So Proudly We Hail
Cinema Classics
Universal Studios Home Video

Réalisateur: Mark Sandrich
Année: 1943
Classification: PG
Durée: 126 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres: 19
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
17 juin 2007

Il est plutôt rarissime de trouver des films de guerre des années 40 où seules les femmes sont les vedettes principales. "So Proudly We Hail!" se classe facilement dans cette catégorie, mais pas avec n'importe qui: Claudette Colbert, Paulette Goddard et Veronica Lake, dans le même film (avec les chicanes derrière les caméras). Sélectionné pour quatre Oscars (meilleure cinématographie en noir et blanc, meilleurs effets visuels, meilleur scénario original et Paulette Goddard comme meilleure actrice), ce film débute lentement, par la fin de l'aventure qui nous est racontée au passé. Cette méthode nous rend curieux à savoir la raison de cette fin, mais devient pénible lorsque nous devinons d'avance les points qui nous y rendent.

On nous raconte donc les aventures peu plaisantes d'un groupe d'infirmières, durant la Seconde Guerre mondiale, mené de front par la lieutenante Janet 'Davy' Davidson (Claudette Colbert). Mais notre film débute avec celle-ci qui est complètement démoralisée, sans volonté de continuer à se lever. Ce sont les autres infirmières qui nous racontent en flashback sa vie durant les durs derniers mois. Elles devaient se rendre à Pearl Harbor, mais le bombardement de l'endroit redirigea leur navire en d'autres lieux, Bataan aux Philippines et sur l'île de Corregidor. Les bombardements quotidiens des Japonais ont rapidement endurci ces femmes qui ne s'attendaient originalement qu'à du bon temps à Honolulu! Malgré une certaine interdiction, les romances avec les soldats qui partent, mais ne reviennent pas du front briseront plus d'un coeur. Malgré l'histoire principale du lieutenant Davidson, ce sont les histoires secondaires qui nous font le plus sourire ou nous tiennent sur les nerfs. Je pense entre autres à l'histoire de la lieutenante Olivia D'Arcy (Veronica Lake) qui ne s'est engagée que pour faire payer aux Japonais la mort de son fiancé. Les acteurs Sonny Tufts (Kansas) et George Reeves (lieutenant John Summers) font belle figure dans le film et sont aimés du spectateur très rapidement, même s'ils ne sont que des personnages secondaires.

Lors du tournage en 1943, la victoire des Alliés n'était pas encore en vue et le général MacArthur venait tout juste d'ordonner la retraite des soldats des Philippines. De plus, ce film est basé sur les journaux des infirmières qui ont vraiment travaillé dans ces conditions, ce qui rend l'histoire plus attrayante, plus réaliste. Cependant le réalisme est compromis pour ce qui est de la piste sonore. Certains dialogues sonnent la boîte de conserve avec l'écho du studio, comme si le preneur de son était trop loin avec son micro. Le reste de la piste sonore, y compris les effets d'explosions, est bien réussi. Il n'est pas étonnant que le film ait été nominé pour l'Oscar des meilleurs effets visuels alors que nous somme envahis d'explosions vers le milieu du film qui semblent aussi vraies qu'il est possible dans un endroit fermé comme un plateau. Disons que le film était beaucoup à texte et l'arrivée de ces bombes m'a fait bien sursauter. L'image noir et blanc a été bien conservée et est réellement digne de cette collection "Cinema Classics" de Universal. Pour ce qui est des suppléments, nous avons une autre intéressante introduction de l'historien Robert Osborne et une bande-annonce du film.


Cotes

Film7
Présentation6
Suppléments4
Vidéo7
Audio6