To Catch a Thief
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Alfred Hitchcock
Année: 1955
Classification: NR
Durée: 106 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
28 mars 2003

Alfred Hitchcock aimait les blondes, mais surtout Grace Kelly. Comment y résister d'ailleurs! Profitez-en, car c'est le film final de sa carrière avant son mariage avec le prince de Monaco. Hitchcock a aussi su marier une contrepartie mâle à la hauteur de cette grande actrice, soit nul autre que Cary Grant. "To Catch A Thief" mélange mystère, intrigue et romance dans une histoire de vol de bijoux de grande valeur auquel est associé par défaut l'ex-cambrioleur nommé "Le Chat". John Robie a beau dire à ses pairs que sa vie de voleur est bel et bien terminée et qu'il ne veut que vivre paisiblement. Cependant, son style de vie coûteux laisse sous-entendre le contraire. Comme tous bons films de Hitchcock, il y a erreur sur la personne.

Pour prouver qu'il n'est pas le coupable de ces vols, il offre à un assureur de capturer le vrai coupable à condition que celui-ci lui donne les noms et adresses de ses clients. Ce dernier hésite, mais prend tout de même une chance. À l'examen de la liste de clients, John pense que le voleur ira chez Jessie Stevens (jouée par Jessie Royce Landis) puisque le plus intéressant magot s'y trouve. Mme Stevens trouve l'idée intéressante, surtout qu'un bel homme va monter la garde pour elle. Sa ravissante fille Frances (Grace Kelly) ne trouve pas l'idée très bonne et suspecte John d'être un criminel. Elle ne lui fera pas très confiance et lui mettra même quelques bâtons dans les roues. Mais elle va finir par l'aider à capturer le voleur-copieur.

Ce n'est pas le meilleur film de Hitchcock (même s'il a été un grand succès commercial), mais c'est tout de même difficile de faire suite à un grand succès tel que Rear Window qui a tourné un an plus tôt. Dans ce film, qui pourtant se passe dans plus d'une pièce contrairement à Rear Window, il ne se passe pas grand chose de gros. Oui, il y a les belles scènes et les beaux costumes de la designer Edith Head, mais l'intrigue se devine presque complètement sans efforts. Nous sommes plus intéressés de voir comment Frances va attraper John que le fait d'intercepter le vrai voleur!

La cinématographie est vraiment bonne. Pas étonnant qu'elle fut nominée pour un Oscar. Prenez l'introduction du film par exemple. Pas une seule parole n'est prononcée, mais pourtant toute la mise en situation du film nous est racontée. Les beaux paysages ne nous font cependant pas oublier l'usage de "fond bleu" dans les chasses en voiture qui enlève beaucoup de réalisme au film, car Frances conduit pas mal trop à l'aise pour la vitesse à laquelle elle semble rouler. La loi de physique ne semble pas l'affecter dans les virages en épingle! Mis à part ce problème, j'ai été bien diverti par le film et n'hésiterai pas à l'écouter encore et encore (en fait, c'est cela que je suis en train de faire!).

Le menu est animé des scènes noires du film, mais ne vous en faites pas, vous ne saurez rien du film en regardant ce menu. La qualité vidéo de la présentation principale, quoique généralement bonne, contient beaucoup de petits points blancs qui peuvent tomber sur les nerfs de quelques personnes. Le son est sans éclat particulier, très ordinaire.

Nous avons quelques intéressants suppléments pour ce DVD à commencer par un documentaire sur le casting du film qui inclut des interviews avec Pat Hitchcock (la fille du réalisateur), Mary Stone (sa petite-fille) et Steven DeRosa (auteur du livre Writing With Hitchcock) qui raconte la provenance du scénario, les choix des acteurs préférés du réalisateur pour ce film. Ensuite, il y a un documentaire sur la production du film, une production qui a été planifiée méthodiquement par le maître du suspense. Ici, Mary Stone , Doc Ericson (le directeur de la production), Sylvette Baudrot (équipe de production française) et Steven DeRosa parlent du choix des endroits de tournage, du procédé VistaVision utilisé qui n'était pas vraiment facile, des costumes, de la complicité entre les acteurs et les gens de la production, de la musique, de la censure demandée sur les scènes et dialogues ayant un caractère plutôt sexuel et le pur divertissement que Hitchcock voulait offrir à son public.

Le producteur de suppléments par excellence, Laurent Bouzereau, nous a concocté une interview avec Mary Stone qui nous parle de son grand-père, comment il était loin de la caméra… ou plutôt devant, car plusieurs films maisons sont inclus pour imager les différents propos de l'interviewée. Nous y voyons Hitchcock donner bien du temps à sa famille et faire des blagues à qui s'en approchait trop. Ce petit documentaire est du vrai bonbon, surtout lorsque que Mary Stone nous raconte le cours qu'elle a pris au collège à propos des films de son grand-père. Après les cours, elle allait le voir et discuter avec lui à savoir qu'est-ce qui était vrai dans tout cela.

Pour finir, nous avons un petit montage vidéo des photos de production et des affiches publicitaires, la bande-annonce du film et un documentaire à propos d'Edith Head, le même que nous pouvons retrouver sur les DVD de Roman Holiday : Special Collector's Edition et Sunset Boulevard : Special Collector's Edition.


Cotes

Film8
Menu3
Suppléments8
Vidéo7
Audio7