Depuis quelques années on remarque l'arrivée sur nos écrans d'une panoplie de films de zombie qui tentent de susciter notre intérêt à l'aide de comédies en introduisant ces créatures qui refusent de mourir, dans des situations peu communes. En bien ou en mal, la production "Deadgirl" est sans aucun doute le film d'horreur le plus atypique des dernières années, notamment par sa vision morbide du mort vivant qui a choqué plus d'une personne lors de sa sortie.
Après avoir découvert dans un asile abandonné, une morte vivante nue enchaînée, Rickie et J.T., deux adolescents peu dégourdis, voient en elle la chance d'assouvir leur fantasme le plus fou. Malheureusement, les événements se compliqueront lorsque leur secret deviendra au fur et à mesure connu de leur entourage, ce qui les amènera à vivre une situation délicate.
Perçu comme original pour certains et un manque de respect envers la femme pour d'autres, le sujet du film "Deadgirl" a la qualité de ne pas laisser personne indifférent. D'un scénario qui, tout d'abord tente d'aborder la souffrance que la solitude peut provoquer chez les adolescents, cette production perd de son intérêt dès la première scène de viol. Malheureusement, ce moment pervers nous annonce la multiplication de scènes dans lesquelles des jeunes hommes violents un zombie en utilisant toutes les positions possibles au détriment de toute matière à réflexion, afin de faire comprendre aux spectateurs que le seul but de ce film est de transformer une morte vivante en un objet sexuel. Par son manque de profondeur et un scénario anémique de situations, celui-ci devient long et pénible à visionner dû aux nombreuses répétitions qui empêchent le récit d'avancer. D'une réalisation correcte sans plus et une interprétation fade, "Deadgirl" est un film dérangeant sur papier, mais qui, sur nos écrans paraît plutôt dépourvu d'intérêt, à moins d'avoir une envie incontrôlable de voir des scènes sexuelles entre des adolescents et une morte vivante.
Sur le plan technique, l'image est d'une très grande qualité visuelle, sauf pour certaines exceptions, notamment par l'apparition de quelques grains dans les environnements sombres. Au niveau des couleurs, elles sont claires et vives donnant ainsi un aspect naturel au film. Du côté son, la piste sonore Dolby Digital reproduit les dialogues efficacement, mais elle démontre une certaine lacune au niveau des sons ambiants qui n'aide malheureusement pas à créer une ambiance épeurante à la production.
La section des suppléments se montre tout de même intéressante. Grâce à la présence d'une piste de commentaires mettant en vedettes les réalisateurs Marcel Sarmiento et Gadi Harel qui feront plaisir à tous les apprentis réalisateurs, ces derniers nous expliquent toutes leurs démarches entreprises afin de rendre possible le tournage du film. Un court segment entourant la production est également accessible, mais il se démontre peu profond et nettement moins riche en information que la piste de commentaires.
Malgré un début prometteur, le film "Deadgirl" s'avère décevant par l'obsession de ses artisans à laisser de côté toute forme d'évolution du récit, pour nous présenter des scènes de très mauvais goût.
| Film | 3 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 7 |