Candyman, Candyman, Candyman, Candyman... oubliez la cinquième fois, écartez-vous des miroirs, on dit que la légende urbaine est bien vraie et que Candyman est bel et bien réel! Helen Lyle est une étudiante qui habite la région de Chicago et qui tente d'écrire une thèse sur les mythes et légendes. C'est alors qu'elle entreprend une recherche sur le sujet et qu'elle entend parler de celui que l'on appelle Candyman. La légende qui prend forme en 1890 soutient qu'un jeune homme distingué exerçant la profession de peintre commet une grave erreur en ayant une relation avec la fille de l'un de ses clients. Ce dernier qui croyait sa petite fille toujours vierge est devenu enragé lorsqu'il a appris que celle-ci était désormais enceinte et a ainsi engagé une bande de voyous pour qu'il s'occupe de celui qui a osé coucher avec sa fille. Le peintre n'est pas épargné et pour avoir connu l'amour, il est sauvagement torturé. Les barbares lui coupent une main et le recouvrent de miel pour que les abeilles l'achèvent. Plusieurs années plus tard, cette histoire devient un mythe et on ajoute que ce peintre répond désormais au nom de Candyman et que lorsque l'on prononce son nom cinq fois devant un miroir, il apparaît derrière les malheureux qui ont osé le réveiller des morts et armé d'un crochet qui remplace la main qu'il a perdue, il les tue sauvagement.
Bien sûr, Helen doute de cette histoire et du lien de cette dernière avec certains meurtres horribles qui ont été commis dans les environs et veut vérifier par elle-même si la légende est bien véridique. Helen en fait l'essai en récitant les cinq mots qu'il ne faut pas employer devant un miroir et elle commet ainsi l'erreur de sa vie en réveillant ce monstre. Elle apprendra à ses propres dépens et à celui de ses proches qu'il faut parfois croire en ces légendes et ne pas tenter de les faire revivre dans l'adaptation cinématographique de l'œuvre The Forbidden du célèbre auteur Clive Barker.
"Candyman" est sans contredit l'un des films d'horreur qui a marqué les années 90. "Candyman" ne hante pas que les gardiennes d'enfants, les moniteurs de camp ou les enfants, mais bien l'ensemble des résidents d'un projet d'habitation qui sont déjà effrayés par toutes les gangs de rues qui traînent à leurs portes. Le film est grandement inspiré de la peur des milieux urbains et des dangers qui en résultent. "Candyman" réussit à faire sursauter, et ce, même si les endroits choisis sont bien prévisibles. Malheureusement, ce dernier ne fait pas vraiment peur. Peut-être que certains seront effrayés de dire les cinq mots devant un miroir une fois le visionnement terminé, mais qui n'a jamais entendu parler d'histoires de la sorte, depuis des années les miroirs sont associés aux malheurs. Certains disent que briser un miroir entraîne sept ans de malheur, que vous pouvez attirer des esprits à l'aide de ce dernier ou que l'on peut perdre de sa personnalité en se regardant à travers une glace. Pour Clive Barker, le racisme qui était encore plus prédominant à l'époque et ces légendes urbaines ont fait naître en lui cette légende cinématographique.
J'ai trouvé l'histoire de "Candyman" bien intéressante, elle sort du moule que nous propose habituellement Hollywood. Contrairement à plusieurs tueurs en série, Candyman est bien intelligent et il tue ainsi pour des raisons spécifiques. Ces derniers ne sont par contre pas très nombreux, on ne voit pas beaucoup de ses meurtres, mais plutôt les résultats de ceux-ci. Il ne varie pas beaucoup sa façon d'achever ses victimes, il sait très bien que son crochet fait très bien l'affaire et n'hésite pas à l'utiliser. "Candyman" est un film d'horreur assez sérieux, plusieurs films de la sorte incorporent de la comédie à l'intrigue, mais cette fois-ci pas du tout, c'est plutôt à des histoires d'amour que nous avons droit et c'est ce que j'ai un peu moins aimé. L'actrice principale Virginia Madsen est très convaincante dans son rôle et le reste des acteurs, si l'on exclut les quelques figurants ou le couple du début lors de l'explication de la légende, réussissent à bien faire passer le long métrage.
L'image comporte plusieurs anomalies telles que des artéfacts. Le ruban original semble avoir été sérieusement endommagé par endroits, l'image n'est pas toujours claire, on aperçoit plusieurs marques noires qui traversent l'écran. La présentation est également marquée par un changement dans l'intensité de lumière à quelques reprises. La voix de Candyman est très riche et portante et les haut-parleurs lui rendent hommage. La musique est bien rendue, mais les effets sonores manquent quelque peu de précision compte tenu la limitation qu'offre le format Dolby Surround. Il est bien décevant de ne pas trouver un mixage Dolby Digital 5.1 sur le disque, ce qui aurait amélioré la présentation du long métrage. Le son demeure par contre de bonne qualité.
Malgré la mention édition spéciale sur la couverture du DVD, le menu ne l'est pas du tout. On retrouve sur la page principale de ce dernier une photo de Candyman sur un beau fond rouge et noir. Le reste des pages est dans la même palette de couleur, mais une simple image tirée du film orne le centre de la page. La sélection des scènes est par contre un peu plus jolie, des abeilles accompagnent les images qui désignent les scènes. Aucune musique n'accompagne ce menu, décevant puisque celle-ci est très mélodieuse et aurait apporté de la richesse au menu.
Les suppléments ne sont pas nombreux, mais bien pertinents. L'attraction principale se nomme "Sweets to the Sweet: The Candyman Mythos". Ce documentaire parcourt toutes sortes d'information se rapportant au film. Plusieurs intervenants nous expliquent les origines du personnage ainsi que les problèmes qu'ils ont connus lors du tournage du long métrage. "Sweets to the Sweet: The Candyman Mythos" débute lorsqu'on nous parle des légendes urbaines et de leurs origines. Clive Barker nous fait ensuite constater le changement dans l'attitude des gens face aux films d'horreur. Auparavant, ces derniers étaient effrayés lorsque les films se déroulaient à l'intérieur de châteaux sinistres et abandonnés, mais que désormais, il était encore plus facile de leur faire connaître la peur en les exposant à un milieu qu'ils connaissent très bien et qu'ils jugent déjà dangereux, celui de la ville. L'auteur et d'autres intervenants nous parlent ensuite du personnage vedette de Candyman, un homme noir distingué qui vient hanter la pensé d'une jolie demoiselle blanche, un scénario qui est loin d'être nouveau, mais qui se distingue des autres films du genre puisque Candyman ne recherche pas la revanche en tuant, il ne fait que chercher le grand amour... à sa façon! On traverse le casting principal du film alors que le producteur Alain Poul et le réalisateur Bernard Rose nous expliquent pourquoi ces acteurs ont été choisis pour interpréter leur rôle respectif et par la suite, on comprend que l'actrice principale Virginia Madsen s'est avérée un excellent choix. En effet, cette dernière s'est investie à 100% dans son rôle, allant même jusqu'à être hypnotisée pour les biens du film et en affrontant son allergie aux abeilles. Justement, ces dernières sont très nombreuses dans le long métrage et les artisans traitent de ce sujet nous montrant des extraits du tournage du film et en nous présentant celui qui s'occupait de celles-ci. Le vaste documentaire traite également de la musique employée pour le film et de son compositeur, des suites qui ont résulté du premier "Candyman" ainsi que des difficultés encourues lors du tournage dans les milieux désaffectés de Chicago. Quelques séquences du film nous sont montrées dans ce documentaire, mais ces images sont presque toujours accompagnées d'entrevues ou de commentaires. "Sweets to the Sweet: The Candyman Mythos" prend donc une tournure beaucoup plus informative que publicitaire comme il en est malheureusement fréquemment le cas dans les suppléments du genre sur DVD.
Un autre documentaire, cette fois-ci plus court, mais qui est tout aussi intéressant nommé "Clive Barker: Raising Hell", vient à son tour agrémenter les suppléments. L'auteur de "Candyman", qui semble être une personne très humble et passionnée nous parle de ses projets, de sa carrière en générale et comment il définit sa profession. Comme autres suppléments, on retrouve quelques bandes-annonces d'autres films d'horreur et un segment où sont regroupés quelques scénarimages du réalisateur Bernard Rose. On peut en fait visionner deux scènes du film soit la fameuse séquence du baiser et celle du feu. Les dessins sont vraiment d'une bonne qualité contrairement à d'autres productions de la sorte. Une superbe musique accompagne ce défilement d'images en couleurs. Le disque contient également une piste de commentaire où tous les rouages importants du film participent, soit Clive Barker (l'auteur et co-producteur), Alain Poul (producteur), Bernard Rose (réalisateur) ainsi que les acteurs Tony Todd , Virginia Madsen et Kasi Lemmong.
Un bon DVD pour les fans du film ou de Clive Barker, les suppléments ne sont pas bien nombreux, mais bien pertinents.
| Film | 6 |
| Menu | 2 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 7 |