Guilt By Association
The True Stories Collection
MPI Home Video

Réalisateur: Graeme Campbell
Année: 2002
Classification: NR
Durée: 86 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD20)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 14
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Catherine Nguyen
18 décembre 2005

Après la mort de son conjoint, Susan Walker (Mercedes Ruehl) eut de la misère à se remettre sur pied afin de pouvoir continuer à mener une vie normale avec ses deux enfants. Lorsqu'elle rencontra Russell (Alex Carter), elle eut enfin l'impression que la vie commençait à lui sourire. Il l'aidait financièrement, ils avaient des projets ensemble, projetaient d'acheter une maison dans un proche avenir. Son seul défaut était la drogue: il aimait fumer un joint de temps à autre et Susan ne tolérait pas cela autour de ses enfants. Elle mit fin à leur relation lorsqu'elle réalisa qu'il vendait de la marijuana en plus d'en consommer.

Sa vie bascula lorsqu'elle fut arrêtée quelque temps plus tard pour avoir été complice dans toutes ces histoires de drogue. Malgré le fait qu'elle n'ait jamais touché à la drogue de sa vie, ses biens furent saisis et elle fut accusée, aux côtés de Russell et de ses amis et collègues qu'elle avait côtoyés pendant plusieurs mois sans savoir que ceux-ci étaient impliqués dans sa contrebande. Pour avoir pris des messages pour Russell, à l'allure inoffensive, pour avoir transporté à son bureau ce qu'elle croyait être un vulgaire sac de gym, mais qui en réalité était une livraison de drogue, Susan n'avait que sa parole contre celle des autres. À cette époque, leur procès fut soumis aux nouvelles lois anti-drogue, où toute personne impliquée d'une quelconque manière à un crime de drogue serait inculpée avec une peine exemplaire.

Or la faille avec cette loi est que les accusés ont la possibilité de réduire leur peine s'ils collaborent avec la défense en procurant le plus de renseignements et de noms possible: c'est ainsi que Susan se vît mêlée à tout cela, car les vrais coupables tentaient de sauver leur peau en réduisant leur peine au maximum. On lui offrit également la possibilité de collaborer, mais elle refusa une peine réduite, persuadée de son innocence. Seul l'acquittement lui paraissait acceptable. Le résultat ne fût guère ce à quoi elle s'attendait, puisque tous les autres incluant Russell, se virent imposer des peines de moins de sept ans alors qu'elle reçut la peine maximale de vingt années d'emprisonnement, n'ayant pu apporter de renseignements concluants à la défense. On la jeta en prison, dans un milieu violent, entre certaines vraies criminelles et d'autres victimes du système de justice, comme elle.

Pendant plusieurs années, elle se battra pour faire entendre sa cause, écrira des dizaines et des dizaines de lettres à des sénateurs, politiciens et autres personnes haut placées afin que son dossier soit réévalué. C'est à l'aide d'une employée de la prison qu'elle parviendra à entrer en contact avec un avocat, qui accepta de plaider sa cause. Pendant ce temps, ses deux enfants étaient devenus ados, et demeuraient avec leur tante Angie: cette séparation fut difficile pour toute la famille, entre autres pour son fils Max qui débuta la consommation de marijuana à son tour. Après quelques années d'incarcération, Susan recouvrit sa liberté, le président Bill Clinton à l'époque ayant décidé de lever certaines des peines exemplaires qui avaient été imposées à des personnes parfois entièrement innocentes.

Les prestations des actrices du film sont particulièrement convaincantes: on a d'abord Mercedes Ruehl, récipiendaire d'un Oscar pour son rôle dans The Fisher King, qui incarne Susan Walker avec une maîtrise remarquable. Mentionnons également la présence d'Alberta Watson (Nikita) et Rachel McAdams (The Notebook, Red Eye) qui incarnent des personnages secondaires avec beaucoup de crédibilité.

Côté technique, nous n'avons rien d'extravagant. Le film est présenté dans un format plein écran, car il a été conçu pour la télévision. Certaines scènes sont plus granuleuses et les couleurs ne sont pas très bien présentées. Au niveau audio, nous avons une piste stéréo qui suffit à la tâche, puisque les dialogues sont clairs et les effets sonores bien rendus. Ce qui est réellement décevant est l'absence totale de suppléments: ce film étant basé sur une histoire vraie, il aurait été intéressant d'en entendre plus sur les situations issues des lois anti-crimes de drogue. Le générique à la toute fin présente quelques faits à cet égard, mais ce n'est qu'une lecture d'à peine quelques phrases.


Cotes

Film7
Présentation5
Suppléments-
Vidéo7
Audio6