The Day Of The Triffids
Entertainment One

Réalisateur: Nick Copus
Année: 2009
Classification: 14A
Durée: 186 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (DVD-9 + DVD-5)
Code barres (CUP): 774212101632

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
12 juillet 2011

Dans la littérature de genre comme la science-fiction, les grands romans ou les excellentes nouvelles sont souvent perdus dans des mers d'œuvres ordinaires, quoique divertissantes. C'est-à-dire que pour un chef-d'œuvre on retrouve une quantité incroyable de romans quelconques ou minables. Ce qui explique peut-être le fait que lorsque vient le temps d'en adapter un au cinéma ou à la télévision, on revisite souvent les mêmes auteurs ou carrément les mêmes livres. On pense bien sur à H.G. Wells et sa Guerre des Mondes, à Jules Verne, au Dune de Frank Herbert ou même à Asimov. En fait la liste est très longue...

Un autre exemple d'écrit à succès est le "The Day of the Triffids" publié en 1951 par John Wyndham Parkes Lucas Beynon Harris sous le nom raccourci de ... John Wyndham! En effet, cette histoire de l'auteur britannique en est à sa troisième incarnation - sans compter les nombreuses adaptations radio et la bande dessinée Marvel! - avec la sortie récente chez E1 de la minisérie de la BBC produite en 2009. Après le film de 1962 et l'excellente minisérie britannique de 1981, Patrick Harbinson, scénariste de ER et Law & Order, nous offre une version modernisée de l'histoire des plantes carnivores. On parle aussi d'une adaptation 3D pour le cinéma dans les prochaines années.

Mais pour l'instant, revenons à cette minisérie de deux épisodes mettant en vedette Dougray Scott, Eddie Izzard, Joely Richardson ainsi que Brian Cox, Vanessa Redgrave et Jason Priestley. Comme ses prédécesseurs, cette version reste assez fidèle au roman de Wyndham. On a par contre enlevé toutes les références aux méchants communistes soviétiques et on a occulté l'aspect repopulation de la planète, mais sinon le gros de l'œuvre est respecté. De mémoire du moins, car ça fait plusieurs décennies que je l'ai lue...

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas la prémisse, le tout débute dans un futur rapproché où les êtres humains ont découvert une plante carnivore et mobile, le Triffid en question, qui donne une huile riche en énergie. Grâce à des modifications génétiques et diverses mesures de protection, la race humaine peut maintenant cultiver ces plantes dans des serres géantes et en extraire le combustible. La crise énergétique est enrayée. Mais lors d'un phénomène solaire mondial d'une intensité imprévue, la majorité de la population terrestre perd la vue. Le chaos s'ensuit et les plantes dangereuses s'échappent de leurs enclos et convergent vers les villes pour y trouver de la nourriture ... c'est-à-dire les humains. À Londres, le docteur Bill Masen (Scott), un spécialiste des Triffids, était sous anesthésie lors de l'éruption solaire fatale et n'a donc pas perdu la vue. Avec quelques compatriotes chanceux n'ayant pas eux non plus souffert du phénomène, il tentera à la fois de résister à l'invasion des plantes et de ramener un semblant d'ordre et de sécurité pour la majorité de la population non-voyante. Malheureusement avec la chute du gouvernement et l'anarchie qui s'ensuit, certains profiteurs tenteront d'imposer leur loi et leur pouvoir...

La version réalisée par Nick Copus, une co-production canado-britannique est certainement honnête et divertissante. Les situations sont bien présentées, les personnages assez bien développés, les effets spéciaux corrects et l'ensemble de la réalisation assez bon. C'est donc une bonne introduction à cette histoire fabuleuse pour les profanes. Malheureusement pour ceux qui connaissent mieux, on voit bien vite les lacunes de l'adaptation de Harbinson. On coupe les coins ronds, on introduit trop de personnages secondaires, on synthétise des scènes importantes en quelques plans et on amplifie les moments dramatiques pour l'effet narratif.

Au final donc, ce n'est pas la meilleure version de l'histoire, mais c'est certainement acceptable comme vision.

Visuellement, le traitement de l'image est assez beau avec les détails précis et les contours bien définis. Le choix de couleurs est assez froid, mais est bien rendu avec une belle palette de nuances bleutées. Pour l'audio, on retrouve cette même ambiance glaciale du monde apocalyptique. Les voix et la musique sont cependant bien mixées et aident à réchauffer le tout. En supplément on retrouve la traditionnelle revuette de tournage.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments6
Vidéo8
Audio8