The Hard Word
Lions Gate

Réalisateur: Scott Roberts
Année: 2002
Classification: NR
Durée: 103 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Frédéric Gouin
9 novembre 2003

Guy Pearce est un acteur que j'aime bien et c'est sans aucune hésitation que je vais visionner un film dont il est la vedette. Ayant obtenu le statut d'acteur principal avec sa prestation dans Memento, il a connu un certain succès avec The Time Machine et The Count of Monte Cristo. Cet acteur d'origine anglaise joue donc le rôle d'un Australien dans "The Hard Word". Pour lui, l'accent ne fut pas difficile à prendre, car il a passé une bonne partie de son enfance dans ce pays.

Les frères TwentyMan sont un trio de voleurs peu banal. Dale (Guy Pearce) est le chef de la bande. Il est marié et follement amoureux de sa belle Carol (Rachel Griffiths). C'est lui qui prend les décisions et qui possède un certain contrôle sur ses frères. Shane (Joel Edgerton) est l'homme fort du groupe et est aussi celui qui a de sérieux problèmes de contrôle de soi. Mal (Damien Richardson) est boucher..... dans le vrai sens du terme. En plus de cette profession, il est le sensible du groupe. Il s'assure que personne n'est blessé et prend soin des victimes. D'ailleurs, c'est ce qui fait la réputation des TwentyMan: lors d'un vol, il n'y a jamais de blessé. Ils sont des professionnels qui ne laissent aucun détail leur échapper.

Toutefois, la bande joue une drôle de partie. Ils font des vols d'argent pour le compte de policiers corrompus. En échange, les policiers leur offrent des peines d'emprisonnement réduites et une partie de l'argent. Entre les deux, se trouve l'instigateur des projets, Frank (Robert Taylor), l'avocat des trois frères. C'est assez amusant de voir les frères attendre les policiers, après un vol, pour retourner en prison. Devant l'appât du gain, Frank décide de faire sécher les frères en prison pour leur dernier coup et pousse même l'audace jusqu'à coucher avec Carol, la femme de Dale. Les trois frères ne se laisseront pas marcher sur les pieds.

Un court mot pour vous avertir que les dialogues sont très australiens. L'accent et les expressions ne sont pas évidents à comprendre, même pour ceux qui maîtrisent bien l'anglais. Et sans parler du langage de boucher (voir supplément)!!!

La technique du DVD est très acceptable. Sans rien casser, le transfert vidéo est correct, sans plus. Je n'ai rien remarqué de spécial, que ce soit en bien ou en mauvais. La piste audio est dans la même veine que le transfert vidéo. Elle utilise l'ambiophonie au bon moment, mais cela reste tout de même discret. On a mis beaucoup l'accent sur la musique du film, il est donc évident que celle-ci est bien représentée durant le film.

Le menu est très intéressant. Sur la musique du film, qui n'est pas sans rappeler le style de musique des vieilles séries télévision, on a droit à des vignettes représentant chacun des personnages. Les vignettes sont composées de scènes du film. Comme supplément, il est possible tout d'abord d'écouter le film avec seulement la trame musicale de David Thrussell. C'est un peu bizarre à voir. Les acteurs semblent parler, mais on n'entend rien… jusqu'à la prochaine musique. Il faut vraiment apprécier la musique pour se taper le film sans les dialogues.

Le documentaire "Behind the scenes" est le traditionnel documentaire promotionnel. Les intervenants expliquent les personnages et l'histoire du film. Il y a beaucoup de scènes du film qui entrecoupent les entrevues. Il est également possible de consulter les biographies et filmographies de principaux acteurs et artisans du film. La bande-annonce est bien sûr présente. Avec "Storyboard to screen", on peut voir une scène du film et les scénarimages en mortaise. Un vidéoclip de Davis Thrussell sur la séquence d'ouverture est aussi disponible.

Dans "Meatierology – A Glossary of Butcher Speak" on apprend des choses étonnantes. Les bouchers anglais ont développé un langage pour se parler entre eux. En effet, ils inversent la prononciation des mots. Par exemple, "doog segasaus" veut dire "good sausages". Dans le film, les frères Twentyman utilisent ce langage à certaines occasions, comme code secret. Et moi qui pensais qu'ils disaient n'importe quoi. Finalement, le réalisateur et scénariste Scott Roberts nous entretient sur la piste de commentaires. Il semble très fier de son film et n'hésite pas à le faire partager… même qu'il en met un peu trop. Il parle peu de technique, mettant plus l'accent sur les personnages et l'histoire.

J'apprécie les films dont les vedettes sont des voleurs de banques audacieux. Toutefois, "The Hard Word" m'a laissé sur ma faim. Jamais on ne voit l'élaboration des plans et on ne met pas vraiment l'accent sur les vols. De plus, il est assez incompréhensible que les trois frères s'embarquent dans des combines douteuses avec les policiers. En résumé, ce n'est pas mauvais, mais il manque un petit quelque chose pour que le film soit bon.


Cotes

Film6
Menu8
Suppléments6
Vidéo7
Audio7