Drag Me to Hell
Unrated Director's Cut
Universal Studios Home Video

Réalisateur: Sam Raimi
Année: 2009
Classification: 14A
Durée: 99 minutes
Ratio: 2.40:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Espagnol (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 43
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 025195055338

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Jérémy Hervieux
9 octobre 2009

Les amateurs de films d'épouvante n'auraient pu recevoir de plus beau cadeau cette année que "Drag Me To Hell", nouveau bijou horrifique de Sam Raimi, l'homme derrière la trilogie de Spider-Man. C'est avec l'inventivité sans bornes ayant fait de sa saga The Evil Dead un succès planétaire qu'il revient au genre qui l'a fait connaître. Voici un retour audacieux et magistral, qui en valait amplement l'attente.

Le scénario de "Drag Me To Hell" (écrit par Sam Raimi et son frère) s'inspire grandement des comic book américains des années 50, de la même façon que George A. Romero s'en était inspiré pour réaliser Creepshow en 1982. Les thèmes principaux de ces bandes dessinées d'horreur tournaient bien souvent autour de malédictions infernales et de personnages tourmentés par Satan lui-même. Ici, c'est au tour de Christine Brown de goûter prématurément à l'Enfer, alors qu'elle refuse un prêt bancaire à Sylvia Ganush, vieille gitane aux manières douteuses (interprété avec une prodigieuse conviction par Lorna Raver). Secondée par son petit copain Clay Dalton (Justin Long), Christine tentera tant bien que mal de s'extirper hors de la malédiction.

"Drag Me To Hell" possède la simplicité d'une histoire que l'on se raconte autour du feu dans les bois, focusant sur des concepts basiques tels que la jalousie et la rédemption. Plusieurs compareront le résultat à un tour de manège. C'est véridique, puisque le rythme du film est haletant, sans longueurs inutiles. Par contre, "Drag Me To Hell" est d'une grande importance puisqu'il ressuscite le film d'épouvante à l'ancienne en brisant la règle hollywoodienne selon laquelle l'horreur doit être graphique et viscérale, à la Saw et Hostel. Espérons que son audace déclenche une nouvelle tendance cinématographique où frissons et rires se marient avec bonheur, comme à l'époque.

Sans être spectaculaire, le transfert parvient tout de même à rendre justice à l'univers du film. Le niveau de détail est très bas, même pour une définition standard, et la palette de couleur manque de contraste, offrant des teintes souvent trop ternes. Le tout est compensé avec une absence quasi-totale de grains et par une trame sonore explosive alliant parfaitement la multitude d'effets sonores dégoûtants à la merveilleuse musique de Christopher Young.

Le film est disponible en deux versions: la version présentée en salle, et la version intégrale du réalisateur. Les différences entre les deux sont minimes, si ce n'est que le rajout de quelques secondes d'effets gores. Dommage. L'unique supplément offert ici est un journal de production de trente-cinq minutes avec introduction servie avec humour décapant par l'acteur Justin Long. Le tout est divisé en une dizaine de segments, chacun analysant un aspect de la production du long-métrage. Le plus intéressant se trouve à être l'analyse des différents effets spéciaux, puisque le réalisateur à préféré s'en tenir à une méthode plus ancienne pour effectuer les scènes horrifiques au lieu de générer le tout par ordinateur. Bien que captivant, ce journal de production ne parvient pas à combler le manque ahurissant d'une piste de commentaire de Raimi, où encore d'un documentaire plus approfondi.

Cette première édition de "Drag Me To Hell" sur DVD est plus qu'ordinaire, de par son transfert banal et sa pauvreté en suppléments. Par contre, difficile de ne pas conseiller à quiconque prétendant aimer le cinéma ce chef-d'œuvre de film d'épouvante, qui risque fortement de faire tomber en amour avec le genre une toute nouvelle génération de cinéphiles.


Cotes

Film9
Présentation8
Suppléments6
Vidéo6
Audio9