Rammbock: Berlin Undead
Vivendi Entertainment

Réalisateur: Marvin Kren
Année: 2010
Classification:
Durée: 63 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Allemand (DD51), Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 883476032399

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
16 juillet 2011

Efficace film de zombies provenant tout de droit de l'Allemagne, "Rammbock: Berlin Undead" paye un hommage honorable au genre tout y en apport deux ou trois éléments nouveaux. Les amateurs du genre s'en lécheront les doigts.

Michael (Michael Fuith) est de passage à Berlin pour renouer avec son ancienne amoureuse. Il se retrouve dans un immeuble dévasté par des zombies qui mordent tout ce qui se trouve sur son passage. En compagnie d'un jeune plombier (Theo Trebs), il cherchera à sauver sa peau et à découvrir où se trouve son ex.

Présenté dans le cadre de quelques évènements cinématographiques mondiaux (dont le Festival du Nouveau Cinéma de Montréal en 2010) sans jamais avoir pris l'affiche dans les salles québécoises, "Rammbock: Berlin Undead" du cinéaste Marvin Kren s'avère une relecture satisfaisante d'un style qui n'a pas été épargné ces dernières années. Le metteur en scène connaît parfaitement le genre et il offre un récit bien ficelé, sans aucune longueur (à peine une heure), qui va à l'essentiel, alternant entre le drame, le suspense et l'action.

La prémisse n'est peut-être pas neuve, sauf que les frissons sont de la partie et le réalisateur sait y insuffler quelques éléments intrigants, notamment par l'apport de médicaments qui retardent l'état de zombie et de flashs d'appareils photos qui s'avèrent parfois l'arme la plus efficace. L'interprétation potable offre également quelques réparties savoureuses, dont une finale qui s'éloigne des clichés en place.

Les images détaillées aux couleurs volontairement grises et sans éclat demeurent respectables. Il y a parfois du grain et des contrastes un peu sombres, mais la précision des teintes rachète quelque peu ces faux pas. Les pistes sonores allemandes et anglophones en Dolby Digital 5.1 sont de qualité enviable, faisant ressortir des enceintes des bruits de voitures, de corbeaux et de cris. Les voix sont audibles et bien que le doublage soit plutôt inégal, il y a de visibles sous-titres blancs en option. La musique tantôt haletante, dramatique ou comique fait ultimement un détour vers des airs classiques, laissant une bonne impression.

La jolie pochette ornée d'un esthétisme de bande dessinée présente quelques morts vivants dans un lieu en ruine. Le menu principal du disque opte plutôt pour la photo d'un homme qui regarde une ville. Tout y est statique et sans musique. Les quelques suppléments comprennent un documentaire plus ou moins intéressant sur le tournage et un hilarant court-métrage qui porte sur la marche à suivre lorsqu'on rencontre des zombies.

Trépidant, divertissant, bien gore et valorisant généralement l'aspect humain, "Rammbock: Berlin Undead" sait comment faire du neuf avec du vieux. Bien que la démonstration ne soit pas totalement au point, il y a suffisamment de talent au rendez-vous pour attirer l'attention des mordus. À quand un équivalent qui se déroulerait à Montréal?


Cotes

Film6
Présentation5
Suppléments3
Vidéo6
Audio6