L'histoire se passe en 1941. Le soldat Robert E. Lee Prewitt (Montgomery Clift) a demandé d'être transféré d'unité. Il se retrouve à Schofield à Hawaii parce que son nouveau capitaine, Dana Holmes (Philip Ober), l'a demandé dû aux prouesses de Prewitt à la boxe. Voyez-vous, Holmes est fier de dire que son unité est championne à tous les combats de boxe organisés pour remonter le moral de l'armée. Avoir un boxeur de la réputation de Prewitt à son bord est une chance inouïe. Le problème est que ce nouveau membre de son unité refuse catégoriquement de participer à de tels événements parce qu'il a tué un homme à son dernier combat.
Holmes, furieux, demande donc à son subordonné, le sergent Milton Warden (Burt Lancaster), de donner à Prewitt toutes les tâches ingrates que peut réserver l'armée à un homme… et en double en plus de ça. Cependant, toutes ces corvées ne le dérangent pas une miette. Warden, quant à lui, exécute tout le travail de Holmes pendant que celui-ci se la coule douce en dehors de la base, supposément pour affaire. Warden décide aussi de voir la femme de Holmes, Karen (jouée par Deborah Kerr), qui a déjà un historique d'affaires avec d'autres hommes.
Entre temps, Prewitt se fait ami avec le soldat Angelo Maggio (joué par Frank Sinatra). Celui-ci invite son ami à se rendre au club social privé où il tombe amoureux d'une employée nommée Lorene (Donna Reed). Pendant ce temps, Maggio se met à dos le gardien de prison militaire (le sergent James R. "Fatso" Judson, joué par Ernest Borgnine). Fatso aura sa revanche alors que Maggio sera mis aux arrêts suite à avoir quitté son poste de garde. Tout cela se passe alors que les Japonais s'en viennent attaquer Pearl Habour.
Je crois que c'est un des films les plus "surapprécié" que j'ai vu à date. Gagnant de huit Oscar (d'une liste de treize nominations) et d'une popularité extrêmement grande, je m'attendais à un vrai bijou. Je suis d'accord avec le choix pour la cinématographie, mais de là à lui donner un prix pour le meilleur scénario, faudrait pas exagérer. Je me suis réellement ennuyé lors du visionnement du film. Nous pouvons dire ce qu'il va se passer des heures à l'avance, surtout que la pochette nous donne pas mal le bilan du film. Je crois que ce film fait plutôt l'objet de culte, mais parade sous les airs de classique. Je suppose que nous devons tous un jour ou l'autre regarder ce film pour satisfaire notre curiosité sur ce phénomène.
Que de visages connus dans une même production! Frank Sinatra se démarque des autres dans ce film et vole la vedette. Il entre avec facilité dans son personnage et est un des plus crédibles de la distribution. Habituellement, les chanteurs ne sont pas de bons acteurs, mais il est ici l'exception à cette règle. Les autres acteurs sont forts dans leur rôle respectif, mais ne m'ont pas du tout impressionné.
Le film est tiré du livre From Here To Eternity de James Jones. Cependant, le contenu a été adouci pour satisfaire les censeurs et les gens de l'armée. Originalement, le club social était un bordel, la brutalité de la prison militaire était plus forte, Holmes était promu au lieu d'être renvoyé de l'armée et les dialogues étaient beaucoup plus vulgaires.
Ce DVD fait partie de la collection "Superbit", laquelle retire tout le matériel supplémentaire (pistes de commentaires, menus intéressants, documentaires, etc) et toutes les pistes sonores qui ne sont pas dans la langue originale (donc pas de français – snif snif) pour donner plus de place pour moins compresser l'image et ajoute une piste sonore en DTS 5.1. Dans la plupart des cas, il est dit que l'image est bien meilleure à cause du débit numérique plus élevé, presque doublé. Peut-être que le débit des bits est plus haut, mais dans notre cas (ce film) cela n'empêche pas que certaines scènes sont remplies de grafignes et de points blancs provenant du négatif source.
Parlez-moi aussi d'une piste DTS tellement inactive que je me demandais si j'étais sur la version mono. En fait, je n'ai entendu que le bruit de la mer dans la scène classique où deux des personnages (Kerr avec Lancaster) s'embrassent sur le bord de l'océan. Il y a un peu plus d'activité dans la scène de l'attaque des Japonais, mais ce n'est pas aussi puissant que nous le désirions. De plus, cette scène n'est qu'une infime partie du film.
Je suis bien content d'avoir finalement vu ce film, mais je serais curieux de le comparer l'image avec la version non Superbit du film et aussi pour y visionner les suppléments (piste de commentaires, documentaire et notes sur la production) qui m'auraient peut-être fait apprécier un peu plus le film.
| Film | 6 |
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| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |