Si vous lisez mes revues de temps en temps, vous savez déjà que je suis un amateur de films relatant la Seconde Guerre mondiale. Il est difficile pour moi de résister à un de ces films, aussi cul-cul qui soit. C'est toujours amusant de voir comment les réalisateurs s'en tirent avec le réalisme de l'époque. Il y a les films qui ont été filmés durant la guerre, d'autres après la guerre, quelques-uns qui sont plus récents avec d'énormes budgets pour les effets visuels et d'autres qui arrivent sur le marché, comme ça, ni vu ni connu. Je suis tombé sur la pochette d'un de ces films-là dans un magazine et j'avais bien envie de le visionner. C'est maintenant fait!
"Straight Into Darkness" n'est pas tout à fait le genre de film dont je m'attendais à voir. Oui, il débute durant la Seconde Guerre mondiale, mais peu de choses le ramène à cela. Deux déserteurs de l'armée américaine sont surpris par des mines qui explosent sous la jeep qui les ramenait à leur base pour une cour martiale. Losey (Ryan Francis) est complètement sauté, violent, prêt à tout pour ne pas aller en prison. L'accident est le meilleur moyen de se faire croire mort et prendre la vie d'une autre personne qui était sur les lieux. Deming (Scott MacDonald) a quant à lui des flashbacks aux dix minutes de soit sa blonde Donna (Brittny Lane Stewart) ou des atrocités (que nous ne voyons jamais) qu'il a infligées avec son lance-flamme (probablement la raison pour laquelle il a déserté son peloton). L'histoire est réellement ennuyeuse alors que les deux types semblent lire leur texte. C'est au moment où ils trouvent une maison au milieu de nulle part que l'histoire devient intéressante.
Dans cette maison se retrouvent deux enseignants d'une école spéciale, Deacon et Maria (David Warner et Linda Thorson) et leurs enfants qui ont été entraînés pour résister à l'envahisseur nazi. Les deux déserteurs sont rapidement fais prisonniers (après que Losey ait humilié Maria), mais sont libérés alors que des visiteurs nazis se pointent et les enseignants ont besoin d'aide supplémentaire. D'abord, les enfants et les soldats indiquent aux forces ennemies de quoi ils sont capables, mais cela ne fait pas peur au sergent allemand (Nelu Dinu) qui est là pour une raison précise, dont seule une petite fille masquée du nom d'Anna (Liliana Perepelicinic) semble savoir.
Je ne reconnais personne relié à ce film, pas même un acteur, un producteur, ni même un réalisateur. Pourtant, ce n'est pas leur premier travail à personne, car la plupart des acteurs en cause ont déjà joué plusieurs rôles secondaires dans une multitude de séries télévisées! Seuls David Warner et Linda Thorson faisaient sonner ma mémoire). Reste que le travail, surtout avec les enfants, du réalisateur est exceptionnel, malgré les embûches du très bas budget (cela paraît énormément). Cependant, le scénario semblait vouloir démontrer ce que la guerre peut faire à l'homme du côté mental, des crimes de guerre et des atrocités, mais la seconde partie où tout le monde a tout oublié ce qui vient de passer durant la première partie annule complètement les messages apportés. Et il y a ce prêtre fou (Gabriel Spahiu) dans la forêt qui disparaît sans que nous sachions ce qu'il lui est advenu. Troublant, mais peut-être pas pour les bonnes raisons. je ne vous cacherai pas que j'avais hâte que le film se termine. Quoiqu'intrigant, il n'était pas ma tasse de thé.
La qualité audiovisuelle du produit est bonne sans être extraordinaire. Ce n'est pas un produit de collection, simplement une bonne location intéressante au club vidéo. Il y a quelques bonis sur le DVD, dont une piste de commentaires avec le réalisateur Jeff Burr et des séquences derrière les caméras, mais je ne peux vous en parler, car le producteur Screen Media a malheureusement choisi d'envoyer aux journalistes une copie non finie du produit. J'aurais adoré avoir la version du réalisateur sur son film qui semble avoir été fait avec une vision assez spéciale. Ce n'est pas réellement un film de guerre, un moment donné cela semblait aller vers l'horreur, même j'avais l'impression que ça partait en direction de l'idée du film Castle Keep. Un second visionnement en compagnie des commentaires du réalisateur ne serait pas de trop!
| Film | 5 |
| Présentation | 3 |
| Suppléments | ? |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 5 |