"One Missed Call" est un autre de ces remakes de film d'horreur japonais, parti sur la mode qu'a lancé le remake de The Ring, il y a quelques années. Sorti en 2003, la version originale intitulée Chakushin ari raconte l'histoire d'une étudiante, qui reçoit un message vocal venant de son propre téléphone cellulaire, mais daté de deux jours plus tard. Lors de son écoute, elle se rend compte qu'il s'agit de sa propre voix... Deux plus jours tard, à l'heure exacte de l'appel, elle perdra la vie, en se jetant d'un pont sur un train. C'est alors qu'un autre étudiant recevra un appel semblable, avec la même sonnerie, et un message vocal daté de deux jours plus tard, où il s'entend mourir. Le cycle se répète, les étudiants meurent un après l'autre. Une noyée dans un étang, un autre empalé par un bâton de métal, une autre frappée par un train après être tombée d'un pont... Une autre chose que toutes ces victimes ont en commun est qu'après leur mort, leurs corps sont tous trouvés avec un gros bonbon rouge dans le fond de la bouche.
"One Missed Call" concentre son histoire toutefois sur une étudiante en psychologie, Beth Raymond (Shannyn Sossamon), qui voit ses amis tous mourir un après l'autre. Jusqu'au jour où elle aussi, reçoit un message sur sa boîte vocale. S'ensuit alors une course contre la montre pour trouver le fond de l'histoire - elle sera aidée par le détective Jack Andrews (Edward Burns). Le film de là prend une tournure des plus incroyables et des plus farfelues. Une des étudiantes qui recevra un message de terreur ira se faire exorciser à la télévision LIVE pour tenter d'échapper à la mort, mais en vain. Le film, réellement, est l'un des pires que j'aie vu. On n'apprend absolument rien de profond sur les personnages et rien ne nous pousse à avoir un attachement quelconque pour eux. À la limite, même, à avoir pitié d'eux parce qu'ils font face à la mort. L'histoire est des plus tirées par les cheveux, oui c'est un film d'horreur, mais avez-vous déjà vu un fantôme hanter un téléphone cellulaire qui jette un bonbon rouge dans la gorge de ses victimes? Y a-t-il quoi que ce soit d'original ou d'épatant dans ce scénario? Fait-il ressentir une seule once de peur? Pas du tout. La fin m'a même fait rire, tellement c'en était ridicule.
Du côté technique, le DVD offre le choix du format anamorphique d'un bord et du format plein-écran de l'autre. Aux fins de cette critique, la version anamorphique fut visionnée, et l'image est relativement ordinaire. Plusieurs scènes se déroulent dans un environnement très sombre et à des moments on a peine à distinguer les détails alors que le grain se fait assez apparent. Au niveau du son, c'est mieux, la piste Dolby Digital remplit bien ses tâches et se fait claire, bien balancée entre la trame sonore, les effets ambiophoniques et les dialogues (aussi mauvais soient-ils). Le seul supplément sur ce disque est un certain nombre de bandes-annonces.
Bref, ce premier long-métrage en sol américain du réalisateur français Eric Valette fut définitivement un échec, et je ne recommanderais pas ce navet à quiconque.
| Film | 2 |
| Présentation | 3 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 4 |
| Audio | 7 |