Windtalkers
Director's Edition
MGM Home Entertainment

Réalisateur: John Woo
Année: 2002
Classification: NR
Durée: 153 minutes
Ratio: 2.40:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol, Portugais
Nombre de chapitres: 40
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
21 juin 2003

Joe Enders (Nicolas Cage) est un Marine hautement décoré, mais aussi hautement traumatisé de sa dernière mission qui avait échoué à cause que leur code de communication encrypté avait été craqué par les Japonais. Malgré les attaques de l'ennemi, ce soldat, qui ne va que par les règles du livre, a soudainement été mis au commandement par défaut et mené son commando à sa mort. Seul survivant, il veut tout simplement retourner sur le champ de bataille pour prouver qu'il est capable (ou tout simplement aller droit au suicide).

Tout en trichant son test médical, il se fait donner une mission assez unique. Pendant son séjour à l'hôpital, la Marine a mis au point un nouveau code sans faille. Il s'agit d'un code basé sur l'ancien langage des indiens Navajo dont ceux-ci sont entraînés afin de communiquer en temps réel utilisant ce code. Enders se voit donc remettre un de ces Navajos qu'il doit protéger à tout prix. Le hic, c'est que ce Navajo ne doit pas être capturé par l'ennemi, sinon il devra être tué pour protéger le code. Le soldat Ben Yahzee (Adam Beach) lui est assigné. Il le traite comme s'il était une commodité, question de ne pas s'attacher à lui, ce qui rendrait difficile de le tuer en cas de capture.

La mission à Saipan va tourner mal alors que la relation entre Enders et Yahzee s'en va en s'améliorant, surtout lorsque ce dernier sauve la vie d'Enders. L'ami de Yahzee, Charlie Whitehorse (Roger Willie) s'entend bien quant à lui avec son protecteur Ox Henderson (Christian Slater), mais ce dernier ne pourra le tuer lors de sa capture par les Japonais, ce que Enders fera. Yahzee va le détester pour cela, mais la mission doit continuer.

J'ai trouvé que tous les personnages principaux du film étaient très professionnels dans leur rôle. Du début à la fin, les émotions sont bien crédibles. Les décors d'une beauté incomparable sont parsemés d'effets spéciaux parfaitement réalisés. Les scènes de batailles de John Woo sont tout simplement du bonbon! Tout cela m'a aidé à entrer dans le jeu du film très facilement. La seule chose que je trouve dommage, c'est que le sujet titre du film, les Navajos, n'est pas très approfondi. Le synopsis du film fourni par MGM parlait beaucoup plus de ce sujet que le film! Ce n'est pas le premier film de guerre de Woo. Il y a une dizaine d'années, il a tourné le film Bullet in the Head à propos de la guerre du Vietnam. Dans ce film il montrait le mauvais côté des gens de la guerre, mais dans "Wintalkers", c'est le bon côté des gens qu'il voulait plus montrer.

Ce superbe ensemble se trouve à être le premier "Director's Cut" du réalisateur John Woo en carrière. Vingt minutes de séquences supplémentaires ont été ajoutées à ce que les gens ont vu au cinéma et sur la première version du DVD. Je n'ai pas vu cette version, mais je suppose que la plupart des scènes sont comme celles rajoutées au DVD Pearl Harbor : Director's Cut , soit du sang et des morceaux de chair qui jaillissent de partout. C'est un film de guerre alors il faut montrer comme ça se produisait. Ce n'était pas tout propre la guerre. La violence du film (qui se rapproche plus à un film d'action que d'un film de guerre) reste d'un niveau acceptable, loin de ce que j'ai vu dans Black Hawk Down.

Le son est assez impressionnant avec toute cette ambiophonie de guerre. Les balles revolent de partout et les explosions feront trembler votre plancher à souhait. Vous serez embarqué dans l'histoire plus rapidement grâce à cela. L'image aussi est très impressionnante. Aucun artéfact de compression visible, mis à part les crédits d'introduction, même dans les scènes où tout bouge et explose de tous bords et de tous côtés. Les couleurs bien balancées tout le long du visionnement offrant une expérience hallucinante. MGM on bien fait leurs devoirs avec ce film.

Comme suppléments, d'abord sur le premier disque, nous retrouvons trois pistes de commentaires. La première, avec le réalisateur John Woo (à droite) et le producteur Terence Chang (à gauche), parlent du "pitch" (présentation) du scénario, du choix des acteurs, de la technique des scènes, de ce qui avait été prévu de faire et fait différemment et de leur interaction avec les consultants Navajos et militaires. Il y a souvent des moments morts, mais les orateurs expliquent les scènes lorsqu'ils ont vu assez de la scène pour l'analyser. Une chose qui m'a étonné c'est que John Woo disent qu'il n'a scénarimagé qu'un tiers des scènes d'action et qu'il a inventé le reste au fur et à mesure. Beaucoup d'histoires personnelles sont racontées par les deux intervenants.

La seconde nous est offerte par les acteurs Nicolas Cage (à gauche) et Christian Slater (à droite). Cage commence par dire qu'il n'aime pas faire des pistes de commentaires, mais il le fait puisque c'était important pour John Woo. Ensemble, ils rient des moments classiques qu'ils ont faits. Beaucoup de temps morts. La dernière piste de commentaires est avec l'acteur Roger Willie et le conseiller pour le film à propos du code Navajo, Albert Smith. Les deux sont vraiment endormants par leur voix lente et monotone. Smith parle beaucoup de ses expériences alors que Willie complète les temps morts par ses commentaires sur les Navajos. Ils ne suivent pas vraiment ce qui se passe à l'écran. Le contenu du premier disque est complété par une introduction de John Woo et des bandes-annonces.

Le second disque contient en premier lieu un documentaire historique nommé "The Code Talkers: A Secret Code of Honor". À l'aide de photos et d'extraits de film d'archive, les vrais code talkers Navajos parlent de leur expérience sur le front. Il y a quelques images du film pour imager les ressemblances avec la réalité. Les Navajos avaient été gardés secrets par le gouvernement, mais l'arrivée des ordinateurs a rendu inutile de cacher leur réussite. Nous voyons donc dans le documentaire, les 29 code talkers originaux se faire remettre une médaille de la part du congrès américain, grâce au support acharné du sénateur Jeff Bingaman. Malheureusement, ce documentaire est présenté en panoramique NON-anamorphique. Suivant cela, il y a "American Heroes: A Tribute to Navajo Code Talkers", un montage des photos de quelques uns des Navajos qui ont été commémorés par le congrès américain avec un petit mot de ce qu'ils sont devenus. Ce montage est complété par la liste complète des commémorés. Dernière chose sur ce second disque, le court documentaire "The Music of Windtalkers" dans lequel le compositeur James Horner explique simplement et rapidement sa collaboration sur le film et dans lequel on nous annonce que la piste sonore du film est disponible en magasin dès maintenant.

Le troisième disque propose d'abord quatre scènes où nous pouvons voir en même temps la scène, les scénarimages et la caméra derrière les caméras. Vous pouvez changer l'image principale (qui est plus grande) pour une des deux autres via le bouton "Angle" de votre télécommande. Ensuite, il y a quatre montages "fly-on-the-set scene" qui nous montrent les étapes de la production d'une scène en particulier. Il n'y a pas de narrateur, mais tout simplement les gens qui donnent les instructions aux acteurs et les gens de la production qui s'organisent entre eux chaque élément de la scène. Intéressant et impressionnant. Nous pouvons en option revoir la scène finale telle que nous le voyons dans le film.

Pour que ce film soit le plus réaliste possible, les acteurs ont dû subir un entraînement militaire dans lequel on leur a enseigné les tactiques de 1944 qui avait été enseignées aux soldats de l'époque. Le documentaire "Actors' Boot Camp" nous montre donc leur supplice! Ensuite, on nous propose une galerie de photos derrière les caméras et une très courte biographie de John Woo.

"Windtalkers" est un film à propos de la bravoure, la camaraderie et la complexe réalité de la guerre… Le code de l'honneur tel que vu par John Woo. Cette édition y va plus en profondeur avec la réalité.


Cotes

Film9
Menu6
Suppléments8
Vidéo10
Audio10