The Roost
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Ti West
Année: 2005
Classification: 14A
Durée: 81 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD51, DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 8
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
15 octobre 2006

S'il est un genre cinématographique qui, malgré le fait que tout ait été dit et redit depuis des années, ne s'essouffle pas, tant au niveau de la production que de l'enthousiasme du public, c'est bien le film d'horreur. Qu'on soit en présence d'un tueur fou avec un masque de hockey, de démons, d'attardés mentaux avec une tronçonneuse ou de zombies, année après année les salles se remplissent et les clubs vidéo sont inondés (on pourrait aussi dire infestés ou envahis selon si on est en présence d'abeilles tueuses ou d'hommes-lézards mangeurs de chair descendus de la planète Zorblu!). Occasionnellement, un scénario original ou inattendu vient troubler la routine établie du genre. On pense au récent Blair Witch Project, au film japonais Ringu ou aux classiques The Exorcist de William Friedkin et The Texas Chainsaw Massacre de Tobe Hooper qui terrorisèrent les foules des années soixante-dix et terrorisent encore les nouvelles générations.

Avec "The Roost", premier long-métrage du réalisateur Ti West, on reste cette fois en terrain connu. Un groupe de jeunes, dont la voiture tombe en panne à la campagne un soir d'Halloween, se retrouve dans une ferme déserte. Là, dans la grange abandonnée ils perturbent une colonie de chauves-souris vampires qui viennent de terminer leur repas constitué d'un couple de petits vieux inoffensifs. Les chauves-souris pourchassent les jeunes et ils se retrouvent isolés un par un. Le problème étant qu'une fois mordus les victimes des horribles créatures se transforment en zombies et attaquent aussitôt leurs amis. Le couple de petits vieux, devenus zombies, fait aussi une réapparition au moment opportun. Tous ces braves gens se trucident, se mordent, se grafignent et se perforent à coup de fourche ensuite pendant soixante minutes.

Petite nouveauté au scénario habituel, le film "The Roost" nous est présenté comme faisant partie d'une émission télé pour noctambules maniaques de films d'horreur. Un peu comme Elvira faisait il y a quelques années. Un présentateur macabre (Tom Noonan), serviteur d'un quelconque monstre dans un manoir décrépit et possiblement hanté, introduit le "film de ce soir" et interrompt le déroulement de la projection pour passer quelques commentaires et nous montrer ce qui advint des créateurs du film de la semaine dernière ... ou de ce qu'il en reste!

Sinon, "The Roost" demeure un film classique, réalisé par un jeune homme qui connaît le genre à fond et maîtrise bien l'ambiance nécessaire pour faire peur au spectateur. Malheureusement, le fait que Monsieur West, qui manque d'expérience, combine réalisation, scénarisation et montage ne semble pas aider. Le montage aurait profité de l'aide de quelqu'un plus habitué. Du moins de quelqu'un ayant un peu de recul par rapport au projet. Quelques plans inutiles auraient ainsi été gommés et le rythme général aurait gagné aussi. Pour un film à très petit budget, tout le monde s'en tire bien. Les acteurs sont assez juste, les maquillages sont réussis, les chauves-souris aussi. Bien sûr, Ti West a compris que moins on en montre, plus on laisse l'auditoire deviner et imaginer, moins les défauts paraissent et plus l'imagination de chacun fait le travail.

Au niveau de l'image, on a opté pour un look sale, presque un look vidéo de piètre qualité. Probablement dû au manque de moyens financiers d'ailleurs. Beaucoup de grain, peu d'éclairage (ce qui aide quand on veut faire peur à petit budget!) et une caméra soit très fixe, dans les moments de suspense, ou très nerveuse, dans les scènes de cannibalisme et de zombiisme (!!!). Dans les deux cas, on se retrouve avec une image très crue, incluant les défauts de la pellicule, ce qui peut agacer certains spectateurs qui seraient habitués au look léché de beaucoup de films d'horreur hollywoodiens. Pour l'audio, les mêmes problèmes que pour l'image. Peu d'argent égale peu de retouches. On doit donc vivre avec les bruits occasionnels de voiture ou d'hélicoptère qui n'ont aucun rapport avec l'histoire, mais qui sont survenus durant le tournage. Le son est aussi très "sale", c'est-à-dire sans retouches, sans nettoyage en post-production. Ça colle assez bien au genre par contre et ça ne nuit en rien à l'ambiance de terreur.

Pour les suppléments, on a droit à une revuette réalisée par Ti West lui même puis à un court-métrage universitaire du même réalisateur, intitulé "La proie", encore une fois dans le style horreur. On a aussi inclus une petite entrevue avec un scientifique spécialisé dans les chauves-souris qui nous explique et démystifie ces petites bêtes, nous les rendant même sympathiques. La revuette s'intitule d'ailleurs "la vérité sur les chauves-souris ". L'entrevue est ponctuée d'images de vraie chauve-souris et d'extrait du film de vampire, Nosferatu de F.W. Murnau. Pour terminer, on retrouve aussi la traditionnelle galerie photo.


Cotes

Film6
Présentation6
Suppléments6
Vidéo6
Audio6