que j'ai vérifié. Il en va de même avec la musique de Mario Nasciembe qui en somme nous fait oublier le manque de chimie entre les deux personnages principaux qui sont supposément follement amoureux l'un de l'autre. Malgré ce petit manque, je suis entré dans l'histoire sans problèmes, même si je ne connais pas vraiment la situation de cette époque sanglante. Hemingway quant à lui n'a pas aimé le film. Il n'aurait probablement pas aimé le film In Love and War (de Richard Attenborough avec Chris O'Donnell et Sandra Bullock) qui sépare les vrais faits de son roman pour devenir plus une biographie qu'une tragédie. Il est à noter que "A Farewell To Arms" est le remake d'un film du même titre réalisé par Frank Borzage en 1932 avec Helen Hayes et Gary Cooper qui s'est mérité deux Oscars pour la cinématographie et le son en plus de nominations pour meilleur film et meilleure direction artistique. Le présent film a reçu une nomination pour meilleur acteur de soutien pour Vittorio De Sica.

Le DVD nous présente une image un peu granuleuse, mais avec des couleurs exceptionnellement claires et correctes. La compression est aussi bien appréciable alors que très peu d'artéfacts sont visibles, la plupart causés par le manque de résolution de la source. La piste sonore Dolby Digital 3.0 nous offre les dialogues bien distincts dans le haut-parleur central et les effets sonores et la musique en stéréo dans les haut-parleurs avant. Tout est bien clair, sans distorsion audible. Les autres pistes sonores, d'aussi bonne qualité, nous offrent une performance monophonique dans les haut-parleurs avant. Comme suppléments, nous retrouvons une bande-annonce du film, un newsreel de la première du film, un autre où la princesse Margaret se rend à la première britannique et un dernier de la remise d'un prix par le Photoplay Magazine à Rock Hudson et autres personnalités de l'époque. Le menu, bien fonctionnel, est rempli de belles scènes du film.


Cotes

Film6
Présentation6
Suppléments4
Vidéo7
Audio7