K-19 : The Widowmaker
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Kathryn Bigelow
Année: 2002
Classification: PG-13
Durée: 137 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DD20), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
15 décembre 2002

"K-19 : The Widowmaker" n'est pas la dixième suite de K-9 avec Jim Belushi. Le sujet est beaucoup plus sérieux que cela. Le K-19 est le premier sous-marin à propulsion atomique à transporter des missiles nucléaires Polaris. Il aurait pu être un succès, mais l'incompétence de l'économie soviétique a fait en sorte que le sous-marin est parti en mer sans tout son équipement et surtout sans équipement de sécurité en place. Son lancement ne pouvait attendre, car les hauts dirigeants voulaient faire une démonstration pour apeurer les Américains le plus rapidement possible.

Les sous-mariniers nommaient le K-19 le "Widowmaker" (le faiseur de veuves) parce que depuis le début de sa construction non loin de dix personnes sont mortes. De plus, lors du baptême du navire, la bouteille de champagne n'a pas éclaté… mauvais présage. Lors du chargement du bateau, le docteur se fait écraser et son remplaçant a le mal de mer. Comme ça ne pouvait aller plus mal, l'officier surveillant du réacteur nucléaire se fait prendre en boisson. Son remplaçant n'a aucune expérience, car il sort tout juste de l'école nucléaire. De plus, les hauts dirigeants décident d'ajouter un deuxième capitaine au navire que personne n'aime parce que son père est reconnu comme étant un traître.

Ce nouveau capitaine, Alexei Vostrikov (joué par Harrison Ford) se trouve à être le supérieur du capitaine Mikhail Polenin (joué par Liam Neeson). Deux chefs ne plaisent pas à tout le monde surtout que Polenin est considéré un père de famille par les hommes du navire. Et avec tous les problèmes à bord, il n'y avait pas besoin de cela en plus. Pour la première mission, le capitaine Vostrikov pousse les hommes et le sous-marin à leur maximum. Les hommes ont peur pour leur peau et malgré que tout ne soit que des exercices, certains réussissent à se blesser gravement.

La négligence des hauts supérieurs et l'inexpérience de certains marins se font réellement sentir lorsqu'une valve de refroidissement lâche et provoque la fusion du coeur du réacteur arrière du navire. La chaleur monte et rien ne peut l'arrêter. Le capitaine Vostrikov nomme les responsables de la surveillance du réacteur comme volontaires pour la réparation de la valve. Le problème est qu'il faut entrer dans le compartiment du réacteur. Dix minutes suffisent pour radier ces "volontaires" à mort. Ils savent très bien qu'ils vont en revenir avec des séquelles, mais ce qu'ils ne savent pas c'est que leur costume protecteur n'arrête pas du tout la radioactivité. La nouvelle recrue provenant de l'école du nucléaire sait très bien ce qui arrive lorsque l'on s'aventure dans un tel endroit. Il se tient après les murs refusant d'y aller. Les hommes veulent se sauver du sous-marin et croient qu'une mutinerie pour remettre en place le populaire capitaine Polenin est la solution.

J'ai bien aimé ce film qui nous ramène au Moscou des années 60. Basé sur de vrais événements, il garde l'auditoire sur le bord de leur siège. La tension sur le navire est telle que nous ne savons pas plus que l'équipage ce qu'il va arriver au sous-marin. J'ai fait un peu de recherche sur le Web et je suis tombé sur le site de nouvelles Pravda qui offrent des articles à propos de ce que les marins russes ont pensé du film (plusieurs sont fâchés que le scénario du film ne soit pas exact à 100% - C'est un film quand même!) et la réalité du sous-marin que les gens appelaient "Hiroshima". Ils parlent que c'est l'inexpérience et surtout le mystère de la radiation à cette époque qui a vraiment causé le problème. La seconde génération de sous-marins nucléaires était mieux équipée pour complètement empêcher ce genre d'accident. L'expérience fut acquise par les victimes. Celles du K-19 sont au nombre de huit morts et 23 qui ont reçu de lourdes doses de radiation.

Le menu principal du DVD est animé et des transitons nous amènent aux menus suivants qui sont quant à eux statiques. La qualité vidéo est bonne. La majorité des scènes sont sombres (c'est dans un sous-marin après tout), mais ne montrent aucun signe d'artéfacts de compression. Le son n'est pas très actif pour ce qui est des haut-parleurs arrières, mais est tout de même très bien. Il inclut une piste d'extrême-grave active lorsque le besoin s'en fait sentir (lancement de missile, bruits des fonds marins, etc.).

Comme suppléments, il y a d'abord une piste de commentaires de la réalisatrice Kathryn Bigelow et du cinématographe Jeff Cronenweth. La piste est pénible, car les deux intervenants "bégayent" un peu et font beaucoup de pauses (eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee…) dans leurs phrases pour penser. J'ai bien l'impression qu'ils n'écoutaient pas vraiment le film en parlant. Ils sont très rarement en train de parler de ce qui se passe à l'écran.

Comme suite à cela, il y a un documentaire sur la production qui comporte au moins 75% de scènes du film. Je déteste ce genre de documentaire. Je viens de regarder le film, je ne veux pas le regarder de nouveau… je veux juste savoir comment il a été tourné! Les suppléments suivants sont plus de mon goût. Il y en a un sur les techniques de maquillage utilisées dans le film et un autre sur la construction du sous-marin! Non, le sous-marin n'est pas fait par ordinateur! Je ne vous en dis pas plus… vous allez être étonné de sa conception.

Le dernier documentaire du disque porte sur la recherche afin d'obtenir un visuel le plus réel possible. Tellement réel que la scène des hauts dirigeants est tournée dans la même salle où cela s'est produit. Bien des endroits ont été ouverts pour la première fois à la caméra américaine. Pour finir, il y a une bande-annonce qui semble annoncer un "K-19" différent de celui que je viens de visionner!


Cotes

Film7
Menu5
Suppléments5
Vidéo7
Audio7